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EVENEMENT AMI – du 14 au 20 octobre à la Roche sur Yon

10ème Festival International du Film de la Roche sur Yon

Chaque année à la mi-octobre, le Festival International du Film de La Roche-sur-Yon propose une programmation de plus de 70 films en première française. Ces projections ont lieu au cinéma Le Concorde (deux salles de 100 et 200 places), au Grand R (la salle du Manège de 800 places, la salle du Théâtre de 200 places) et, nouveauté depuis 2017, au CYEL (auditorium de 297 places).

Depuis 2014, Paolo Moretti dirige le Festival et lui donne un nouveau visage. Tout en partageant les ambitions qui avaient jusqu’alors fait la force du festival, ces nouvelles éditions les prolongent : Compétition Internationale, éclectisme, internationalité, exigence, invités, inédits, premières françaises, concerts, soirées, convivialité, cinéma pour tous.

Avec un appel à films et une deuxième ligne compétitive intitulée Compétition Nouvelles Vagues Acuitis, le Festival cherche à défendre toutes les formes de cinéma et d’arts, quelles que soient leurs durées, leurs genres, leurs formats. En ayant l’exigence de proposer les films en première française, le Festival présente l’actualité du cinéma contemporain et donne sa chance à des films qui n’ont pas encore fait l’objet d’une projection en France.La programmation Variété fait état, à travers la fiction, des mutations et des métamorphoses contemporaines que celles-ci soient liées au corps, au récit, aux genres, aux arts. Les Séances Spéciales proposent un voyage à travers les domaines artistiques ainsi que les dernières œuvres des plus grands réalisateurs d’aujourd’hui. La programmation Perspectives se concentre sur des brillantes variations autour de formes de narrations établies.

La librairie Les Bien-aimés tient un stand de livres sur place, en relation avec la programmation 2019. Elle sera aidée comme chaque année par les étudiants de l’IUT des Métiers du livre de La Roche sur Yon.

 

Jeudi 24 octobre à 19h aux Bien-aimés

Rencontre dédicace avec le photographe Philippe Graton autour de son album de photos « Carnets de la ZAD »

La ZAD de Notre-Dame-des-Landes défraie la chronique depuis plusieurs années et personne n’en a jusqu’alors révélé la véritable nature. De 2014 à 2019, Philippe Graton a parcouru la ZAD de l’intérieur, photographiant au moyen-format argentique cet univers et la vie quotidienne de cette société alternative. Cet engagement dans la durée nous donne aujourd’hui une œuvre photographique exceptionnelle, une restitution unique et historique de cette expérience marginale dont l’intérêt n’a jamais été aussi actuel. Ce livre dévoile plus de quatre-vingts photographies inédites, ainsi qu’une retranscription des notes de terrain de l’auteur, à suivre comme une aventure.

Publié par les éditions Filigranes

Philippe GRATON / Français né à Bruxelles en 1961, Philippe Graton grandit parmi des raconteurs d’histoires en images : René Goscinny, Albert Uderzo, Jean-Michel Charlier ou encore son père Jean Graton, monstres sacrés de la bande dessinée. Pas étonnant qu’il devienne lui-même scénariste et que sa pratique de la photographie, dès ses treize ans, soit toujours liée à l’écriture. Une vie de récits en textes et en images le mène des 24 Heures du Mans aux plateaux de cinéma en passant par le Vietnam, le Cambodge ou la guerre en Bosnie qu’il photographie pour l’agence Sygma. Son travail sur www.philippe-graton.com

De 2014 à 2019, Philippe Graton photographie la ZAD de Notre-Dame-des-Landes à l’argentique et note dans ses carnets la réalité de sa vie quotidienne. Un témoignage unique, différent de tout ce que l’on a pu voir ou entendre sur la ZAD.

Entrée libre

 

Vendredi 25 octobre à 19h aux Bien-aimés

(crédit photo portrait de Anne Pauly – SMITH, 219)

Rencontre dédicace avec Anne Pauly pour son roman « Avant que j’oublie »

NOTRE AVIS / Se lancer en écriture romanesque avec comme sujet la mort de son père, c’est ce qu’a fait et réussi Anne Pauly. Un choc, celui de la perte et une ambivalence en tout, dans la vie de son père, dans l’approche de sa mort, dans ses souvenirs, dans ce à quoi on s’accroche, comment on garde trace de l’avant et comment on vit après. C’est l’histoire de son père en creux, l’histoire d’une filiation et surtout une histoire de mots auxquels l’autrice donne force et confiance pour exprimer ce « passage ». Un 1er roman au ton direct, touchant, drôle aussi, intime forcément et qui tente une réconciliation.

Il y a d’un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l’heure. Il y a de l’autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixelisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu’elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier.

De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d’Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d’un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d’érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d’outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.

Publié en août par les éditions Verdier

Entrée libre

 

Mercredi 4 décembre à 19h aux Bien-aimés

Rencontre et dédicace avec Guillaume Lavenant pour son roman « Protocole gouvernante »

(crédit photo portrait de Guillaume Lavenant- Lucile Boiron)

Une jeune femme sonne à la porte d’une maison dans une banlieue pavillonnaire coquette et tranquille. Le couple aisé qui l’accueille lui donne quelques recommandations concernant leur fille Elena, dont elle aura la charge. La gouvernante sourit, pose les mains bien à plat sur ses genoux, module sa voix, les met à l’aise… En suivant à la lettre le protocole imaginé par l’étrange Lewis, elle saura se rendre indispensable. Elle deviendra la confidente et l’objet de tous les désirs enfouis par cette famille en apparence idéale.
Mais cette gouvernante n’est pas seule. Ils sont nombreux comme elle à s’être infiltrés à divers endroits de la société. Les motos vont rugir. Une action d’envergure se prépare et, dans l’ombre, tous y concourent.
Alors que le vernis craque et que l’emprise de la jeune femme grandit, la tension se fait de plus en plus palpable. Jusqu’au grand jour.

Guillaume Lavenant est auteur dramatique et metteur en scène. Protocole gouvernante est son premier roman.

Publié en août par les éditions Rivages

 

Jeudi 19 décembre à 19h aux Bien-aimés

Rencontre dédicace avec la journaliste Inès Léraud pour la BD « Algues vertes, l’histoire interdite »

(crédit photo portrait de Inès Leraud- Claude Pauquet, agene VU’ pour Le Monde)

Pas moins de 3 hommes et 40 animaux ont été retrouvés morts sur les plages bretonnes. L’identité du tueur est un secret de polichinelle : les algues vertes. Un demi-siècle de fabrique du silence raconté dans une enquête fleuve.

Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d’être autopsiés, des jeux d’influence, des pressions et un silence de plomb. L’intrigue a pour décor le littoral breton et elle se joue depuis des dizaines d’années. Inès Léraud et Pierre Van Hove proposent une enquête sans précédent, faisant intervenir lanceurs d’alerte, scientifiques, agriculteurs et politiques.

Inès Léraud est journaliste et documentariste. Elle a étudié le cinéma à la Fémis et à l’école nationale supérieure Louis Lumière, puis la philosophie à la Sorbonne. À partir de 2008 elle produit des documentaires sonores pour France Culture, France Inter et Arte Radio, qui entremêlent questions écologiques et sociales. En 2010 et 2011 elle est reporter pour Là-bas si j’y suis sur France Inter. A partir de 2011, elle collabore régulièrement avec l’émission Les Pieds sur terre sur France Culture. En 2015 elle s’installe dans un hameau agricole des Côtes d’Armor pour mener des investigations sur l’agriculture et l’agroalimentaire bretons. Durant cette immersion de trois ans elle produit une série de 22 épisodes intitulée Journal breton, La fabrique du silence pour Les Pieds sur terre. Elle enquête sur le phénomène des algues vertes de 2016 à 2019 et consacre à ce sujet trois épisodes du Journal breton, une reportage pour Secret(s) d’info (France Inter, 2016), un article de 43 pages pour La Revue Dessinée (2017). Elle collabore par ailleurs avec Le Canard enchaîné, Mediapart, Reporterre et Bastamag. Elle reçoit en 2017 le prix Reporter d’espoir pour sa série Des citoyens qui changent le monde (Les Pieds sur terre). En 2018, elle rejoint le collectif de journalistes d’investigation Disclose.

Publié en juin 2019 par La revue dessinée – Delcourt / Réalisé avec Pierre Van Hove à l’illustration et Mathilda à la couleur

Entrée libre

Rencontre en partenariat avec le réseau des librairies cafés de Bretagne, dans le cadre du programme commun d’automne, Libres en littérature.

 

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