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Batgirl à Super Hero HighLisa Yee

Batgirl est la nouvelle recrue du collège des super-héros. Mais la jeune fille se sent ordinaire à côté de ses camarades qui possèdent tous d’incroyables pouvoirs. Lorsqu’une productrice de télé la recrute pour participer au grand jeu-concours TéléGeek, Batgirl décide de faire ses preuves en se mesurant aux plus grands experts en informatique du pays…

Mais sa maîtrise des technologies va se retourner contre elle et provoquer une véritable catastrophe.


Bayard éditions
6.90€
Jeunesse
Chasseurs de dentsCho Won-Hee

Cet album choc, couronné au festival de Bologne en 2017, dénonce la violence faite aux animaux en prenant un parti pris très radical : ici ce sont les éléphants qui chassent les hommes, pour extirper de leurs gueules les dents dont l’ivoire viendra garnir les étals des commerces de luxe… Présenté comme le cauchemar d’un enfant, ces grandes gouaches muettes, aux cadrages saisissants, tendent un terrible miroir à notre humanité.


Cambourakis
14€
Jeunesse
Une âme égaréeOlga Tokarczuk et Joanna Concejo

Une âme égarée est un livre qui se lit autant avec les mots qu’avec les images. C’est une histoire à deux voix, celle de la romancière polonaise Olga Tokarczuk (parmi les plus traduites au monde) et de Joanna Concejo qui, en accompagnant le récit de Tokarczuk, a créé un univers narratif parallèle, merveilleusement illustré par ses dessins captivants et pleins de secrets. Une réflexion profondément émouvante sur notre capacité de vivre en paix avec nous-mêmes, de rester patients, attentifs au monde… Cet album sublime, d’une rare finesse, ravira petits et grands.


éditions format
19.90€
BD, romans graphiques
Un toit entre nous et le cielClémentine Laurent-Polz et Céline Monvoisin

Page après page, c’est l’histoire d’un petit monde qui se façonne. C’est l’aventure d’une famille qui construit sa maison en lien avec la nature, au rythme des saisons. Maman, papa et moi y faisons notre place comme le ruisseau, le soleil et les fleurs. On imagine, on creuse, on fabrique à partir de ce qui nous entoure. Ainsi, une maison se dessine, se construit, accueillante au milieu du paysage. Maman et papa font apparaître la réalité de la maison, moi je regarde et je fais à ma manière, à mon échelle. J’apprends à inventer des possibles.


Clémentine Laurent-Polz et Céline Monvoisin
15€
Jeunesse
Le photographe de MauthausenSalva Rubio, Pedro J. Colombo et Aintzane Landa

Comme beaucoup de ses camarades déportés dans le camp de Mauthausen, Francisco Boix ne pensait qu’à survivre à ce cauchemar éveillé. Mais lorsqu’il croise le chemin du commandant Ricken, esthète nazi des plus pervers, qui prend plaisir à photographier l’horreur, le jeune homme comprend qu’il tient là un témoignage unique. À condition de parvenir à faire sortir les photos du camp…

L’histoire vraie d’un témoin à charge du procès de Nuremberg, et de son combat pour la vérité et le souvenir.


Le Lombard
19.99€
BD, romans graphiques
D'autres RussiesVictoria Lomasko

De 2008 à 2016, Victoria Lomasko a arpenté son pays, à la recherche de témoignages des oubliés de la Russie de Poutine, qu’il s’agisse d’écoles rurales de villages oubliés, de travailleuses du sexe de Nijni Novgorod, de détenus mineurs privés de tous contacts extérieurs depuis leur pénitencier ou de jeunes femmes kazakhs réduites en esclavage dans les réserves d’un supermarché moscovite. Victoria Lomasko se fait aussi l’écho de nombreux rassemblements politiques contestataires qui se sont tenus à Moscou sur cette période, du procès des Pussy Riots aux grèves récentes des chauffeurs routiers.

La publication en mars 2018 de D’Autres Russies est un télescopage volontaire avec le temps des élections présidentielles en Russie. Ce livre est la tribune des laissés pour compte du pouvoir poutinien et de la mainmise sur le pays de Russie Unie, le parti présidentiel. Au travers de l’écriture subtile et dévastatrice de Victoria, magnifiée  par son dessin aussi direct qu’empathique, on s’aperçoit de la multitude invisible des citoyens russes déterminée à reconquérir ses droits malgré les verrous posés par un pouvoir oppresseur.

« En adoptant le point-de-vue rugueux de la foule, Victoria Lomasko entrelace magistralement le calme du désespoir et la défiance à visage découvert. Ses dessins relèvent d’une nature urgente que je ne peux qu’envier. Victoria Lomasko est une artiste courageuse. » Joe Sacco


The hoochie coochie
19€
BD, romans graphiques
La daronneHannelore Cayre

« On était donc fin juillet, le soleil incendiait le ciel ; les Parisiens migraient vers les plages, et alors que j’entamais ma nouvelle carrière, Philippe, mon fiancé flic, prenait son poste comme commandant aux stups de la 2e dpj.

– Comme ça on se verra plus souvent, m’a-t-il dit, réjoui, en m’annonçant la nouvelle deux mois auparavant, le jour de sa nomination.

J’étais vraiment contente pour lui, mais à cette époque je n’étais qu’une simple traductrice-interprète judiciaire et je n’avais pas encore une tonne deux de shit dans ma cave. »

Comment, lorsqu’on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l’existence… qu’on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l’eau tout en élevant ses enfants… qu’on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d’heures d’écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir… on en arrive à franchir la ligne jaune ?

Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d’un Go Fast et on le fait l’âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt… disons… un détachement joyeux.

Et on devient la Daronne.


Editions Points
6.60€
Littérature policière
DésorientaleNégar Djavadi

Si nous étions en Iran, cette salle d’attente d’hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s’enchaîneraient bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, Kimiâ a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l’étourdissant diaporama de l’histoire des Sadr sur trois générations: les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l’adolescence, l’ivresse du rock, le sourire voyou d’une bassiste blonde…
Une fresque flamboyante sur la mémoire et l’identité; un grand roman sur l’Iran d’hier et la France d’aujourd’hui.


Liana Levi
11€
Romans français
L'infinie patience des oiseauxDavid Malouf

Rentrée littéraire hiver/printemps 2018

Lorsqu’en 1914, Ashley Crowther revient en Australie, dans le Queensland, pour s’occuper de la propriété héritée de son père, il découvre un paysage merveilleux peuplé de bécasses, d’ibis et de martins-chasseurs. Il y fait également la connaissance de Jim Saddler, la vingtaine comme lui, passionné par la faune sauvage de l’estuaire et des marais. Au-delà de leurs différences personnelles et sociales, les deux jeunes hommes ont en commun un véritable amour de la nature. Et ils partagent un rêve : créer un sanctuaire destiné aux oiseaux migrateurs.
Loin de là, l’Europe plonge dans un conflit d’une violence inouïe. Celui-ci n’épargnera ni Jim, qui rejoint un camp d’entraînement à Salisbury, ni Ashley, envoyé à Armentières. Seul témoin de la parenthèse heureuse qui les a réunis, Imogen, une photographe anglaise amoureuse comme eux des oiseaux, saura-t-elle préserver le souvenir des moments exceptionnels qu’ils ont connus ?
Traduit pour la première fois en français, ce roman signé par l’un des plus grands écrivains australiens contemporains, et publié il y a près de quarante ans, s’impose avec le temps comme un chef-d’oeuvre empreint de poésie et de lumière.

« Le roman magnifiquement sobre d’un immense poète. »
The Daily Telegraph


Albin Michel
20€
Romans étrangers
SurdoseAlexandre Kauffmann

Rentrée littéraire hiver/printemps 2018

Ce livre est un polar, et pourtant tout est vrai. À Paris, en 2016, un dentiste, une étudiante et un informaticien sont morts d’une overdose. Le premier après avoir consommé de la cocaïne, la deuxième de la MDMA et le troisième une drogue aphrodisiaque prisée de certains milieux gays. Le groupe Surdoses, unité spéciale de la brigade des stupéfiants, enquête sur les trois affaires. À partir d’indices récoltés sur les corps et les téléphones des défunts, les policiers remontent jusqu’à un “cocaïne call-center” de la capitale, un bar à chicha de Sevran et un site internet fantôme d’Amsterdam. Après un an d’immersion au sein de l’unité Surdoses, le journaliste Alexandre Kauffmann nous embarque pour une plongée en apnée dans l’intimité des victimes, des enquêteurs et des dealers.

Le journaliste Alexandre Kauffmann s’est essayé, avec brio, à un type de récit encore un peu rare en France : la non fiction narrative. Sorte de reportage au long-cours, articulé autour de « personnages » réels. Tout y est vrai même si le style général fait pencher l’impression du lecteur vers le roman. C’est une façon « digeste » de nous faire pénétrer un milieu assez trash, celui de la drogue et plus précisément de la lutte anti-drogue d’une unité spécialisée à Paris. L’auteur réussit son pari et on ressort de cette lecture un peu lessivé car ce qu’on y apprend est dur, comme le réel peut l’être. C’est passionnant et cela permet de mieux cerner les enjeux personnels et sociétaux des pratiques de drogue en France de nos jours. Géraldine


Goutte d’Or
17€
EssaisLittérature policière
Que la guerre est jolieChristian Roux

Rentrée littéraire hiver/printemps 2018

Une ville moyenne, située à une heure de Paris. Un passé ouvrier, comme en témoignent les bâtiments de l’usine, aujourd’hui désaffectée, et la « cité jardin » où logeaient les salariés. Aujourd’hui le maire a de grandes ambitions pour sa ville : réhabiliter le quartier et transformer les maisons ouvrières en un ensemble résidentiel haut de gamme. Or les habitants ne l’entendent pas de cette oreille. À commencer par Élise, qui attend un enfant et n’a aucune intention de déménager. Quant aux artistes qui ont investi l’usine, ils veulent la transformer en lieu de création. Comme si le maire et les promoteurs allaient se laisser arrêter par une poignée d’opposants ! Il suffit de les faire déguerpir, et là, tous les moyens sont bons, légaux ou non. Cependant, des grains de sable vont se glisser un peu partout et tout enrayer… Comme en temps de guerre, les dégâts collatéraux seront ravageurs.

Christian Roux est pianiste, compositeur et scénariste. Il a publié plusieurs romans noirs remarqués dont Braquages (prix du Polar SNCF), Kadogos, Placards, et L’Homme à la bombe, tous caractérisés par la révolte de personnages qui ne laissent pas indifférent. Il a également reçu le Trophée 813 du meilleur roman francophone pour Adieu Lili Marleen, un polar qui mêle la musique et un aspect méconnu de la Shoah.

La question passionnante et si contemporaine de la gentrification est là décortiquée sur fond d’intrigue policière. C’est très bien vu, bien amené. Un polar social important qui permet de bien cerner la problématique de l’évolution (parfois au forceps et à l’encontre du bien-être des habitants) des villes. Géraldine


Rivages
19.50€
Littérature policière
Un si beau diplômeScholastique Mukasonga

Rentrée littéraire hiver/printemps 2018

Comment sauver son enfant d’une mort certaine ? Faut-il, comme le croit le père de l’auteur, faire confiance à l’école afin qu’elle obtienne un «beau diplôme»? Ainsi elle ne serait plus ni hutu ni tutsi : elle atteindrait le statut inviolable des «évolués».
C’est justement pour obtenir ce certificat que l’auteur sera obligée de prendre le chemin de l’exil. Elle passera de pays en pays, au Burundi, à Djibouti puis en France. Tantôt les chances que lui promettait ce précieux papier apparaissent comme une certitude, tantôt elles se volatilisent tel un mirage. Comme le lui avait dit son père, ce «beau diplôme» sera le talisman, toujours source d’énergie, qui lui permettra de surmonter désespérance, désillusions et déconvenues.
L’auteur revient ici à la veine autobiographique, avec ce style fluide, plein d’humour et de fantaisie qui rend passionnant le récit de ses souvenirs, si douloureux soient-ils parfois.

Au-delà de cette histoire de diplôme qui fut un des fils rouges de l’existence malmenée de l’écrivaine, ce récit est une plongée passionnante en terre africaine. L’histoire récente, les moeurs, les traditions, les relations de famille, rien ne fut simple pour l’écrivaine qui a subit le génocide de plein fouet (toute sa famille fut décimée). Elle revient sur tout cela avec distance, émotion, douceur malgré tout. Géraldine


Gallimard
18€
Romans français
PatriaFernando Aramburu

Rentrée littéraire hiver/printemps 2018

Lâchée à l’entrée du cimetière par le bus de la ligne 9, Bittori remonte la travée centrale, haletant sous un épais manteau noir, bien trop chaud pour la saison. Afficher des couleurs serait manquer de respect envers les morts. Parvenue devant la pierre tombale, la voilà prête à annoncer au Txato, son mari défunt, les deux grandes nouvelles du jour : les natio­nalistes de l’ETA ont décidé de ne plus tuer, et elle de rentrer au village, près de San Sebastián, où a vécu sa famille et où son époux a été assassiné pour avoir tardé à acquitter l’im­pôt révolutionnaire. Ce même village où habite toujours Miren, l’âme sœur d’autrefois, de l’époque où le fils aîné de celle-ci, activiste incarcéré, n’avait pas encore de sang sur les mains – y compris, peut-être, le sang du Txato. Or le retour de la vieille femme va ébranler l’équilibre de la bourgade, mise en coupe réglée par l’organisation terroriste.
Des années de plomb du post-franquisme jusqu’à la fin de la lutte armée, Patria s’attache au quotidien de deux familles séparées par le conflit fratricide, pour examiner une crimina­lité à hauteur d’homme, tendre un implacable miroir à ceux qui la pratiquent et à ceux qui la subissent.
L’ETA vient de déposer les armes mais pour tous une nou­velle guerre commence : celle du pardon et de l’oubli.
Ce roman a enflammé la société espagnole et a valu à son auteur les plus prestigieuses récompenses. En cours de publication dans le monde entier, Patria fait événement par sa puissance d’évocation et sa mise en question des fanatismes politiques.


Actes Sud
25€
Romans étrangers
L'Homme CoquillageAsli ERDOGAN

Rentrée littéraire hiver/printemps 2018

Une jeune chercheuse en physique nucléaire est invitée dans le cadre d’un séminaire sur l’île de Sainte-Croix, aux Caraïbes. Très rapidement cette jeune Turque choi­sit d’échapper à ce groupe étriqué rassemblé dans un hôtel de luxe, afin d’explorer les alentours en errant sur les plages encore sauvages et totalement désertes. Ainsi va-t-elle croiser le chemin de l’Homme Coquillage, un être au physique rugueux, presque effrayant, mais dont les cicatrices l’attirent immédiatement.
Une histoire d’amour se dessine, émaillée d’impossi­bilités et dans l’ambiguïté d’une attirance pour un être inscrit dans la nature et la violence.
Premier roman d’Aslı Erdoğan, ce livre est d’une profondeur remarquable. Déjà virtuose dans la description de l’inconnu, qu’il soit géographique, social ou humain, la romancière aujourd’hui reconnue met en place dès ce tout premier ouvrage la force étrange de son person­nage féminin toujours au bord de l’abîme, flirtant avec la mort et la terreur, toisant la peur.

Un roman étrange et attachant tout à la fois. La trame pourrait paraitre assez naïve (une nouvelle naissance à soi-même sur fond de choc amoureux avec les tropiques comme décor) mais le talent d’Asli Erdogan réussit à nous capter. On referme ce livre plus plein, comme l’héroïne de ce roman. A force de se poser des questions et de ne pas laisser aller le monde tel qu’il va, à force de se confronter à la violence, la peur, la solitude, l’héroïne avance, cahin-caha, frôle la mort et se rapproche de sa vie. Géraldine


Actes Sud
19.90€
Romans étrangers
Chroniques d’une citoyenne ordinaire engagéeMuriel Douru

Muriel Douru dresse dans ces 200 billets d’humeurs, le portrait de notre société à travers son regard de femme engagée, libre, citoyenne, vegan, écolo, mère de famille, s’interrogeant sur la société dans laquelle nous vivons. Muriel décortique l’actualité, dénonce l’injustice et la société bien-pensante, dézingue sans relâche les clichés et nous interpelle :  » Allons nous garder encore longtemps la tête dans le sable ? « . Mais elle reste une incorrigible optimiste malgré les cataclysmes écologiques et politiques annoncés. Elle partage également ses coups de coeur, ses coups de gueule, ses émotions avec pudeur mais convictions, les grandes joies que la vie peut réserver, les petits tracas du quotidien. Tendre, rebelle, engagée (dans la cause humaine et animale), Muriel est une femme moderne : profondément humaine et attachiante ! Chaque page est le miroir de notre société, entre éclats de rire et larmes. Son objectif nous faire réagir ! Tout y passe : écologie, politique, vie quotidienne, aberrations administratives, éducation des enfants (et des adultes), vivre ensemble……

Le dimanche 15 avril à 15h, Muriel Douru sera en séance dédicaces sur notre stand lors de la grande braderie des ECOSSOLIES au SOLILAB à Nantes

L’occasion d’échanger avec cette autrice tout à la fois engagée et drôle !


Hugo et compagnie
16.95€
BD, romans graphiques
Assommons les poètes !Sophie G. Lucas

Rentrée hiver/printemps 2018

Assommons les poètes !  est un clin d’oeil à Baudelaire et à son poème Assommons les pauvres !  Parce que la place de la poésie contemporaine dans le paysage littéraire en France est pauvre, alors que paradoxalement, elle est si vivante, si riche, si remuante. Mais en marge.

Etre poète, c’est emprunter un chemin qui ne nous mènerait nulle part : ni reconnaissance matérielle ni reconnaissance sociale. Mais on s’en fiche. C’est plus fort que nous. On y va. Et plus qu’écrire, c’est une manière de vivre, d’être au monde, de ne pas trouver sa place, parce que toujours inconfortable. Ecrire de la poésie de nos jours, est une forme de résistance. Tout comme s’assumer comme poète, ce que l’on met du temps à dire, comme si on usurpait une place, où que l’on portait un vêtement trop grand.

Sophie G. Lucas

Un texte délicat, drôle et intelligent sur la « position » de poète de nos jours en France. Quel plaisir de retrouver l’humilité et le talent d’écriture de Sophie. G. Lucas ! Il y a de l’humour et de l’intelligence, le tout est finement dosé, finement écrit, finement pensé. On est fan ! Géraldine


La contre-allée
10€
Poésie/théâtre/danseRomans français
Le chantierFabien Grolleau et Clément C. Fabre

Flora est une jeune femme architecte fraîchement diplômée qui démarre sa carrière dans un grand cabinet d’archi. Ce récit contemporain raconte les déboires de Flora Del Sol qui est l’apprentie du grand architecte El Rodrigo, capricieux, talentueux et picaresque. Flora va découvrir tous les rouages et autres humiliations de cette agence et mais aussi toutes les joies du métier d’architecte. Elle va construire son propre projet, prendre son indépendance et s’épanouir dans son métier. Au départ une peu coincée et maladroite, elle va prendre son envol et s’impliquer dans l’écologie et la construction durable, libre de toute influence.

De l’auto-dérision sur le glorieux mais néanmoins délicat métier d’architecte. Très très drôle ! Et cathartique pour ceux qui ont eu des chantiers qui n’en finissaient pas de ne pas en finir … Géraldine


Marabout/Marabulles
17.95€
BD, romans graphiques
Viens, rejoins-nous !Kimiko Aman - auteur, Chiaki Okada - illustrateur

Un bel album doux et joyeux sur l’amitié et le bonheur de jouer ensemble.

3 à 6 ans


Seuil Jeunesse
13.50€
Jeunesse
Truffe et machinCamille Jourdy, Émile Cucherousset

Aujourd’hui, Truffe et Machin, les frères lapins, sont à court d’idées, en panne totale d’aventures. Pas une bêtise à l’horizon. Alors, le long de la voie ferrée, ils attendent patiemment qu’une idée folle, comme attraper son ombre au lasso ou toucher son nez avec sa langue, surgisse. Mais rien n’y fait.
La situation est très grave.
Surtout, que Machin vient de faire oublier à Truffe un début d’idée, à cause de son estomac qui crie, comme toujours, famine. Sauf à espérer un miracle, l’ennui les attend dans leur terrier grand comme une boîte à sardines.
Quand, soudain, Truffe aperçoit un truc phosphorescent tapi sous un roncier. Il en est certain, il a retrouvé son idée royalement lumineuse. Truffe et Machin n’ont plus qu’à l’attraper. Mais l’idée du siècle a des ailes et est bien décidée à faire l’andouille volante.


Memo
8€
Jeunesse
Chasseurs de dentsCho Won-Hee

Ici, les éléphants chassent les hommes pour leur arracher les dents, l’ivoire étant recherché pour les objets de luxe. En inversant les rôles, ce cauchemar d’enfant dénonce la violence exercée sur les êtres vivants.

Gros coup de coeur ! Très belle idée, très beau graphisme & occupation de l’espace. Pour tous ! Cécile


Cambourakis
14€
Jeunesse
Ecoute la ville tomberKate Tempest

Rentrée hiver 2018

Becky, Harry, Leon. Ils quittent Londres en pleine nuit, une valise d’argent pour seule ressource, avec la furieuse envie d’échapper à tout et de se réinventer. Comment en sont-ils arrivés là ? Que cherchent-ils à fuir ?
Kate Tempest attrape le lecteur à chaque phrase en évoquant ces enfants du désordre, abîmés par la solitude et les déceptions avant même d’avoir trente ans, mais qui s’obstinent à poursuivre leurs rêves. Vendre de la drogue, danser, s’étourdir, ne sont que des manières d’essayer de vivre, intensément, éperdument.

Née en 1985 à Londres, Kate Tempest est romancière, dramaturge, poétesse et chanteuse.
Véritable phénomène musical et littéraire, couverte de récompenses en Angleterre, elle crée la sensation à chacune de ses performances sur scène. En 2016, elle a écrit une chanson devenue un véritable hymne pour nos temps troubles, Europe is lost. Son premier roman, Écoute la ville tomber, a connu un succès retentissant dans le monde entier et l’a imposée comme « la voix unique de notre époque » (The New York Times).

On a mis la main sur la Virginie Despentes d’outre-Manche. C’est Kate Tempest ! Sexe, drogue, rock’n’roll & littérature … Géraldine


Rivages
22.50€
Romans étrangers
Des jours d'une clarté stupéfianteAharon Appelfeld

Rentrée hiver 2018

Theo Kornfeld a vingt ans lorsqu’il quitte le camp de concentration que ses gardiens viennent d’abandonner à l’approche des Russes. Il n’a qu’un seul but : retrouver la maison familiale. Errant sur les chemins, blessés au plus profond d’eux-mêmes, les déportés qu’il croise lui rappellent l’horreur à laquelle il a survécu, tandis que d’autres figures émergent de son passé. Celle de sa mère, Yetti, une femme à la beauté exceptionnelle, au caractère fantasque, qui aimait les églises, les monastères et l’œuvre de Bach. Celle de Martin, un père trop discret que Theo va apprendre à mieux connaître.

Des jours d’une stupéfiante clarté raconte son voyage à travers les paysages d’Europe centrale baignés de lumière. Chaque rencontre suscite en lui d’innombrables questions. Comment vivre après la catastrophe ? Comment concilier passé et présent, solitude et solidarité ? Comment retrouver sa part d’humanité ?

Par-delà le fracas de l’Histoire, ce livre admirable est le récit d’une résurrection.

S’il était l’organe de l’œuvre de Aharon Appelfeld, ce livre serait le cœur. Ce cœur qui a cessé de battre quasiment en même temps que la publication française de ce dernier roman. Ce cœur qui s’est acharné à retrouver le chemin des vivants après l’expérience des camps nazis. Le double littéraire de Aharon, Théo, sort là des camps et part en errance à travers champs et forêts, en direction, espère-t-il, des siens. Très beau roman de ce grand écrivain qui fut, pour reprendre ses mots, un homme « qui écrit sur les hommes juifs ».  Géraldine


Editions de l’Olivier
20.50€
Romans étrangers
Fontaine, autobiographie de l'urinoir de Marcel DuchampTeodoro Gilabert

Rentrée hiver 2018

« Je voyais mal monsieur Duchamp fabriquer un urinoir en faïence dans son studio. Ah oui, je parle beaucoup, mais j’ai omis de me présenter. Je suis un urinoir — certains grossiers personnages disent une pissotière —, un modèle à dos plat Bedfordshire, très classique, fabriqué par la J.L. Mott Iron Works, à Trenton, dans le New Jersey. J’étais manifestement devenu une œuvre d’art, grâce à cet homme héroïque venu de France en évitant les torpilles des sous-marins allemands pour me libérer de mon showroom de la 5e avenue. »

Cent ans après le refus de son exposition à la Société des artistes indépendants de New York, l’urinoir de Marcel Duchamp se raconte…

Attention rencontre le jeudi 31 mai aux Bien-aimés !!

Evénement dans le cadre de la Quinzaine des éditeurs en librairies / partenariat avec l’ALIP

Traversée en 60 pages de l’ouvrage Fontaine paru aux éditions L’Œil ébloui, une maison d’édition bien-aimée !

Nous vous proposons une soirée autour de Fontaine, autobiographie de l’urinoir de Marcel Duchamp, un texte qui nous a beaucoup plu et fait rire. Ou comment se mettre dans la tête de ce fameux urinoir « original » qui est peut-être l’œuvre d’art la plus controversée du XXe siècle.

La comédienne et écrivaine nantaise Delphine Brétesché en lira la majeure partie pour notre plus grand plaisir.

L’auteur Teodoro Gilabert sera présent ainsi que Thierry Bodin-Hullin, éditeur dont nous apprécions les choix éditoriaux. Nous en profiterons pour discuter avec lui de quelques titres de son catalogue dont Les dits de Nantes de Fançoise Moreau, L’ardoise magique de Georges Perros, Pas un tombeau de Bernard Bretonnière, et de sa nouvelle collection pœsie.

Entrée libre


L’oeil ébloui
15€
Romans français
Les rêveursIsabelle Carré

Rentrée hiver 2018

« On devrait trouver des moyens pour empêcher qu’un parfum s’épuise, demander un engagement au vendeur – certifiez-moi qu’il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans un grand magasin, retrouvent l’odeur de leur mère, d’une maison, d’une époque bénie de leur vie, d’un premier amour ou, plus précieuse encore, quasi inaccessible, l’odeur de leur enfance… »
I. C.

Quand l’enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l’époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d’écriture.

Un récit très attachant, sans fard ni faux-semblant, à la fois cruel et doux, triste, drôle et tendre. Nous partageons là l’enfance d’Isabelle Carré qui fait voler en éclats l’image lisse qui lui colle à la peau. Le lecteur se laisse happé par cette vie pas simple racontée simplement, mais avec toutes les nuances qu’une belle âme et une belle plume conjuguées apportent à ce récit-roman puissant. Géraldine


Grasset
20€
Romans français
Quichotte. Autoportrait chevaleresqueEric Pessan

Rentrée hiver 2018

S’est-on jamais demandé ce que ferait Don Quichotte aujourd’hui ?
Accablé par les nouvelles venues des quatre coins du monde, toutes plus terribles les unes que les autres, l’auteur de ce livre ne trouve de consolation que dans la littérature. Là se trouve l’ultime façon de résister au monde tel qu’il est. Là se trouvent les héros. Là se trouve le fabuleux chevalier à la triste figure, que l’auteur invite à revenir parmi nous.
Notre triste époque ne fourmille-t-elle pas d’éplorés à protéger, de torts à redresser ?
Et si, mieux encore que la consolation, de la littérature venait le salut ?

Et si Don Quichotte revenait mettre un peu d’ordre dans notre société contemporaine ? C’est le rêve que s’offre Eric Pessan dans son dernier roman. Livre à fort potentiel subversif ! (et en plus, cocorico, les pas du Quichotte le mènent à Nantes …) Géraldine


Fayard
20€
Romans français
La Ballade silencieuse de Jackson C. FrankThomas Giraud

Rentrée hiver 2018

Durant son enfance, Jackson C. Frank est rescapé de l’explosion d’une chaudière qui embrase son école de la petite ville de Cheektowaga, dans la banlieue de Buffalo (Etat de New York). Ses brûlures lui valent une greffe au visage. Au cours de sa longue convalescence à l’hôpital une guitare lui est offerte. Ce cadeau soulage ses mois de calvaire et sert alors de guide à une voix et une vocation naissantes. La Ballade silencieuse de Jackson C. Frank est un récit qui imagine ce qu’a pu être la vie de cet auteur compositeur interprète folk américain – contemporain de Bob Dylan – à travers ses drames, ses hasards, ses rencontres… Surtout, ce texte tente de comprendre comment il put concevoir son seul et unique album et ensuite tomber dans le silence et l’anonymat.

Après s’être intéressé avec talent à l’adolescence d’Elisée Reclus dans son précédent roman, Thomas Giraud a repris sa plume fine et aiguisée pour nous faire découvrir le destin cabossé du musicien relativement inconnu Jackson C. Frank. De l’art de nous rendre curieux et fasciné par une vie que nous découvrons (presque) par hasard. Thomas Giraud creuse son sillon littéraire entre le documentaire, l’imagination, l’hommage, la biographie … et il a le chic pour nous rendre aussi curieux qu’il l’est lui-même ! Géraldine


La Contre-allée
17€
Romans français
LaRoseLouise Erdrich

Rentrée hiver 2018

Dakota du Nord, 1999. Un vent glacial souffle sur la plaine et le ciel, d’un gris acier, recouvre les champs nus d’un linceul. Ici, des coutumes immémoriales marquent le passage des saisons, et c’est la chasse au cerf qui annonce l’entrée dans l’automne. Landreaux Iron, un Indien Ojibwé, est impatient d’honorer la tradition. Sûr de son coup, il vise et tire. Et tandis que l’animal continue de courir sous ses yeux, un enfant s’effondre. Dusty, le fils de son ami et voisin Peter Ravich, avait cinq ans.
Ainsi débute le nouveau roman de Louise Erdrich, couronné par le National Book Critics Circle Award, qui vient clore de façon magistrale le cycle initié avec La Malédiction des colombes et Dans le silence du vent. L’auteur continue d’y explorer le poids du passé, de l’héritage culturel, et la notion de justice. Car pour réparer son geste, Landreaux choisira d’observer une ancienne coutume en vertu de laquelle il doit donner LaRose, son plus jeune fils, aux parents en deuil. Une terrible décision dont Louise Erdrich, mêlant passé et présent, imagine avec brio les multiples conséquences.

Très beau roman dans l’univers contemporain des amérindiens. Louise Erdrich, elle-même d’origine indienne (et européenne) continue de nous passionner avec de très beaux personnages empêtrés dans des cas de conscience. Beau et profond. Géraldine


Albin Michel
24€
Romans étrangers
L'étangClaire-Louise Bennett

Rentrée hiver 2018

La narratrice de L’Étang est une jeune femme d’un genre particulier. Son nom ? Inconnu. Sa biographie ? Tout aussi floue. Elle a abandonné une thèse en cours de route puis elle est partie à la campagne pour changer de vie. En Irlande, apparemment. À côté de la maison qu’elle habite se trouve un étang, auprès duquel elle va souvent se promener.

Immergée dans la nature, cette solitaire retrace au jour le jour le récit de sa vie matérielle, faite de tâches domestiques et d’une attention remarquable à l’infra-ordinaire. La relation qu’elle entretient avec le monde extérieur devient de plus en plus intense…

Dans ce texte à l’originalité surprenante, Claire-Louise Bennett mêle avec talent les registres de langue, l’humour et le sérieux, et interroge la puissance du langage et sa capacité à habiter le monde.

Découverte, coup de coeur, bref, un nouveau nom et un roman à vous faire partager urgemment : « L’étang » de Claire-Louise Bennett (Editions de L’olivier). L’auteure est anglaise et l’héroïne de son 1er roman s’est réfugiée dans un cottage irlandais en sortant d’une thèse mystérieuse. Vous n’en saurez pas beaucoup plus, le reste est littérature…. voilà un objet littéraire d’une grande fraicheur et d’un grand talent. Et son humour n’y est pas pour rien. On aime beaucoup beaucoup.
Extrait : « Non, il y a des moments où les hommes et les femmes n’ont pas leur place à l’intérieur. Il vaudrait mieux qu’on soit l’un sur l’autre en silence ; près d’une rivière ou sous les nuages ou dans l’herbe longue – quelque part, n’importe où, où quelque chose remue. Pas vrai ? Ne devrait-on pas être quelque part où quelque chose remue ? » Cécile


L’Olivier
19.50€
Romans étrangers
Vie de David HockneyCatherine Cusset

Rentrée hiver 2018

«Peut-être n’éprouverait-il plus jamais de passion comme celle qu’il avait sentie pour Peter, peut-être n’y aurait-il plus d’union parfaite, mais il restait la perfection de l’amitié, la beauté des cyprès sur les collines et la joie que donnait le travail. Et s’il oubliait Peter, s’il réussissait à vivre sans lui, ce dernier ne reviendrait-il pas? Personne n’était attiré par la tristesse et la mélancolie. Mais par la gaieté, la force, le bonheur, oui.»

Né en 1937 dans une petite ville du nord de l’Angleterre, David Hockney a dû se battre pour devenir un artiste. Il a vécu entre Londres et Los Angeles, traversé les années sida et secoué le monde de l’art avec une vitalité et une liberté que n’ont entamées ni les chagrins amoureux, ni la maladie, ni les conflits, ni le deuil. Sous la plume incisive de Catherine Cusset, ce livre à mi-chemin du roman et de la biographie dresse un portrait intime, émouvant, habité, du peintre anglais vivant le plus connu.


Gallimard
18.50€
Romans français
4321Paul Auster
Rentrée hiver 2018
Evénement ! Paul Auster revient avec un roman fleuve de 1024 pages !
À en croire la légende familiale, le grand-père nommé Isaac Reznikoff quitta un jour à pied sa ville natale de Minsk avec cent roubles cousus dans la doublure de sa veste, passa Varsovie puis Berlin, atteignit Ham- bourg et s’embarqua sur l’Impératrice de Chine qui franchit l’Atlantique en essuyant plusieurs tempêtes, puis jeta l’ancre dans le port de New York au tout premier jour du XXe siècle. À Ellis Island, par une de ces bifurcations du destin chères à l’auteur, le nouvel arrivant fut rebaptisé Ferguson. Dès lors, en quatre variations biographiques qui se conjuguent, Paul Auster décline les parcours des quatre possibilités du petit-fils de l’immigrant. Quatre trajectoires pour un seul personnage, quatre répliques de Ferguson qui traversent d’un même mouvement l’histoire américaine des fifties et des sixties. Quatre contemporains de Paul Auster lui-même, dont le “maître de Brooklyn” arpente les existences avec l’irrésistible plaisir de raconter qui fait de lui l’un des plus fameux romanciers de notre temps.
Et oui, le dernier Paul Auster est très très bien et mérite que l’on tourne ce nombre déraisonnable de pages ! Ce que l’on a pris le temps de faire, pour notre plus grand plaisir. Géraldine 

Actes Sud
28€
Romans étrangers
Comment pensent les forêtsEDUARDO KOHN

VERS UNE ANTHROPOLOGIE AU-DELÀ DE L’HUMAIN

Les forêts pensent-elles ? Leschiens rêvent-ils ? Dans ce livre important, Eduardo Kohn s’en prend aux fondements même de l’anthropologie en questionnant nos conceptions de ce que cela signifie d’être humain, et distinct de toute autre forme de vie. S’appuyant sur quatre ans de recherche ethnographique auprès des Runa du Haut Amazone équatorien, Comment pensent les forêts explore la manière dont les Amazoniens intéragissent avec les diverses créatures qui peuplent l’un des écosystèmes les plus complexes au monde. Que nous l’admettions ou non, nos outils anthropologiques reposent sur les capacités qui nous distinguent en tant qu’humains ; pourtant, lorsque nous laissons notre attention ethnographique se porter sur les relations que nous tissons avec d’autres sortes d’êtres, ces outils – qui ont pour effet de nous aliéner du reste du monde – se révèlent inopérants. Comment pensent les forêts entend répondre à ce problème. Cet ouvrage façonne un autre genre d’outils conceptuels à partir des propriétés étranges et inattendues du monde vivant lui-même. Dans ce travail revolutionnaire, Eduardo Kohn entraîne l’anthropologie sur des chemins nouveaux et stimulants, qui laissent espérer de nouvelles manières de penser le monde, monde que nous partageons avec d’autres sortes d’êtres.


Zones sensibles
23€
Essais
Insolente veggieRosa B.

Peut-on manger de la viande tout en respectant les animaux ? Les éleveurs sont-ils tristes quand leurs bêtes partent à l’abattoir ? Etre vegan, ça coûte cher ? Après Insolente Veggie et L’antispécisme, c’est pas pour les chiens, Rosa B répond en BD à toutes ces questions (et bien d’autres !) avec l’humour incisif et impertinent qui la caractérise !

Dans ce troisième tome des aventures de notre Insolente Veggie, les carnistes en prennent pour leur grade : le mythe de la «viande heureuse», les éleveurs, les industriels et les consommateurs… tous passent dans le collimateur de son humour décapant et toujours percutant ! 160 pages pour rire et réfléchir à la condition animale et sa propre humanité.

Toujours aussi hilarant, ce 3ème tome (indépendant des deux autres) se moque de toute cette adversité idéologique et culturelle à laquelle font face les vegan. Rosa B. passe en revue pas mal de poncifs sur le sujet et choisit d’en rire, tout en poussant la réflexion toujours un peu plus loin. Une réussite ! Géraldine


La Plage
15.90€
Gastronomie, vin
Almanach des légumesExki
Que cuisiner comme légumes au mois de février ?
La tomate n’est elle pas meilleure en septembre ?

Cet ouvrage explique simplement, par saison, ce qui est le meilleur. Des tableaux illustrés pour visualiser d’un seul coup d’œil le légume au top. 80 recettes essentielles pour tout essayer.

Des recettes simples, végétariennes, qui respectent les saisons et la planète. Des photos qui font saliver. Cécile

Marabout
10.90€
Gastronomie, vin
Manger moins (et mieux) de viandeGilles DAVEAU Étienne FRIESS - Illustrateur

La viande soulève des débats passionnés. Alors, pour passer à l’action, dédramatisons ! Entre les postures radicales “viandard” ou “vegan”, mille voies sont possibles et celle qui convient à l’un ne sera jamais tout à fait la même que pour son voisin.
Si plus personne aujourd’hui ne peut ignorer qu’il est urgent de s’emparer de ce sujet dans notre quotidien, on oublie trop souvent, en effet, cette notion essentielle : à chacun de le faire à son rythme et à sa manière. Comment ? Cet ouvrage apporte des réponses simples, dont la force est de s’appuyer, précisément, sur nos différences. Il nous entraîne dans un passage à l’acte personnalisé et libérateur. Où le “moins” se transforme en “plus” : plus de saveurs, de couleurs et de nutriments. Et où le “mieux” permet enfin de rendre sa noblesse à un aliment “de choix”, issu du vivant : la viande.
Une démarche d’ouverture, bien plus que de vertu, qui nous amène à renouer avec cette longue histoire commune qui lie les hommes et les animaux.

Gilles Daveau est un amoureux de la bonne bouffe et se tient loin de toute « chapelle » culinaire. Il garde son cap : le plaisir du goût, la plaisir de faire et se faire à manger, le plaisir des bons aliments bien associés, la redécouverte de la simplicité. On adhère ! Cécile


Coédition Kaizen - Ekolibris
8€
Gastronomie, vinNos meilleures ventes
Libres ! Manifeste pour s'affranchir des diktats sexuelsScénariste : OVIDIE Illustrateur : DIGLEE

« La seule certitude qu’il nous reste en matière de sexe : nous sommes les seules décisionnaires de ce que nous faisons de notre corps et rien ni personne ne devrait jamais nous dicter notre conduite. » Ovidie.

Publicité, télévision, clips, blogs, magazines, applications, le sexe n’a jamais été aussi omniprésent dans notre environnement culturel. On en parle de plus en plus, mais en parle-t-on réellement mieux ? Au lieu de nous imposer un énième guide censé faire de nous des amantes parfaites, Ovidie et Diglee nous proposent de nous « foutre la paix » dans ce livre drôle, déculpabilisant et décomplexant.

Sans complexes, sans fard, sans scrupules, sans non-dits, sans faux-semblants mais avec sincérité et humour, Ovidie souhaite nous aider à lâcher la bride et se sentir LIBRES ! Super BD. Géraldine

 


Tapas
18.95€
BD, romans graphiquesNos meilleures ventes
Cinéma de minuit, les 40 ansPatrick Brion

UN LIVRE-MÉMOIRE ÉVÈNEMENT
pour des centaines de milliers de téléspectateurs

La cinémathèque idéale existe : depuis 40 ans, le Cinéma de minuit vous l’offre tous les dimanches soir sur France 3.

2000 films inédits ou méconnus, perles rares ou chefs-d’œuvre incontestés des cinémas français, italiens, anglais, américains, russes, espagnols ou allemands…

Deux mille soirées présentées dans l’ordre chronologique de leur diffusion depuis mars 1976.
Un univers de souvenirs intacts et d’émotions retrouvées.
Un trésor unique du patrimoine cinéphilique mondial.

2000 films, plus de 2300 photos et documents.

BONUS : Une carte anniversaire diffusant la musique d’un des génériques les plus célèbres de la TV française.

Le livre qui retrace l’histoire incroyable de cette émission de la cinéphilie à la télé.

Générique inoubliable pour celles et ceux qui ont suivi ce programme de fin de soirée pendant des années. (Le luxe du livre vous offre même un dépliant avec la musique du générique). Le maître mot de Patrick Brion reste la transmission et cet ouvrage restera donc comme une magnifique mémoire du cinéma mondial avec l’essentiel pour se plonger dedans. Superbe. Cécile


Télémaque
62€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Mon tour du monde - Charlie ChaplinCharlie Chaplin

Février 1931 : Charlie Chaplin (1889-1977) rejoint son Angleterre natale pour y présenter son dernier film, Les Lumières de la ville. Abattu par des problèmes personnels, déstabilisé par l’avènement du cinéma parlant, il ressent le besoin de s’éloigner de son travail, de ses affaires et des États-Unis, son pays d’adoption.
Une fois à Londres, il décide d’entreprendre un tour du monde qui le mènera, au gré de ses rencontres, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en France, en Algérie, en Espagne, en Suisse, au Sri Lanka, à Singapour, en Indonésie, au Japon. Au faîte de sa gloire, il est accueilli à chacune de ses étapes comme une véritable star et est reçu par les personnalités – politiques, artistiques et scientifiques – de l’époque : Winston Churchill, Marlène Dietrich, Albert Einstein, H. G. Wells, Aristide Briand, Gandhi, Albert Ier de Belgique…
S’il est grisé par sa notoriété, Charlie Chaplin reste des plus attentifs à la crise qui secoue alors le monde. Il observe, écoute, analyse, s’engage. Ce voyage de près d’un an et demi confirmera le cinéaste dans ses préoccupations : à son retour aux États-Unis, il réalisera Les Temps modernes en 1936 et Le Dictateur en 1940, illustrations éminemment économique et politique des constats que Chaplin aura faits lors de son tour du monde.

Un régal à lire, un voyage éclairé ou assombri selon l’humeur du génial Chaplin parti des Etats-Unis pour aller voir ailleurs… un voyage qui inspirera beaucoup ses films suivants. Un livre pour tous ! Cécile


Le livre de poche
6.90€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Savez-vous goûter ... les légumes secs ?Couderc Brun Daveau Gilles Mischlich Danièle Rio Caroline Jonker Kim (ill)

Et si les haricots, pois, lentilles et fèves nous surprenaient de l’apéritif au dessert? Piliers d’une agriculture durable et d’une alimentation moderne, les légumes secs ont tout pour plaire! Variés, colorés, nourrissants, riches en fibres et protéines, dotés d’un excellent rapport qualité-prix…

Avec une approche inédite, leurs atouts culinaires sont déclinés ici en 70 recettes faciles et gourmandes. De quoi fondre pour ces végétaux en toute saison !


Presses de l’EHESP
22€
Gastronomie, vin
Protéines vertes, la bibleFern Green

Les protéines ne se trouvent pas uniquement dans la viande ! Elles sont aussi dans certains végétaux.
Inspiré de différentes alimentations à travers le monde, ce livre souligne les bénéfices des protéines vertes sur votre organisme et explique comment celles-ci peuvent influer sur votre régime alimentaire.
Fern Green a choisi les meilleures protéines végétales, dites protéines vertes et a développé des recettes aux saveurs et textures variées à déguster tout au long de la journée.
Des falafels aux patates douces jusqu’aux lentilles de Puy grillées/Feta/l’huile au basilic.
Ces recettes explosent en bouche lors de la dégustation.


Marabout
10.90€
Gastronomie, vinNos meilleures ventes
Le vin c'est pas sorcierOphélie Neiman

Nouvelle édition, revue et augmentée du nº1 des ventes de vin depuis 2015

Le vin enfin expliqué et simplifié car il n’est pas réservé à une élite qui boit que les vins de bon papa ! Enrichi des vins de champagnes, du vin naturel, de cartes étendues ; il est devenu une référence. Ophélie Neiman est une joyeuse amoureuse du vin, ni oenologue, ni sommelière. Loin des spécialistes, elle à souhaitée parler du vin que l’on ouvre à table, entouré de bons amis. Elle propose une découverte agréable et -pour une fois- facile du monde vinicole. Une seule obligation: ne pas prendre cette boisson au sérieux. Boire et déguster sont deux activités bien distinctes ; il faut un peu de chaque pour une bonne soirée !


Marabout
19.90€
Gastronomie, vinNos meilleures ventes
L214 Une voix pour les animauxJean-Baptiste Del Amo

Grâce à la détermination de ses militants, L214 nous permet de croire que la lutte contre l’exploitation animale n’est plus une utopie mais une réalité, un combat, un débat qui anime toute la société. Aujourd’hui, L214 intrigue ses sympathisants comme ses détracteurs. De multiples articles et reportages interrogent son fonctionnement, cherchent à comprendre comment un simple groupe de militants est parvenu à faire voler en éclats la loi du silence face à la souffrance animale dans les élevages et les abattoirs. Parce que L214 est avant tout une aventure humaine mais aussi l’histoire collective d’un projet associatif en perpétuel mouvement, ce livre dresse un portrait honnête et sensible de l’association.
Au fil du texte, Jean-Baptiste Del Amo nous permet de comprendre comment quelques militants déterminés ont encouragé les médias et les plus hautes instances politiques à s’engager dans le débat et comment, aujourd’hui, notre société tout entière accepte de s’interroger sur ses habitudes de consommation et son rapport avec les animaux. Car en nous obligeant à ouvrir les yeux, L214 met à mal nos certitudes et nous invite à participer ni plus ni moins à une véritable révolution copernicienne : accepter que l’être humain n’est pas au centre du monde et que les autres animaux avec lesquels nous partageons cette Terre ne devraient pas pâtir systématiquement de nos actions.


Arthaud
19.90€
Essais
Se défendre, une philosophie de la violenceElsa Dorlin

En 1685, le Code noir défendait « aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons » sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l’État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s’armer. Aujourd’hui, certaines vies comptent si peu que l’on peut tirer dans le dos d’un adolescent noir au prétexte qu’il était « menaçant ».
Une ligne de partage oppose historiquement les corps « dignes d’être défendus » à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce « désarmement » organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense.
Des résistances esclaves au ju-jitsu des suffragistes, de l’insurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie de l’autodéfense politique. Sous l’histoire officielle de la légitime défense affleurent des « éthiques martiales de soi », pratiques ensevelies où le fait de se défendre en attaquant apparaît comme la condition de possibilité de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence éclaire la définition même de la subjectivité moderne, telle qu’elle est pensée dans et par les politiques de sécurité contemporaines, et implique une relecture critique de la philosophie politique, où Hobbes et Locke côtoient Frantz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, June Jordan ou Judith Butler.


Zones
18€
EssaisNos meilleures ventes
Le pouvoir des motsJudith Butler

Dans Le pouvoir des mots, Judith Butler analyse les récents débats, souvent passionnés, sur la violence verbale dirigée contre les minorités, sur la pornographie et sur l’interdiction faite aux homosexuels membres de l’armée américaine de se déclarer tels. Il s’agit pour elle de montrer le danger qu’il y a à confier à l’État le soin de définir le champ du dicible et de l’indicible. Dans un dialogue critique avec J. L. Austin, le fondateur de la théorie du discours performatif, mais aussi avec Sigmund Freud, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, Jacques Derrida et Catharine MacKinnon, elle s’efforce d’établir l’ambivalence de la violence verbale (du hate speech) et des discours homophobes, sexistes ou racistes : s’ils peuvent briser les personnes auxquelles ils sont adressés, ils peuvent aussi être retournés et ouvrir l’espace d’une lutte politique et d’une subversion des identités.


Editions Amsterdam
18€
Essais
Les amours suspenduesMarion Fayolle

Un homme marié ne peut s’empêcher de regarder les femmes et de leur plaire, de se sentir désiré par elles. Il charme les femmes mais arrête tout systématiquement avec elles au moment où leur amour pourrait s’accomplir. Il fige les sentiments à l’instant même où l’attirance est la plus grande. Cet homme se protège ainsi contre les souffrances et les déceptions qui pourraient anéantir la beauté et le réconfort qu’il trouve dans ces relations platoniques. Cet homme conserve précieusement toutes ses relations inaccomplies – ses amours suspendues – dans une chambre secrète ; ses amours suspendues prennent la forme de femmes congelées, statufiées. Souvent, il prend plaisir à s’enfermer avec les souvenirs de ces femmes qu’il a aimées. Il se souvient avec émotion de chacune d’elles : la femme rouge et fatale, la femme violette et maternelle, la femme jaune et souffrante. Jusqu’au jour où cet homme marié est quitté par celle avec qui il partage sa vie. Il ne l’a pas vu venir et se retrouve dans une très grande tristesse. Il se réfugie dans sa chambre secrète et décide de décongeler toutes ces amours suspendues, de redonner vie à toutes ces femmes dans une tentative désespérée pour retrouver le bonheur perdu…

Sublime album/comédie musicale chorégraphiée de Marion Fayolle !

« L’homme qui aimait les femmes » revue et animée par la plume chantante et dansante de l’auteure, on se surprend à fredonner les paroles, on pense à Demy, Minelli, Pina Bausch bien sûr ! Bref, c’est le cadeau conseillé ce jour ! Cécile


Magnani éditions
35€
BD, romans graphiquesNos meilleures ventes
Gérard, 5 années dans les pattes de DepardieuMathieu Sapin

Mathieu Sapin rencontre Gérard Depardieu en 2012. Il l’accompagne en Azerbaïdjan à l’occasion du tournage, pour Arte, d’un documentaire sur les traces d’Alexandre Dumas. Une relation unique se noue entre les deux artistes. Dès lors, Gérard Depardieu va inviter Mathieu Sapin à partager son univers, ses pensées (philosophiques ou triviales), ses coups de gueule, que ce soit lors de tournages, au Portugal ou aux quatre coins de l’Europe, d’un voyage exceptionnel en Russie ou, tout simplement, d’un repas dans la cuisine de son hôtel particulier parisien.

Où l’on apprend que Gérard Depardieu est quand même à peine humain, en tout cas vraiment pas comme nous, le commun des mortels. On le voit déambuler dans son appart’musée au milieu de ses oeuvres d’arts/investissements, et passer sa vie à la fois en slip et au téléphone à dealer toutes ses affaires. C’est fascinant, on porte un regard quasi ethnologique … Géraldine


Dargaud
19.99€
BD, romans graphiques
Les fantômes du vieux paysNathan Hill

Scandale aux États-Unis : le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public. Son assaillante est une femme d’âge mûr : Faye Andresen-Anderson. Les médias s’emparent de son histoire et la surnomment Calamity Packer. Seul Samuel Anderson, professeur d’anglais à l’Université de Chicago, passe à côté du fait divers, tout occupé qu’il est à jouer en ligne au Monde d’Elfscape. Pourtant, Calamity Packer n’est autre que sa mère, qui l’a abandonné à l’âge de onze ans. Et voilà que l’éditeur de Samuel, qui lui avait versé une avance rondelette pour un roman qu’il n’a jamais écrit, menace de le poursuivre en justice. En désespoir de cause, le jeune homme lui propose un nouveau projet : un livre révélation sur sa mère qui la réduira en miettes. Samuel ne sait presque rien d’elle ; il se lance donc dans la reconstitution minutieuse de sa vie, qui dévoilera bien des surprises et réveillera son lot de fantômes.
Des émeutes de Chicago en 1968 au New York post-11-Septembre en passant par la Norvège des années quarante et le Midwest des années soixante, Nathan Hill s’empare de l’Amérique d’aujourd’hui et de ses démons et compose avec beaucoup d’humour une fresque aussi ambitieuse que captivante.

Roman ambitieux écrit avec les tripes de l’auteur, on le sent. Le mécanisme redoutable mis en place pour nous narrer l’Amérique des années 60 à aujourd’hui fonctionne pleinement. Cécile 


Gallimard
25€
Romans étrangers
C'en est fini de moiAlfred Hayes

La vie sourit à Asher. Lui qui se rêvait écrivain est devenu scénariste à succès. L’argent rentre à flots aussi vite qu’il venait à manquer autrefois. Son logement miteux dans un quartier malfamé de New York s’est transformé en une maison luxueuse sur les hauteurs de Hollywood. Quand sa seconde épouse se lasse de cette dernière, Asher lui en achète une plus somptueuse encore. Mais lorsque les amis disparaissent tour à tour, que les contrats se tarissent et que le téléphone reste muet, que reste-t-il à Asher qui se rapproche dangereusement de la soixantaine?
De retour à New York, il fait la connaissance de son neveu et de la petite amie de ce dernier, Aurora d’Amore. La rencontre de ce couple si particulier, à la jeunesse si différente de la sienne, va lui faire connaître un souffle nouveau. Ce réveil n’est toutefois pas sans risques, car Michael et Aurora pourraient bien l’entraîner dans leurs jeux compliqués d’enfants terribles.
On retrouve dans ce roman les thèmes chers à Alfred Hayes – les affres du désir et de la création, les illusions perdues, la solitude – à travers une magnifique ode à la ville qui ne dort jamais.

Après le magnifique « Une jolie fille comme ça », voici qu’Agnès Desarthes a traduit cet autre roman du très grand romancier/scénariste Alfred Hayes. Un homme se perd ou se retrouve, on ne sait pas vraiment, dans les rues de New-York, les rues de son passé. Encore trop méconnu, Alfred Hayes se transmet comme un précieuse découverte… de la famille de Richard Yates, de ces hommes qui ont trouvé le chemin pour dire leur profonde mélancolie et leur état amoureux en manque. Une errance littéraire vivement conseillée. Cécile


Gallimard
17€
Romans étrangers
AventuresJohn Boorman

Les mémoires de John Boorman, cinéaste légendaire, lauréat de deux prix de la mise en scène à Cannes (Leo the Last, Le Général) et d’autres films culte (Delivrance, Le Point de non retour, Excalibur, Duel dans le Pacifique…) ou encore d’un diptyque autobiographique salué par la critique (Hope and Glory, Queen and Country).
Boorman revient sur sa carrière dans un récit drôle et passionnant, riche d’anecdotes de tournage, de ses diverses rencontres ou d’hommages à d’autres cinéastes (D.W. Griffith ou
David Lean). C’est aussi l’occasion pour cet amoureux de la nature de nous livrer de multiples réflexions sur l’art cinématographique et les coulisses de l’industrie hollywoodienne.

Un livre de mémoires drôle, pétillant, touchant, truffé de rencontres de cinéma ou d’aventures rocambolesques. Cécile


Marest éditeur
19€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Histoires du soir pour filles rebellesElena Favilli et Francesca Cavallo

100 DESTINS DE FEMMES HÉROÏQUES
DU MONDE ENTIER, D’HIER ET D’AUJOURD’HUI.

Mieux que tous les livres de contes de fées :
Elles sont pirates, scientifiques, espionnes, sportives, chanteuses, guerrières, reines, romancières…
100 femmes aux vies extraordinaires qui brisent les stéréotypes et encouragent filles et garçons à suivre leurs rêves.

« Comment proposer aux filles des modèles autres que de la paillette en boîte, de la princesse trop belle qui déniche un prince forcément très charmant ? Comment mettre dans la tête des garçons que le physicien Pierre Curie n’était pas le big boss de Marie Curie, que l’histoire de la boxe s’écrit aussi au féminin (Vas-y Mary Kom lève ton poing et montre ta médaille olympique) de même que le rap (l’Afghane Sonita Alizadeh en est la preuve) ?
 
Histoires du soir pour filles rebelles est là pour ça, valeureuse entreprise de décrassage des stéréotypes, en donnant à lire avec plaisir (très important) le destin de 100 femmes extraordinaires. Et il y a de quoi raconter. Oui, il était une fois l’Afro-Américaine Rosa Parks qui obtint l’interdiction de la ségrégation dans les bus américains. Ou encore l’architecte d’origine irakienne Zaha Hadid surnommée la «reine des courbes». Oui, on doit à la primatologue britannique Jane Goodall des centaines d’informations sur nos cousins les chimpanzés, et à la chinoise Zhang Xian des vocations de chefs d’orchestre chez les filles.
Les biographies sont fluides, couchées sur une page en vis-à-vis d’un portrait de l’héroïne (une soixantaine d’artistes ont été convoquée). Le message adressé aux lectrices limpide: «Rêvez plus grand, visez plus haut, luttez plus fort. Et, dans le doute, rappelez-vous: vous avez raison.» Autrement formulé : foncez. » (Libération, sept 17)

Les arènes
19.90€
JeunesseNos meilleures ventes
Choisir de ralentirNelly Pons

… et tous les autres titres de la collection « Je passe à l’acte » co-éditée par Actes Sud-Kaizen.

“Pas le temps”, “débordés”, “à la bourre”, “surbookés”… Croissance illimitée, surconsommation, hyperconnectivité, gains de performance et de productivité… Dans sa quête du toujours plus, le monde moderne nous plonge dans la frénésie d’avoir, de réussir. Une course folle dont le pendant est un inéluctable épuisement : de la planète, de ses ressources naturelles, mais aussi des hommes. Face à ce constat, une parade : ralentir.
Présenté ici comme une réponse, un choix éclairé face à l’emballement du monde, ralentir est bien plus qu’un simple outil au service de notre bien-être. C’est un art de vivre, au sens propre, qui nous invite à reprendre le pouvoir sur nos existences : une démarche consciente, qui se décide, s’apprend et se transmet.
Rescapée d’un burn-out, véritable effondrement physique et psychique, l’auteur nous accompagne dans la lecture de notre monde et la découverte, pas à pas, de cette nouvelle relation singulière qui pourrait nous unir à lui. Car si le monde ne cesse d’accélérer, le seul levier sur lequel nous avons le pouvoir d’agir, c’est nous-mêmes.

Parmi les autres titres que nous vous proposons aux Bien-aimés : Réparer nos objets ensemble / Débuter son potager en permaculture / Méditer puis agir / Rénover une vieille bâtisse / S’engager dans une AMAP / Manger moins (et mieux) de viande : une collection simple, pratique, efficace, intelligente, tournée vers la planète, engagée, qui donne des clés techniques … au petit prix de 8€


Actes Sud/Kaizen
8€
Essais
Les Demoiselles de Rochefort, histoires de SœursElsa et Natacha Wolinski

Le livre de trop sur Jacques Demy ? Eh bien non ! C’est aussi pétillant et coloré que ce film si joyeux de Demy. Le film a 50 ans cette année. Agnès et Rosalie Varda ont confié aux 2 demi-sœurs Wolisnki, fans du film, le soin de nous faire la visite du film. La qualité iconographique soigne l’hommage, on retrouve tous les plans et paroles stockés dans notre mémoire. C’est un grand livre joyeux sur un grand film du bonheur. (Forcément le cadeau parfait pour les amoureux de J. Demy parce qu’il y a encore des trouvailles, des photos rares etc…) Cécile


La Martinière
32€€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Dans la forêt de HokkaidoEric Pessan

Lorsque Julie plonge dans le sommeil, son monde bascule. L’adolescente se retrouve dans la forêt de l’île japonaise de Hokkaido, reliée physiquement à un petit garçon de sept ans. Abandonné par ses parents, il erre seul, terrifié, et risque de mourir de froid, de soif et de faim. Quel est le lien entre Julie et l’enfant perdu ? Roman 12-16 ans.

C’est comme si l’auteur avait dévoré tout Stephen King, tout Hayao Miyazaki et qu’il nous donnait sa version à lui de la force de l’imagination et du transport incroyable que cela génère. Voici un très très beau roman pour jeune lecteur (aguerri ou non) qui donne des ailes. Quand Julie s’endort, elle bascule au Japon… c’est magique. Cécile


Ecole des Loisirs
13€
JeunesseNos meilleures ventes
D’un trait de fusainCathy Ytak

1992. Mary, Monelle, Julien et Sami sont lycéens dans une école d’art. En cours de dessin, leur modèle préféré s’appelle Joos. Il est jeune, libre et beau. À l’âge des premières expériences amoureuses, l’épidémie de sida s’immisce brutalement dans leurs vies. La plupart des adultes se taisent et semblent ignorer la tragédie. Mary décide de briser le silence, d’affronter le regard de ses parents, de la société, et de s’engager.

Ils sont une bande d’amis, années 90, en Ecole d’art et leur modèle préféré se nomme Joos. Il est libre Joos et attire tous les regards, tous les désirs non avoués mais la maladie va toucher cet idéal. Très beau roman (merci aux éditions Talents hauts de faire confiance aux lecteurs … et aux auteurs un peu hors sentier battu) qui s’accapare le sujet du sida entre jeunes adultes, grands adolescents. Cécile


Talents Hauts
16€€
Jeunesse
Tortues à l'infiniJohn Green

Aza, seize ans, n’avait pas l’intention de tenter de résoudre l’énigme de ce milliardaire en fuite, Russell Pickett. Mais une récompense de cent mille dollars est en jeu, et sa Meilleure et Plus Intrépide Amie Daisy a très envie de mener l’enquête. Ensemble, elles vont traverser la petite distance et les grands écarts qui les séparent du fils de Russell Pickett : Davis.
Aza essaye d’être une bonne détective, une bonne amie, une bonne fille pour sa mère, une bonne élève, tout en étant prise dans la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles.
Aza, Daisy, Davis, trio improbable, trouvent en chemin d’autres mystères et d’autres vérités, celles de la résilience, de l’amour et de l’amitié indéfectible.

Après « Qui es-tu Alaska ? » et « Nos étoiles contraires », John Green signe son livre le plus personnel, celui qu’il veut écrire depuis de nombreuses années. Avec une lucidité bouleversante, ses personnages inoubliables racontent sa propre maladie, au cœur de sujets aussi intimes qu’universels : la difficulté à vivre, la quête d’identité.

Tendresse sans complaisance, écriture percutante, humour rédempteur, John Green l’incomparable vous fera rire, sourire et pleurer, plus que jamais.

Aza est la nouvelle héroïne de ce roman de J. Green où un père a disparu… Aza subit les conséquences de troubles de l’anxiété et va trouver les clefs pour vivre avec. Un chouette roman ado pour vivre avec ses différences et combattre comme il le faut l’adversité. Cécile


Gallimard
21€
Jeunesse
Je commence à lire en BDMathieu Grousson et Séverine Cordier

Belle idée que de donner les clefs aux enfants pour apprendre à lire une bande-dessinée comme il se doit. La série décline les aventures d’enfants et d’enseignants au sein de l’Ecole des animaux. C’est joyeux, éducatif et pédagogique. Cécile


Casterman
6.95€€
Jeunesse
La drôle de petite bibliothèqueD. Kunhardt & G. Williams

Écrites par Dorothy Kunhardt et illustrées par Garth Williams dans les années 1940, douze courtes histoires parfois absurdes mais toujours charmantes réunies dans un tout petit coffret.

Du grand art en miniature ! Notre gros coup de cœur va à ces 12 mini livres réunis pour un retour dans l’enfance garanti. Publiés en 1949 aux Etats-Unis et enfin édités en français, personne ne résistera aux dessins si beaux, à l’humour si grand. Un cadeau qu’on protège toute sa vie durant. Cécile


Memo
Jeunesse
Petites histoires de nuitsKitty Crowther

«Raconte-moi trois histoires» demande Ourson à sa maman…
Dooong Dooong, c’est l’histoire de la gardienne de la nuit qui sonne l’heure où les petits et lesgrands vont se coucher. «Je n’ai pas du tout sommeil», couine la petite hermine. «Couchetoi, dit la gardienne, et le sommeil t’attrapera.» Il y a aussi la grande aventure de Zhora, la petite fille à l’épée, qui cueille la plus belle mûre de toute la forêt pour sa maman.
Et puis celle de Bo, ce petit être toujours vêtu d’un manteau, qui se balade à la recherche
d’une miette de sommeil. «Maintenant, choisis ton étoile pour t’emmener jusqu’à demain»,
chuchote maman en bordant Ourson.

Une maman raconte trois histoires avant de laisser ourson s’endormir entouré de toutes les étoiles, et maman peut aller lire au coin de la cheminée. De toute beauté… et les trois contes sont originaux. Cécile


Pastel éditions
Jeunesse
La soifJo Nesbo

Une jeune femme est assassinée après un rendez-vous pris sur un célèbre site de rencontres. Les violentes marques de morsures trouvées sur le cadavre ne laissent pas de doute : il ne s’agit pas d’un simple fait divers comme tant d’autres, d’un tête-à-tête qui aurait mal tourné avec un maniaque arpentant le Web. C’est un prédateur particulièrement féroce qui a sévi, assoiffé de sang humain.
Lorsqu’un deuxième corps est découvert, mutilé selon la même mise en scène macabre, il semble clair qu’un seul homme peut mettre un terme aux agissements du tueur… Mais Harry Hole est réticent à l’idée de s’occuper de cette affaire. Désormais instructeur à l’École de police, apparemment libéré de ses démons et heureux avec son épouse, il s’est promis de ne plus mettre les siens en danger.
Malgré tout, un doute s’immisce en lui : ces meurtres pourraient être liés à l’unique enquête non résolue de sa carrière. Il comprend que le destin le place de nouveau face à un dilemme : mener une vie paisible et tirer un trait définitif sur son passé d’enquêteur, ou arrêter enfin le criminel qui lui a jadis échappé et qui continue de le hanter.

 

11ème enquête au compteur de Harry Hole. Jo Nesbo aime toujours autant l’ambiance d’équipe de policiers, dénouer les rouages d’une enquête, disséquer les relations de pouvoir, d’amour, de jalousie, d’admiration qui règne au sein de ce type d’équipe de spécialistes plus ou moins névrosés. Sans compter le portrait du serial killer lui-même complètement déjanté. Jo Nesbo mène cet 11ème épisode des prouesses de son enquêteur fétiche de mains de maître. Géraldine


Gallimard
21€
Littérature policière
L'été de KatyaTrevanian

À l’été de 1914, Jean-Marc Montjean, jeune médecin tout juste diplômé, revient s’installer à Salies, petit village du Pays basque dont il est originaire. Rapidement, il est appelé à soigner Paul Treville dont la jolie sœur jumelle, Katya, l’intrigue de plus en plus. Bien accueilli chez les Treville, le jeune homme devient un ami de la famille, qu’il fréquente assidûment en dépit d’une certaine ambiguïté dans leurs relations. Et même s’il devine derrière leurs hospitalité et bonnes manières un lourd et douloureux secret, il ne peut s’empêcher de tomber éperdument amoureux de Katya, quelles qu’en soient les conséquences.

À la fois histoire d’amour et thriller psychologique, L’Été de Katya est un roman à part dans l’œuvre de Trevanian, qui revisite avec virtuosité et nostalgie la Belle Époque et une certaine idée du romantisme.

On se régale à la lecture de ce roman/thriller tout à fait inédit, avec une touche désuète. Le décor de la campagne des années 10 en France est délicieux, même si on est à la veille de la grande boucherie de la guerre 14-18. L’histoire d’amour (frustrée évidement!) est centrale dans ce récit intriguant, stressant, plein d’ambigüité, dans lequel la tension monte mystérieusement et inexorablement. Un Trevanian original. Géraldine


Gallmeister
20.50€
Littérature policière
Emilie voit quelqu'un - 2Théa Rojzman et Anne Rouquette

Emilie a tout pour être heureuse. C’est du moins ce qu’elle se répète, sans comprendre pourquoi elle ne va pas si bien. Jusqu’au jour où elle se laisse convaincre de « voir quelqu’un ». Théa Rojzman, au scénario, et Anne Rouquette, au dessin, nous proposent de découvrir de façon à la fois précise et légère, à travers le parcours de leur personnage, quelques-unes des bases de la psychanalyse et de la psychologie.


Fluide Glacial
16€
BD, romans graphiquesNos meilleures ventes
Et si l'amour c'était d'aimer ?Fabcaro

Sandrine et Henri coulent des jours paisibles dans leur villa. Henri est un patron de startup épanoui et dynamique et Sandrine l’admire. Mais hélas la vie n’est pas un long fleuve tranquille… Un beau jour, Sandrine tombe sous le charme de Michel, un brun ténébreux livreur à domicile et chanteur de rock à ses heures perdues. Une idylle merveilleuse va alors se nouer entre eux. Mais la vie est-elle toujours du côté de l’amour ? Les sentiments purs et absolus ne sont-ils pas qu’une feuille morte emportée par le vent ? Un arc-en-ciel ne finit-il pas toujours par disparaître derrière les nuages ? Un hommage appuyé aux romans-photos et aux collections de romans à l’eau de rose. Si vous pensiez avoir fait le tour de la question sur ce genre de littérature de gare, laissez-nous vous proposer l’idée qu’on peut, en fait, aller beaucoup plus loin, grâce à Fabcaro.

Le retour en humour de Fabcaro ! L’auteur de l’inoubliable de « Zaï zaï zaï zaï » signe un faux roman-photo (sans les photos) hyper drôle, mélange d’humour noir et moins noir. On s’esclaffe ! Géraldine


6 pieds sous terre
12€
BD, romans graphiques
Les aventures de Ruben JablonskiEdgar Hilsenrath

Arraché à l’insouciance et l’espièglerie de l’enfance par la terreur nazie, le jeune Ruben Jablonski se retrouve à la sortie de la Seconde Guerre mondiale dans une situation désespérée. Libéré d’un ghetto, séparé de sa famille et à la recherche d’un nouveau destin, il s’engage dans un périple épique qui le conduit de la Roumanie aux États-Unis, en passant par l’Ukraine, la Turquie, la Palestine et la France…

Les réminiscences enfantines, l’humanité qui survit à l’horreur et l’amour de la littérature pour unique boussole confèrent aux Aventures de Ruben Jablonski une force et un humour rares. Edgar Hilsenrath a écrit ce roman en 1997 – bien après les autres livres qui lui avaient déjà apporté une renommée internationale – et il fait la bouleversante synthèse des quinze années qui ont vu sa vie basculer.

Edgar Hilsenrath a toujours écrit les événements de sa vie avec pas mal d’années de recul. C’est encore le cas avec ce récit qui narre son enfance et adolescence. Le jeune Edgar (ici Ruben) est balloté de pays en pays au gré de la Seconde Guerre mondiale. Il va vivre des épisodes traumatiques, comme beaucoup de Juifs de l’est. Il nous raconte cela avec force détails, beaucoup de puissance et une pincée d’humour, qui caractérise son écriture. C’est un livre au ton inédit qu’il est important et impressionnant de lire. Géraldine


Le Tripode
19€
Romans étrangers
Underground railroadColson Whitehead
Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord.
De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves qui l’oblige à fuir, sans cesse, le « misérable cœur palpitant » des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté.
L’une des prouesses de Colson Whitehead est de matérialiser l’« Underground Railroad », le célèbre réseau clandestin d’aide aux esclaves en fuite qui devient ici une véritable voie ferrée souterraine, pour explorer, avec une originalité et une maîtrise époustouflantes, les fondements et la mécanique du racisme.
À la fois récit d’un combat poignant et réflexion saisissante sur la lecture de l’Histoire, ce roman, couronné par le prix Pulitzer, est une œuvre politique aujourd’hui plus que jamais nécessaire.
« Un roman puissant et presque hallucinatoire. Une histoire essentielle pour comprendre les Américains d’hier et d’aujourd’hui. »  The New York Times

Albin Michel
22.90€
Nos meilleures ventesRomans étrangers
L'ordre du jourEric Vuillard

L’Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d’intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l’Anschluss par l’auteur de Tristesse de la terre et de 14 juillet.

Ils étaient vingt-quatre, près des arbres morts de la rive, vingt-quatre pardessus noirs, marron ou cognac, vingt-quatre paires d’épaules rembourrées de laine, vingt-quatre costumes trois pièces, et le même nombre de pantalons à pinces avec un large ourlet. Les ombres pénétrèrent le grand vestibule du palais du président de l’Assemblée ; mais bientôt, il n’y aura plus d’Assemblée, il n’y aura plus de président, et, dans quelques années, il n’y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants.

On se demande comment fait E. Vuillard pour nous mettre l’œil dans le trou de la serrure de l’Histoire ? Une lecture qu’on a envie de faire à voix haute, une attraction irrésistible à retenir ce qu’il nous apprend, bref, un récit captivant, qui éveille, qui réveille. Cécile


Actes Sud
16€
Nos meilleures ventesRomans français
Tiens ferme ta couronneYannick Haenel

Un homme a écrit un énorme scénario sur la vie de Herman Melville : The Great Melville, dont aucun producteur ne veut. Un jour, on lui procure le numéro de téléphone du grand cinéaste américain Michael Cimino, le réalisateur mythique de Voyage au bout de l’enfer et de La Porte du paradis. Une rencontre a lieu à New York : Cimino lit le manuscrit.
S’ensuivent une série d’aventures rocambolesques entre le musée de la Chasse à Paris, l’île d’Ellis Island au large de New York, et un lac en Italie.
On y croise Isabelle Huppert, la déesse Diane, un dalmatien nommé Sabbat, un voisin démoniaque et deux moustachus louches ; il y a aussi une jolie thésarde, une concierge retorse et un très agressif maître d’hôtel sosie d’Emmanuel Macron.

Quelle vérité scintille entre cinéma et littérature?
La comédie de notre vie cache une histoire sacrée : ce roman part à sa recherche.

Il est foufou ce nouveau roman de Yannick Haenel et c’est génial ainsi. L’histoire est inracontable, croise beaucoup l’amour des romans de Herman Melville et des films de Michael Cimino. L’auteur s’amuse avec ces deux génies et humblement rend hommage, y compris avec humour. Il donne furieusement envie de relire aussi Joseph Conrad (mais peut-être pas de revoir « Apocalypse now »), envie d’aimer Isabelle Huppert ou Diane chasseresse. Bref, c’est à la fois sérieux et loufoque. C’est assez rare en fait. Cécile


Gallimard
20€
Nos meilleures ventesRomans français
Là où se termine la terreAlain et Désirée Frappier

Ce roman graphique raconte 30 ans d’histoire du Chili à travers le regard du fils d’un écrivain chilien célèbre et engagé (Guillermo Atias) Pedro Atias. Ce jeune Chilien nous raconte sa vie avant l’exil en France, son enfance au Chili, l’origine de sa famille, sa lente prise de conscience des injustices, son entrée dans le militantisme politique de gauche durant les années qui précèdent l’élection éphémère de Salvador Allende. Son récit croise l’histoire politique, familiale, intime, amicale. C’est à la fois le portrait d’un jeune garçon qui se construit sentimentalement et politiquement et d’une société et un pays, le Chili, qui va être en proie au chaos politique. C’est au-delà de tout un portrait du Chili. Le livre est dédié à « tous les romantiques ». Il est très beau et nous en apprend beaucoup sous un mode de témoignage certes politique, mais bien souvent poétique parfois tellement le dessin y est doux et inventif. Géraldine


Steinkis
BD, romans graphiques
Paco les mains rouges, T.2Eric Sagot et Fabien Vehlmann

« Paco les mains rouges, Les îles » T2 (et fin) publié chez Dargaud, par l’endiablé duo nantais Eric Sagot (au dessin) et Fabien Vehlmann (au scénario).

Quatre ans après le précédent album, ce très beau récit replonge le lecteur dans l’enfer du bagne de Cayenne, dans les années 30. Un témoignage passionnant sur le sort réservé aux condamnés que la France envoyait croupir en Guyane. Pour traverser cet enfer tropical, les deux auteurs nantais nous font suivre le destin d’un jeune instit condamné à perpétuité pour un crime passionnel, qui devra s’endurcir pour espérer survivre. Géraldine


Dargaud
15.99€
BD, romans graphiques
Churchill, ManitobaAnthony Poiraudeau

« Churchill, Manitoba » narre le voyage de l’écrivain Anthony Poiraudeau (auteur de « Projet El Pocero » chez Inculte) dans cette lointaine contrée du nord Canada, Churchill, dans la province du Manitoba, située loin de tout et au carrefour de la toundra, la forêt boréale et la baie d’Hudson. Cette petite ville souvent engoncée dans la nuit, la neige, le froid, auto-proclamée la « capitale mondiale de l’ours polaire » est ici l’occasion de parler de mille choses qui font notre monde (le saccage de la culture amérindienne, la fascination du grand nord sur nombre d’entre nous, dont ici le musicien Glenn Gould, l’écrivain Julien Gracq, les explorations et l’ingérence sur la nature, le rapport à la solitude, la prégnance de l’enfance, ses traces indélébiles ..) et notre monde intérieur, tout au moins celui de l’auteur. L’association de tout cela est passionnant et inédit, magie de l’écriture, qui, là, on le sent, fut pensée et repensée. Le livre est un puzzle avec des pièces de multiples formes qui finissent par s’imbriquer en nous offrant tout à la fois un livre d’histoire, de voyage ou de contre-voyage, de quête intérieure, une plongée en enfance, une plongée en soi. Géraldine


Editions Inculte
15.90€
Romans français
SummerMonica Sabolo

Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs ?
Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences.
Comment vit-on avec les fantômes ? Monica Sabolo a écrit un roman puissant, poétique, bouleversant.

Nous sommes dans la tête d’un frère. Le frère d’une disparue. Il ne s’agit pas d’un polar mais le mystère rythme le roman. Summer a disparu au bord d’un lac l’été de ses 19 ans. Quand le roman commence, cela fait 24 ans que cette disparition hante ce frère, qui, tout jeune qu’il était à l’époque, était en admiration face à cette soeur magnétique. C’est aussi un livre sur les noeuds de famille, parfois si gros qu’on ne les voit pas, si durs à desserrer. Géraldine


JCLattes
19€
Nos meilleures ventesRomans français
L'année du lionDeon Meyer

« J’ai écrit L’Année du Lion avec ferveur. C’est une histoire qui m’a obsédé pendant cinq ans. » Deon Meyer

« Chargé d’émotion et d’atmosphère. Il y a des accents du magnifique roman La Route, de Cormac McCarthy, mais L’Année du Lion est encore plus captivant. »The Times

Ils ont tué mon père.
Je les aurai.
Après la Fièvre qui a décimé les neuf dixièmes de la race humaine, mon père, Willem Storm, a fondé Amanzi, une nouvelle colonie, et l’a menée du chaos à l’ordre, de l’obscurité à la lumière, de la famine à l’abondance.
Je suis Nico Storm, formé par Domingo à l’art de tuer.
Je détestais mon père et je le vénérais.
Ils l’ont abattu à Witput, dans notre beau Karoo, en bordure de l’ombre effacée d’un cercle d’irrigation.
Je vais trouver ses tueurs et je le vengerai.
Ce qui suit est mon histoire.

Né en 1958 à Pearl, Afrique du Sud, Deon Meyer est l’auteur unanimement reconnu de dix best-sellers traduits dans une trentaine de pays. Il vit à Stellenbosch, près du Cap.

Entre thriller et roman d’anticipation, Deon Meyer excelle à nous faire frissonner dans une ambiance de fin d’humanité. Très bon cru. Géraldine

 


Editions du Seuil
23€
Littérature policière
GlaiseFranck Bouysse

Au pied du Puy-Violent dans le cantal, dans la chaleur d’août 1914, les hommes se résignent à partir pour la guerre. Les dernières consignes sont données aux femmes et aux enfants: même si on pense revenir avant l’automne, les travaux des champs ne patienteront pas.
Chez les Landry, le père est mobilisé, ne reste que Joseph tout juste quinze ans, en tête à tête avec sa mère et qui ne peut compter que sur Léonard, le vieux voisin. Dans une ferme voisine, c’est Eugène, le fils qui est parti laissant son père, Valette, à ses rancoeurs et à sa rage: une main atrophiée lors d’un accident l’empêche d’accomplir son devoir et d’accompagner les autres hommes. Même son frère, celui de la ville, a pris la route de la guerre. Il a envoyé Hélène et sa fille Anna se réfugier dans la ferme des Valette. L’arrivée des deux femmes va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes.

Belle découverte ! La guerre 14-18 (comme « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaître), mais vue cette fois à l’arrière du front, dans la campagne misérable où des personnages fortement incarnés luttent pour leur survie mentale et matérielle.  Un roman à la psychologie puissante où l’intrigue nous tient en haleine. Un beau livre d’histoire également, la Grande Histoire qui a marqué bien des familles. Géraldine


La manufacture de livres
20.90€
Littérature policièreNos meilleures ventes
BondréeAndrée A. Michaud

A l’été 67, une jeune fille disparaît dans les épaisses forêts entourant Boundary Pond, un lac aux confins du Québec rebaptisé Bondrée par un trappeur enterré depuis longtemps. Elle est retrouvée morte, sa jambe déchirée par un piège rouillé. L’enquête conclut à un accident : Zaza Mulligan a été victime des profondeurs silencieuses de la forêt. Mais lorsqu’une deuxième adolescente disparaît à son tour, on comprend que les pièges du trappeur ressurgissent de la terre et qu’un tueur court à travers les bois de Bondrée.
Une écriture raffinée au service d’atmosphères angoissantes et de subtiles explorations psychologiques, dans la plus pure tradition de « Twin Peaks » de David Lynch.

Très bon thriller dans lequel l’atmosphère étrange du nord Canada a son importance. Elégance d’écriture, un certain humour et le sens du décalage pour cette auteure québécoise très reconnue en son pays. Géraldine

Bondrée vient d’être couronné du Prix Le Rivages des Libraires 2017. Ce prix est remis par un jury d’une centaine de libraires, dont la vôtre !


Rivages
7.90€
Littérature policièreNos meilleures ventes
De l'ardeurJustine Augier

Cet essai vient de recevoir le Prix Renaudot Essai 2017

Avocate, militante des droits de l’homme, figure de la dissidence syrienne, Razan Zaitouneh s’appliquait à documenter les crimes commis dans son pays par le régime mais aussi par les groupes intégristes, à recueillir la parole de ceux qui avaient survécu à la torture et à l’enfermement – quand, en décembre 2013, elle fut enlevée avec trois de ses compagnons de lutte. Depuis lors, on est sans nouvelles. De l’ardeur reconstitue son portrait, recompose le puzzle éclaté de la révolution en Syrie, et du °crime permanent˛ qu’est devenu ce pays.
En découvrant son combat et son sort, Justine Augier, qui a elle-même mis à distance ses premiers élans humanitaires, est saisie par la résonance que cet engagement aussi total qu’épris de nuances trouve dans ses propres questionnements. Récit d’une enquête et d’une obsession intime, partage d’un vertige, son livre est le lieu de cette rencontre, dans la brûlure de l’absence de Razan.
Plongée dans l’histoire au présent, De l’ardeur nous donne un accès précieux à cette réalité insaisissable dans son assassine absurdité, et si violemment parallèle à notre confort occidental peu à peu menacé. Et ce, dans un respect absolu de la dignité du langage, dans la lucidité d’une impuissance certaine et néanmoins étrangère à toute reddition.

Justine Augier a « rencontré » une absente. Quelques secondes d’un documentaire ont suffi a captiver la romancière pour partir à la recherche de cette jeune avocate syrienne, activiste jusqu’au bout et enlevée il y a bientôt 4 ans. « De l’ardeur » nous dit de quel feu brûle son héroïne, de quel feu brûle l’écrivaine qui nous raconte l’histoire et nous pose la question : qu’est ce que l’engagement ? Cécile


Actes Sud
21.80€
Essais
Ton pèreChristophe Honoré

Christophe vit à Paris avec sa fille de 10 ans. Un jour, la petite fille trouve un papier accroché à leur porte avec ces mots : « Guerre et paix : contrepèterie douteuse ». Très vite, tout s’emballe, devient presque polar. Qui a écrit ces mots ? Qui le soupçonne d’être un mauvais père ? Peut-on être père et gay, c’est bien la question qu’on est venu lui poser, de façon malveillante… À partir de cet événement et de la stupéfaction qu’il produit en lui, Christophe Honoré construit le fulgurant autoportrait romancé d’un homme d’aujourd’hui. Cinéaste, metteur en scène de théâtre et d’opéra, écrivain, auteur de livres pour la jeunesse, Christophe Honoré signe là un livre puissant d’une grande liberté.

Christophe Honoré a trouvé la forme pour porter des questions du politique vers le personnel. Qu’est-ce qu’être un père et un homosexuel en France aujourd’hui ? Que faire de ses références littéraires, cinématographiques disparues pendant les années sida ? Un roman mélancolique à souhait. On le referme en remerciant l’auteur d’avoir pris le temps de poser des mots justes pour répondre à nos besoins de consolation. Cécile


Mercure de France
Nos meilleures ventesRomans français
L'ivresse du sergent DidaOlivier Rogez

Soldat déprimé au sein d’une armée laissée à l’abandon, le sergent Dida se contente de survivre. Il ne croit plus en rien. Un jour pourtant, la chance s’arrête sur le seuil de sa vie.

Dans une station-service écrasée de soleil, un officier jette son mégot dans une flaque d’hydrocarbure. Ce mépris souverain pour la mort enflamme l’imagination du sergent. Il vient de rencontrer son héros…
Ici, dans cette terre d’Afrique de l’Ouest qui l’a vu naître, tandis que le dictateur se meurt, Dida entreprend son ascension vers le pouvoir. Mais le destin est une camisole. Saura-t-il s’en libérer ? Échapper au rôle que tous veulent lui faire jouer ? Editions Le passage

Grandeur et décadence d’un jeune homme qui espère changer le monde. Voilà le bel élan vital qui anime ce premier roman. On y croit, avec lui, puisque la chance a tourné du bon côté. On se met à s’enflammer pour les velléités de changer ce pays d’Afrique et que pour une fois, l’accès au pouvoir soit synonyme de révolution véritable, pour le peuple. On sent qu’Olivier Rogez connait bien les méandres des pouvoirs, divers et variés, et on pense à certains hommes qui ont marqué l’histoire récente du continent Africain et qui avait su trouver les mots pour enthousiasmer les foules, tel Thomas Sanakara.  Cécile

 


Le Passage
Romans français
L'art de perdreAlice Zeniter

L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

C’est avec finesse et intelligence, style également, qu’Alice Zeniter aborde son sujet, très en vogue en cette rentrée littéraire. Elle y narre l’histoire de la jeune Naïma, petite-fille de harki, née en France dans les années 80, et Parisienne branchée au moment du roman. Naïma arrive à un moment de sa vie où elle est relativement perdue, en tout cas en ce qui concerne son histoire familiale. Alice Zeniter lui fait remonter la pelote générationnelle et le roman débute dans les années 20 en pleines montagnes kabyles. Puis viendront la Seconde Guerre Mondiale et là, le front italien, puis la guerre d’Algérie, dans les montagnes, le positionnement plus ou moins spontané des Algériens dans tel ou tel camp, puis l’arrivée en France, le camp, les HLM, la descendance, Naïma elle-même … Ce long roman prend le temps et nous fait vraiment rencontrer les personnages. Nous traversons toutes ces étapes de vie, souvent douloureuses, avec douceur malgré tout. La douceur d’une écrivaine qui a elle-même malaxé cette question des origines, qui s’y est frotté sans doute avec passion, avant de nous livrer un texte de paix. Géraldine


Flammarion
22€
Nos meilleures ventesRomans français
Courir au clair de lune avec un chien voléCallan Wink

Sous une lune gibbeuse, un jeune homme nu traverse la nuit en courant aux côtés d’un chien galeux. À leurs trousses : Montana Bob et Charlie Chaplin, deux lascars prêts à tout pour récupérer l’animal et se venger du voleur.
Cette nouvelle, qui ouvre le recueil de Callan Wink, donne le ton : une énergie et une originalité qui saisissent le lecteur dès les premières lignes. Dans les grands espaces du Montana, tous ses personnages sont tiraillés entre le poids des responsabilités et les charmes de la liberté. Saluées par Jim Harrison et Thomas McGuane, les deux maîtres des lettres de l’Ouest américain, les nouvelles de Callan Wink, vibrantes d’intelligence et d’humanité, marquent l’arrivée tonitruante d’un jeune écrivain qui n’a pas fini de nous surprendre. éditions Albin Michel

Inoubliable recueil de nouvelles que celui-ci qui nous narre avec empathie et distance à la fois les destins d’américain/e/s désargenté/e/s de notre temps. Ils sont d’origine souvent modestes et les frustrations sont nombreuses qui leur font braver quelques interdits. Les héros de Callan Wink font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, un héritage du grand Ouest souvent minimal aussi bien matériellement que culturellement. Un nouvel auteur de l’Ouest apparait ici et on retrouve sous sa plume si fine la place de la frontière et les fantasmes qui vont avec. A découvrir absolument. Cécile  


Albin Michel
Romans étrangers
Me voiciJonathan Safran Foer

« Sam sentit que tout allait exploser, mais il ignorait précisément quand et comment. »

À la veille de sa bar-mitsva, le fils de Jacob et Julia Bloch est soupçonné d’être l’auteur d’injures racistes, ce qui lui vaut son renvoi du lycée. Pendant ce temps, Julia trouve sur le téléphone de son mari une série de textos pornographiques.

On pense aux Scènes de la vie conjugale de Bergman revues par Philip Roth. À une fable délirante à la Mel Brooks. Ou aux deux à la fois. Car dans le monde de Jonathan Safran Foer, tout peut arriver, le meilleur comme le pire. Dans ce roman dont les dialogues crépitent comme des balles, on découvre que la grande et la petite histoire ne font qu’un. On passe ainsi sans crier gare du sacrifice d’Abraham à une théorie de la masturbation, d’un portrait d’Oliver Sacks à une analyse de la situation au Proche-Orient, de l’éloge du désir à la nostalgie du bonheur familial.

Brillant, féroce, déchirant, désopilant, Me voici est l’œuvre la plus aboutie d’un écrivain dont le talent ne connaît plus de limites.

Un livre plaisir que l’on souhaite retrouver aussitôt quitté, le talent de J. S. Foer est immense à mettre en scène notre humanité. Si loin, si proche, ses morceaux de vies nous ressemblent forcément y compris dans leurs versants comiques. Cécile


L’Olivier
24.50€
Nos meilleures ventesRomans étrangers
Making ofXavier Durringer

Vous êtes au cinéma. Sur l’écran, un homme et une femme font l’amour. La lumière est magnifique, le cadre parfait. Un long mouvement de travelling, à peine perceptible, fixe l’instant. Ils s’aiment, c’est sûr ! Mais que s’est-il passé une heure avant et une heure après sur le plateau ? Ça, heureusement, assis dans votre fauteuil, vous ne le saurez jamais ! C’est ce qu’on appelle la magie du cinéma…

Un ancien taulard qui s’improvise acteur et s’obstine à ne pas dire son texte, son remplaçant retrouvé nu accroché à un arbre dans le maquis corse en train de manger des gambas, un assistant séquestré dans le coffre d’une voiture, une actrice qui se prend une mandale au moment le plus chaud d’une scène d’amour, et Corso, le réalisateur, qui entre tendresse et exaspération envers son équipe tente désespérément de maîtriser ce chaos…

Avec Making of, Xavier Durringer nous fait passer de l’autre côté du miroir et nous dévoile les coulisses rocambolesques d’un tournage déjanté. Il y a des voitures cassées, un restaurant de Calvi braqué, il y a des pleurs et des cris, des négociations secrètes, des tractations interminables… Et une incroyable histoire d’amour digne des meilleures comédies romantiques américaines. Vous pensez que tout ceci n’est que pure fiction ? Editions Le Passage

Un cinéaste est déchiré entre ses ambitions de création, de liberté dramaturgique et la réalité d’un tournage qui vaut mieux que rien. C’est irrésistible, mené tambour battant avec des scènes inoubliables de drôlerie. Un livre amoureux des comédiens et de celles et ceux qui prennent le risque de créer. Cécile


Le Passage
18€
Nos meilleures ventesRomans français
Mobile homeMarion Vernoux

« J’avais envie de raconter ma vie. Je croyais dur comme fer aux paroles dites. Avec lui, on pouvait discuter : du cinéma, des amis, des parents, des enfants mais pas d’amour. Et moi, ce qui m’intéressait, c’était l’amour.

Il a fallu que je perde toutes les batailles, que je me retrouve seule, loin, très loin de l’ambitieux projet qui m’animait, à savoir cumuler tous les amours, obtenir tous les trophées, être de toutes les fêtes, remplir tous les vides, que je contemple ce tas de ruines avec mes seuls yeux pour pleurer (les acteurs et témoins de ma déconfiture ayant quelques longueurs d’avance sur moi, depuis longtemps conscients que j’allais dans le mur) pour comprendre que j’avais cassé le précieux jouet qui m’avait été offert, tandis que je m’égosillais à répéter sur tous les tons : Aimez-moi, écoutez-moi, comprenez-moi, prenez-moi. » M.V.

À défaut d’avoir pu empêcher la mort de ses parents, la fin annoncée de son mariage, le déclin de sa carrière et l’arrivée de la cinquantaine, Marion Vernoux sauve les meubles. Maniant l’humour et la distanciation avec un art consommé de l’autodérision, elle nous entraîne dans une ronde où ceux qui l’entourent semblent défier le vieillissement et la mort. Un petit traité d’insolence et d’optimisme.


Editions de L’Olivier
Romans français
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