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Jeudi 17 juin à 19h aux Bien-aimés // Grande rencontre avec FATIMA DAAS  pour son roman « La petite dernière » 

dans le cadre du Festival Atlantide 2021

  

Prix Les Inrockuptibles 2020, catégorie Prix du premier roman

« Je m’appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.

« Le monologue de Fatima Daas se construit par fragments, comme si elle updatait Barthes et Mauriac pour Clichy-sous-Bois. Elle creuse un portrait, tel un sculpteur patient et attentif… ou tel un démineur, conscient que chaque mot pourrait tout faire exploser, et qu’on doit les choisir avec un soin infini.

Ici l’écriture cherche à inventer l’impossible : comment tout concilier, comment respirer dans la honte, comment danser dans une impasse jusqu’à ouvrir une porte là où se dressait un mur.

Ici, l’écriture triomphe en faisant profil bas, sans chercher à faire trop de bruit, dans un élan de tendresse inouïe pour les siens, et c’est par la délicatesse de son style que Fatima Daas ouvre sa brèche. »

Virginie Despentes

NOTRE AVIS / Accaparante est la voix de ce monologue, attachante cette jeune femme qui observe ses « soeurs » dans le RER parisien, ces femmes seules qui mènent leur vie coûte que coûte. Fatima Daas a trouvé la couleur des mots indispensables pour partager ses sentiments aussi cruels soient-ils. Un 1er roman osé et déchirant.

Entrée libre avec réservation // 02 85 37 36 01 // librairielesbienaimes@gmail.com

 

Jeudi 24 juin à 19h aux Bien-aimés / Un double programme avec l’autrice Douna LOUP / discussion et lecture autour de son dernier roman « Les Printemps sauvages » + autour de sa BD « L’affaire clitoris » illustrée par Justine Saint-Lô qui sera également présente lors de la rencontre

   

Les Printemps sauvages, éditions Zoé // Après une enfance solitaire au bord d’une mare en compagnie des oiseaux, la narratrice, à peine adolescente, part main dans la main avec sa mère à la recherche de son frère inconnu. Ensemble, elles passeront quatre années à vagabonder sur les chemins, à dormir dans les champs et les forêts, à travailler dans les fermes ou les usines. Quand la fille découvre l’amour, il est temps pour sa mère et elle de s’éloigner l’une de l’autre, une séparation aussi libératrice que douloureuse.

Les Printemps sauvages raconte de manière puissante la nature et la surprise du sexe. Odeurs, matières, couleurs, tous les sens sont aux aguets pour saisir la beauté du monde. Et sa fragilité : il y a urgence à inventer de nouveaux rapports au vivant.

L’affaire Clitoris, éditions Marabout // Quoi, se dit Pulchérie, mais comment j’ai pu ignorer une chose pareille ? ! Le clitoris n’est pas seulement un petit bout de chair bien innervé, c’est un organe de 10 cm en moyenne ! C’est une révolution pour elle (et pour ceux qui l’entourent). Pour quelques temps elle va se mettre en orbite autour de cet organe-planète et se poser plein de questions… par quel étrange tour de passe-passe cet organe central de la jouissance a disparu des atlas d’anatomie ? Comment cela se fait-il qu’il ait mis tant de temps à faire son entrée fracassante dans l’imaginaire collectif ? Le personnage de Pulchérie compte bien mener l’enquête et lutter contre cet obscurantisme ! L’affaire clitoris est une histoire-enquête menée avec curiosité et une grande soif de plaisir et de liberté.

Née à Genève, Douna Loup (première photo) a grandi dans la Drôme, a travaillé à Madagascar et vit désormais à Nantes. Elle a publié au Mercure de France L’Embrasure (2010, Prix Schiller découverte, Prix Michel-Dentan et Prix Senghor du premier roman), Les lignes de ta paume en 2012 et L’Oragé en 2015. Son écriture se caractérise par un rythme entêtant et sensuel. Une langue qui revient à la ligne quand elle veut, une langue qui traduit le sentiment de liberté auquel aspirent ses personnages.

Justine Saint-Lô, deuxième photo.

Entrée libre avec réservation // 02 85 37 36 01 // librairielesbienaimes@gmail.com

 

 

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