Par une espèce de miracle ; l’exil de Yassin al-Haj Saleh

Rentrée Essais 2021

C’est dans un documentaire sur Yassin al-Haj Saleh que Justine Augier avait découvert Razan Zaitouneh, à qui elle a consacré son livre précédent, «De l’ardeur. »Près de cinq ans plus tard, elle rejoint l’intellectuel syrien dont l’épouse a été enlevée en même temps que Razan, désormais exilé à Berlin, à l’heure où des tribunaux français, suédois et allemand, au nom de la compétence universelle, s’apprêtent à juger certains responsables des crimes contre l’humanité commis en Syrie depuis 2011. Au cours d’une conversation qui se prolonge sur une année, ensemble ils tentent d’apprivoiser l’inconfort de la survie et de l’exil, les refuges et les ressources de la pensée, d’explorer les points de résonance entre la tragédie syrienne et le passé européen, avec la volonté urgente de croire que la justice pourrait rendre au peuple syrien la dignité que sa révolution écrasée a tenté d’arracher, et dessiner une alternative au désespoir.

NOTRE AVIS / Nous louons dans ce récit qui raconte l’exil de l’opposant syrien Yassin Al-Haj Saleh, l’agencement d’intransigeance, de précision, d’intime implication dans les douleurs de notre monde, nous nous sommes senties en si bonne compagnie avec toutes les personnes de cette narration. Remercions Justine Augier (reçue aux Bien-aimés en novembre 2017 autour de son précédent récit De l’ardeur, portrait de la dissidente syrienne toujours portée disparue, Razan Zaitouneh) de prendre le temps pour nous de tout regarder de très près, de son généreux partage de connaissance. Ayant refermé « Par une espèce de miracle » il est impossible de « tourner » la page de cette lecture sans la poursuivre en lisant, regardant, s’instruisant de ses citations et puis aussi laisser reposer, prendre du recul pour penser.

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