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En mars et avril 2021 aux Bien-aimés – mardi et/ou mercredi de 11h à 13h ou de 15h à 17h

Atelier de création avec Hélène Menanteau, peintre

Uniquement sur inscription. Contact : 06 22 95 07 46

https://www.facebook.com/helenemenanteau.atelier

 

Samedi 20 mars à partir de 15h aux Bien-aimés

Lancement du nouvel album jeunesse de Adèle Verlinden « Polly et les trois chiens » publié chez Les fourmis rouges

Le texte est écrit par Adèle et est inspiré d’un conte méconnu d’Andersen, « Le briquet »

Soirée en collaboration avec Les éditions Les fourmis rouges

La princesse Polly règne sur la Canidie, où humains et chiens vivent une idylle sans pareille. Jusqu’à une nuit terrible où tous les chiens du Royaume disparaissent.
Polly parviendra-t-elle à retrouver tous les chiens et à sauver Waïkiki, son corgi adoré ? À apprivoiser les trois chiens géants magiques ? Et, surtout, à terrasser la monstresse Salmonella qui chantonne devant son chaudron cette douce chanson ?…

« Du chien le matin, du chien dans du pain,
Du chien au cumin… Miam !
Je suis la monstresse Salmonella,
et ce que j’aime par-dessus tout,
c’est manger du toutou ! »

Courage, Polly… On est tous avec toi !

Adèle Verlinden – Diplômée en 2016 de la Haute École des Arts du Rhin, et en 2013 de l’école Estienne, Adèle Verlinden peint, dessine, écrit et fait de la céramique. Elle vit à Nantes.

Sa précédente publication : « Le rêve de Gaëtan Talpa », avec le texte de Stéphanie Demasse-Pottier, publié aux éditions Les fourmis rouges en 2019.

Réservation conseillée afin d’organiser l’événement : 02 85 37 36 01                                             librairielesbienaimes@gmail.com

Ci-dessous, une entretien avec Adèle Verlinden, mené par son éditeur Les fourmis rouges :

Comment est né ce projet d’album ? 

Adèle Verlinden : Il est né au milieu de mon premier livre avec Valérie Cussaguet (éditrice des Fourmis Rouges) ! Il y a une page dans Le Rêve de Gaëtan Talpa avec un chat et un chien qui paraissent énormes à côté de Gaëtan, la petite taupe, et qui le regardent avec des yeux très ronds. Ça nous a toutes les deux rappelé ce conte d’Andersen avec des chiens aux yeux « comme des soucoupes ». C’est mon conte d’Andersen préféré, les autres me rendent trop triste. Je crois que c’est aussi celui de Valérie, qui ne raffole pas trop des contes d’habitude. On s’est toutes les deux un peu emballées sur le sujet et ça m’a donné envie de lui proposer une adaptation.

Pourquoi avoir choisi comme texte, ce conte méconnu d’Andersen, Le briquet ? Comment s’est déroulé le travail de réécriture

J’aime ce conte parce qu’il est très vivant. Déjà, il y a de vraies aventures, on voyage, on ruse, on s’échappe de prison ; ensuite, la fin avec la princesse qui tue ses parents pour s’en débarrasser et vivre sa vie est vraiment surprenante ; et surtout il y a ces trois chiens magiques et tellement étranges. Ils semblent venir d’un imaginaire beaucoup plus ancien et exotique que les personnages des autres contes d’Andersen. Je trouve qu’ils ont une puissance évocatrice extraordinaire.

Le début du travail de réécriture n’était pas évident ! J’avais adoré l’histoire en tant que lectrice, mais je ne me sentais pas assez connectée à ces personnages pour en faire une adaptation telle quelle. J’ai un rapport assez corporel à l’écriture et, en ce qui concerne les personnages, il faut que je les ai mâchouillés, avalés, digérés. J’ai besoin qu’ils fassent partie de moi et j’ai besoin de les aimer (même ceux qui sont méchants et qui font peur). Le soldat a disparu tout de suite. Les chiens, sujets principaux de ma fascination pour le conte, ont pris beaucoup plus de place. Ils sont devenus le thème principal de ma réinterprétation et se sont démultipliés. J’ai remis la sorcière à ma sauce. Et j’ai trouvé Polly, la princesse idéale pour ce royaume sucré qui ne vit que pour chouchouter ses compagnons à quatre pattes.

Résultat : l’histoire n’a plus grand chose à voir avec le conte initial ! J’y ai insufflé les questionnements et les espoirs qui m’habitent et qui, j’espère parleront aux enfants.

J’avais envie de faire voir comment, quand on est si petit, mignon et innocent, on pouvait triompher de la brutalité et de l’horreur, de faire voir la valeur de la complicité et du courage, la force de la confiance en l’autre et du travail d’équipe… et je l’admets, j’y ai sans doute mis une légère pincée de végétarisme !

Pouvez-vous nous parler de vos influences artistiques, en général ?
Quelles ont été vos sources d’inspiration pour Polly et les trois chiens ?

Je suis influencée par beaucoup d’artistes différents. C’est un des aspects de mon métier que je préfère : pouvoir ouvrir une monographie, ou un livre illustré, ou un roman de n’importe quel mouvement et y trouver une source d’inspiration.
Dans Polly et les trois chiens, je vois l’influence des jeux vidéo de mon enfance : il y a cette ligne du sol qui frôle le bord de la page et sur laquelle le personnage se déplace de profil, comme dans Super Mario. Le monde se construit à mesure que Polly marche et traverse des paysages aux ambiances différentes. Ça marche aussi avec les jeux Pokémon sur GameBoy qui ont entre autres influencé les noms des trois chiens magiques ! De son côté, Salmonella la sorcière est un mélange de démon de la peinture traditionnelle tibétaine et de personnage de Miyazaki, avec ses yeux écarquillés, sa peau bleue et ses cheveux tout feu tout flamme. Les arbres de la forêt quant à eux sont nourris de mon amour pour la peinture naïve de Rousseau et Hirshfield. Et le château de Canidies a des racines dans le Peau d’Âne de Jacques Demy.
Pour le bien de cette newsletter, je m’arrête ici, la liste complète de ce que j’aime et qui nourrit mon travail serait vraiment trop longue !

Les chiens ont une place très importante dans votre album, et vous semblez avoir pris beaucoup de plaisir à les dessiner, est-ce qu’ils sont pour vous un sujet de prédilection ? 

À l’origine, non, pas du tout ! C’est dur de dessiner les chiens. Mon truc, c’est les chats. Et les poneys et les arbres. Mais les chiens, c’était un défi. J’avais envie d’apprendre à en dessiner, et maintenant je me débrouille beaucoup mieux !

Une préférence pour Caratrosse-le-Féroce, Kapapeur-le-Protecteur ou pour Mimimou-le-plus-chou ? 

Je les aime tous les trois… Mais c’est vrai que j’ai un petit faible pour Kapapeur-le-Protecteur. Il est inspiré de ma chienne d’enfance, Rollie, qui était belle, loyale et intelligente. J’ai beaucoup de chance avec les animaux, je tombe souvent sur des perles !
C’est peut-être pour ça que j’en mets plein mes livres.

Pour discuter avec Adèle et faire signer vos albums, RDV aux Bien-aimés samedi 20 mars à partir de 15h !

 

Vendredi 26 mars à 19h aux Bien-aimés (si l’autorisation d’ouvrir au-delà de 18h est accordée par les mesures du gouvernement)

Rencontre & lecture avec Cathie Barreau autour de son livre « lettre de natalia gontcharova à alexandre pouchkine »

Copyright Photo Cathie Barreau – CharlineMO

Ce roman publié par la maison d’édition nantaise L’Oeil ébloui est superbement illustré par les dessins à l’aquarelle de Patricia Cartereau

Cette lettre de Natalia est une adresse puissante faite à son mari pour lui confier
tout ce qu’il n’a pas su voir ni partager, tout ce qu’il ignore du désir féminin, de la
découverte de l’autre, de ce dialogue à tisser entre les âmes et les corps. Nous sommes un soir d’hiver à l’heure où Pouchkine agonise et sa femme lui écrit leur rendez-vous manqué.

« Tu t’es fourvoyé en pensant le sexe du mauvais côté : celui de l’homme. Pourquoi n’as-tu
pas laissé le poète que tu étais partir à la recherche de la femme qui apparaissait parfois
dans ton miroir ? »

Il est aussi un manifeste contre l’arrogance des puissants qui se joue des humanités massacrées, contre ce qui éloigne les hommes, cet homme, de la fraternité.

Rencontre dans le cadre de l’animation « Thé, café & poésie » organisée annuellement par La Fédération des Librairies cafés de Bretagne. https://www.lafederationdescafeslibrairiesbretagne.fr/

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