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Les jours enfuisJay McInerney

SORTIE en POCHE

Pour Russell et Corrine Calloway, la vie est belle : de lancements de livres en vernissages ou sorties dans la haute société new-yorkaise. Ils ont des métiers qu’ils adorent, une vie de famille parfaite, habitent à TriBeCa et passent leurs vacances dans les Hamptons. Et pourtant… Tandis que Russell s’épuise à faire vivre sa maison d’édition, Corrine retrouve Luke, son ancien amant.

Né en 1955, Jay McInerney vit à New York. Dans Les Jours enfuis, le lecteur retrouve les héros de Trente ans et des poussières et La Belle Vie (disponibles en Points).

« Un brillant retour. » Raphaëlle Leyris, Le Monde

« Le nouveau roman du plus new-yorkais des écrivains américains est un concentré de nostalgie » Philippe Chevilley, Les Échos

Nous avons beaucoup aimé retrouver les personnages des romans précédents, même si ce 3ème opus peut se lire également tout seul, sans avoir épluché « Trente ans et des poussières » et « La Belle Vie ». Grand talent de Jay McInerney pour croquer ce couple qui grimpe tout en craquant de presque tous côtés. New York est un personnage central du roman, un New York mouvant, pris dans le piège tentaculaire de la gentrification. Géraldine


Points
8.50€
Romans étrangers
N'essuie jamais de larmes sans gantsJonas Gardell

SORTIE en POCHE

Nouvelle édition dans la collection KayakPrix Libr’à Nous 2017 – catégorie roman étranger.

1982. Rasmus vient d’avoir son bac et quitte la Suède profonde pour la capitale. À Stockholm, il va pouvoir être enfin lui-même. Loin de ceux qui le traitent de sale pédé. Benjamin est Témoin de Jéhovah et vit dans le prosélytisme et les préceptes religieux inculqués par ses parents. Sa conviction vacille le jour où il frappe à la porte d’un homme qui l’accueille chaleureusement, et lui lance : « Tu le sais, au moins, que tu es homosexuel ? » Rasmus et Benjamin vont s’aimer. Autour d’eux, une bande de jeunes gens, pleins de vie, qui se sont choisis comme vraie famille. Ils sont libres, insouciants. Or, arrive le sida. Certains n’ont plus que quelques mois, d’autres quelques années à vivre. Face à une épidémie mortelle inconnue, toutes les politiques sociales ou sanitaires du « modèle suédois » échouent. Les malades séropositifs sont condamnés à l’isolement et à l’exclusion.

LE LIVRE que Cécile a adoré et porté depuis sa sortie. Vous avez été nombreux à vous laisser convaincre de le lire et beaucoup d’entre vous sont revenus aux Bien-aimés nous dire à quel point cela les avait bouleversés. La sortie en poche est l’occasion de trouver de nouveaux lecteurs à ce roman puissant. 


Gaïa
13€
Romans étrangers
Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfantsKenzaburo Oé

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des enfants d’une maison de correction fuient les bombardements et se réfugient dans un village de montagne. Leur éducateur les place sous l’autorité d’un maire convaincu qu’un mauvais enfant doit être supprimé «dès le bourgeon». Le jeune narrateur et son petit frère font partie de ce groupe de délinquants bientôt à la merci des villageois haineux, qui les contraignent à enterrer des animaux victimes d’une épidémie. Quand trois personnes meurent, contaminées, les villageois, pris de panique, abandonnent le village en y enfermant les enfants, qui prennent possession des maisons désertées et esquissent même les règles d’une vie en société. Temps suspendu, unique dans cette histoire de bruit et de fureur, où s’expriment les douceurs de la fraternité et les joies d’un premier amour. Malgré la présence d’un jeune Coréen et d’un soldat déserteur qui tentent de les aider, l’affrontement avec les villageois de retour ne pourra être évité.
Cette impressionnante fable sociale écrite en 1958 appartient à la grande veine de Kenzaburô Oé. Densité, richesse d’analyse, foisonnement de l’imagination, violence, émotion : toutes les qualités du Prix Nobel se trouvent réunies.

Vous parler de ce titre est également l’occasion de mettre un coup de projecteur sur la collection L’imaginaire qui se refait une beauté avec une nouvelle mise en page, de nouvelles couvertures, toujours avec un super catalogue de grands textes littéraires et de grands auteurs. Nous aimons beaucoup cette collection qui par exemple, édite des textes inédits ou rares ou tout simplement essentiels de William Faulkner, Salvador Dali, Sylvia Plath, Thomas Bernhard, Alejo Carpentier, John Updike, Vladimir Nabokov, Joseph Conrad … Géraldine


L’imaginaire Gallimard
8.50€
Romans étrangers
CalpurniaDaphné Collignon
D’après le roman de Jacqueline Kelly
Le magnifique dessin de Daphné Collignon révèle les enthousiasmes et les doutes de Calpurnia. À l’aube du XXeme siècle, la jeune fille affirme sa personnalité en se confrontant aux difficultés de l’adolescence . Laissez-vous gagner par son insatiable curiosité.

Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums. Aidée de son grand-père, un naturaliste  elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Nous sommes dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes de ses découvertes, elle affirme sa personnalité entre six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine et les bonnes manières ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?

J’ai adoré vivre les aventures de Calpurnia qui se découvre une passion pour les sciences et la nature. Mais en 1899, la condition féminine n’était pas celle d’aujourd’hui, alors sa passion n’est pas bien vue par tout le monde. Cependant, la jeune fille n’a pas peur d’affirmer qui elle est et ce qu’elle désire, je trouve ça formidable. Lecture légère et dessins doux à souhait. J’attends avec impatience la sortie du second tome. Coline, stagiaire aux Bien-aimés


Rue de Sèvres
14€
Jeunesse
Ghachar GhocharVivek Shanbhag

Un jeune homme, le narrateur, attend sa commande dans une coffee house de Bangalore. Tout est calme, en apparence, et l’ambiance indolente, pourtant notre homme est inquiet. Qu’est-ce qui le tourmente ainsi ?

Dans une prose précise, maîtrisée et condensée, Ghachar Ghochar explore les mécanismes complexes d’une famille, celle du narrateur, clan modeste qu’un commerce peu regardant a soudainement propulse dans un monde de riches. Cette opulence inattendue fragilise les rôles et l’identité de chacun, mettant à mal l’équilibre de la maisonnée. Les traditions vacillent, les luttes de pouvoir font rage, et tout devient ghachar ghochar, plonge dans un indescriptible chaos, un chaos que Shanbhag nous décrit avec délectation, subtilité et une douceur époustouflante.

Un roman en forme de parabole sur les affres de la richesse trop vite venue et la dégradation morale qui l’accompagne, campé dans une Inde tiraillée entre traditions et modernité.

Original, cette histoire clanesque nous immisce dans une communauté rare, au plus près de leur quotidien. Un roman qui a du charme. Traduit de la langue  « Kannada », ce n’est pas si commun ! Cécile


Buchet Chastel
14€
Romans étrangers
PlatineRégine Detambel

Platine est l’histoire d’Harlean Carpenter, dite Jean Har­low, l’actrice aux seins parfaits, la “Bombe” à la chevelure sans pareille, l’inspiratrice de Marilyn Monroe, premier sex-symbol du cinéma, qui tourna une vingtaine de films en à peine vingt-six ans d’existence, étoile montante fau­chée en pleine gloire par la maladie, et constamment au cœur de scandales.
Son emprisonnement, sa vie durant, dans une effrayante relation fusionnelle à sa mère, adepte de la Science chré­tienne, les exactions dont elle fut victime de la part d’un beau-père mi-incestueux mi-proxénète ne furent pas les seules aberrations de sa courte existence, ballottée d’af­faires de mœurs en coups et blessures, des bras du richis­sime Howard Hughes à ceux de Clark Gable, son dernier partenaire sur le tournage de Saratoga, en 1937.
Une vie de star ou l’effroyable jeunesse d’une belle femme trop convoitée qui voulait tenter de s’aimer et jouir de son propre corps malgré les diktats des maquilleurs et le feu des projecteurs qui lui crevassait la peau.
À travers le destin de cette comédienne broyée, comme des centaines d’autres, par les nababs des majors, et dont on ne cessa de dire, durant la cérémonie funéraire, qu’elle était aussi belle morte que vivante, Régine Detambel grave au scalpel l’impitoyable et flamboyant blason de l’oppression des femmes.

« Platine » plaît et dérange tout à la fois. Cette lecture m’a secouée par son côté cru, abrupte. En lisant ce livre, j’ai eu envie de douceur pour Jean Harlow, elle qui en a tant manqué, et ce livre n’est pas doux. Il est aussi cruel que le fut la vie de la jeune actrice.

Pour autant, cela m’a plu également car j’y ai vu une vraie filiation que l’on connait en effet, avec Marilyn Monroe, au-delà de leur aspect « platine ». Il n’était pas bon d’être une jolie jeune fille en ce temps-là dans les décors trompeurs des studios.

« Platine » intéresse et fend le coeur tout à la fois. Ce n’est pas une lecture neutre. L’Hollywood d’Harvey Weistein n’a rien à envier à l’Hollywood d’antan ! Géraldine


Actes Sud
16.50€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Les points communsSophie Poirier

« Ce matin, la tête appuyée sur la vitre du train, je réfléchis à cette histoire. Ça n’existe pas un livre où tous les personnages font le même métier… » Pourtant, alors que les paysages déroulaient et que Sophie Poirier se posait la question des personnages, des livres et du métier qui allaient se retrouver dans Les Points communs, elle y répondait déjà et vivait l’aventure, à bon rythme mais sans se hâter, d’aller de libraire en librairie et « de trains en bus de bateau en île de train en capitale de train en traversée vers le sud de train et de taxi » pour inventer son « périple ». Si vous embarquez dans Les Points communs avec elle, vous rencontrerez des libraires qui sont des personnages à tous les niveaux de lecture, libraires-résistants, libraires-engagés, libraires-rêveurs (mais les pieds sur terre), libraires-solitaires, une libraire des moments rares, une autre dans un « village perché – et ce banc délicieux accoudé aux livres et cette conversation et regarder l’océan-montagne qui s’enroule d’écharpe –« , d’autres encore qui ont fait ce choix-là d’une vie plus large, à leur image, et celle que vous imaginerez et qui vous fera  « comme lire un livre » , ou celui qui avait décidé d’inventer sa librairie itinérante avec « l’orage qui arrive face au camion, le parasol qui s’envole… » et celle pour qui « ouvrir une librairie, ce n’était même pas un rêve » et pourtant (…) Et sans doute que, comme l’auteur, vous serez « pris du vertige du livre » mais ce sera un doux vertige, de ceux qui vous entraînent ailleurs, plus loin, là où rêver et rire et s’émouvoir et s’éveiller et rêver encore est une liberté qui ne s’étiole pas.
Comme quand on pousse la porte d’une librairie.

Bon alors là, annonçons d’entrée de jeu que nous ne sommes pas objectives car Les Bien-aimés sont dans le livre ! Sophie Poirier a en effet fait une halte chez nous. Nous étions heureuses de la recevoir et de discuter avec elle de notre métier et de notre lieu. Mais l’intérêt du livre n’est pas là ! Il est dans la poésie que l’auteure arrive à insuffler à ce récit. Elle se balade de librairie en librairie mais surtout elle pose un regard tendre et curieux et nous propose une sorte de récit de voyage inédit, où les auberges dans lesquelles elle reprend souffle sont des librairies. C’est tout doux, empli de curiosité et écrit avec force poésie. Géraldine


Editions ici & là
15€
Romans français
Kill my motherJules Feiffer

À travers le destin de trois femmes fatales aux rêves enchainés, Feiffer revisite la grande dépression, les figures de l’Amérique de l’entre deux guerres dans une mise en scène éblouissante.

On se croirait dans un roman très noir ou un film type Le Faucon maltais, c’est à dire qu’on ne comprend pas tout à l’histoire mais ce qui compte c’est l’ambiance et il y en a, les personnages sont hauts en couleur et le trait, l’originalité du montage sont remarquables. Cécile


Actes Sud BD
25€
BD, romans graphiques
Ma chienne de vieJames Thurber

Les tribulations loufoques d’une famille farfelue – grand-père et chien compris – signées par l’un des maîtres de l’humour anglo-saxon « Quand j’atteindrai quarante ans, mes facultés se seront peut-être repliées, telle la corolle des fleurs au crépuscule, me laissant incapable d’écrire mes mémoires en y mettant la dose idoine de sobre inexactitude, ou alors, étant venu à bout de la tâche, incapable d’aller les porter à mon éditeur… » C’est donc en pleine force de l’âge, dès les années 1930 dans les pages du New Yorker, que l’auteur fait paraître Ma chienne de vie, autobiographie loufoque et illustrée racontant sa jeunesse au sein d’une famille farfelue de l’Ohio. De l’effondrement du lit paternel à la visite nocturne de bien étranges fantômes, des lubies du chien Muggs à celles d’un grand-père frappadingue hanté par la guerre de Sécession, James Thurber transfigure les petits événements de la vie en minuscules épopées tendres, drôles et cocasses. Écrivain et dessinateur, pilier de la rédaction du New Yorker durant plus de trente ans, James Thurber (1894-1961) fut un des grands talents de l’âge d’or du magazine, aux côtés de Robert Benchley, S. J. Perelman et Dorothy Parker. Si les textes d’humour de Thurber sont devenus des classiques constamment réédités dans les pays anglo-saxons, son style graphique sensible et naïf, très précurseur, eut aussi un impact considérable sur le dessin minimaliste d’après-guerre, de Charles Schulz et Jules Feiffer à Sempé. James Thurber est par ailleurs l’auteur de La Vie secrète de Walter Mitty (adapté plusieurs fois au cinéma, de Norman McLeod en 1947 à Ben Stiller en 2014) ainsi que de La Dernière Fleur, conte graphique traduit par Albert Camus (rééd. Wombat, 2018).

Allez-y, prenez-le pour vous ou offrez ce livre, vous ne serez pas déçu. Il y a tant de tendresse dans le regard de J. Thurber, on se sent bien dans ces familles nombreuses avec plusieurs générations sous le même toit, dans ces grandes maisons avec grenier. Un livre à grignoter ! Et pour l’anecdote une traduction notable dont nous profitons en français signée par Jeanne Guyon, éditrice enjouée et « bien-aimée » de chez Rivages.   Cécile


Wombat
15€
Romans étrangers
À la place du cœur saison 3Arnaud Cathrine

« Caumes, je viens de terminer ton livre : il est immonde. Je ne t’embrasse pas. Je ne t’embrasserai plus.
Esther
(Dis-moi, t’as quoi à la place du cœur ?!) »

Nous défendons très fort cette série littéraire depuis son 1er tome pour lequel nous avions d’ailleurs reçu son auteur. Le deuxième tome était tout aussi fort, pari réussi, le tome 3 clôt cette saga intime et universelle avec brio. Emotions garanties, intelligence des personnages qui évoluent en nous surprenant, la vie circule dans la littérature d’Arnaud Cathrine et cela fait beaucoup de bien. Cécile


Robert Laffont
16.50€
Jeunesse
La révolte des animaux mochesColine Pierré

Depuis qu’un langage universel a été inventé et permet à tous les êtres vivants, humains et non-humains, de communiquer, il n’y en a plus que pour les chevaux. Chevaux par-ci, chevaux par-là mais y en a marre à la fin ! Surtout qu’à cause d’eux, les animaux moches sont totalement snobés et méprisés. La révolte gronde ! Embarquez-vous dans une fable animale pas comme les autres !

Coup de coeur pour ce roman jeunesse (lecteurs disons entre 10 et 13 ans) qui fait la part belle à une discrimination évidente, celle des animaux moches que nous écrasons dès le plus jeune âge ou que nous détestons par principe. Ici tout le talent de Coline Pierré se met au service du plaisir du lecteur qui va suivre une bande de larrons prêts à faire leur révolution pour exister autrement, se faire accepter, se faire respecter.

Attention, à la fin du livre les enfants sauront très bien comment monter un projet révolutionnaire ! C’est drôle, brillamment amené, pas ennuyeux un seul paragraphe. Cécile


Le Rouergue
11.50€
Jeunesse
Homo sapienneNiviaq Korneliussen
Révélant une voix exceptionnelle, Homo sapienne suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu’à maintenant, a été laissé sous silence : Fia découvre qu’elle aime les femmes, Ivik comprend qu’elle est un homme, Arnaq et Inuk pardonnent et Sara choisit de vivre. Sur «l’île de la colère», où les tabous lentement éclatent, chacune et chacun se déleste du poids de ses peurs.
Niviaq Korneliussen manie une langue crue, sensible et indomptée. Elle parle du désir universel d’être soi, socialement, intimement, confiante que les cœurs et les corps sauront être vrais.
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Née en 1990, Niviaq Korneliussen a grandi à Nanortalik, au sud du Groenland. Homo sapienne marque un tournant dans l’histoire littéraire groenlandaise en rejoignant un lectorat en dehors de la terre natale. Selon The New Yorker, l’écrivaine inuite s’affirme avec ce premier livre comme la «nouvelle étoile du Nord».
« Homo sapienne » est un roman au ton original, et pas seulement parce qu’il nous immerge en culture inuit. L’écriture y est très contemporaine (l’intrigue avance souvent à coups de textos), les personnages sont également très modernes. Ils sont dans la fougue de la jeunesse (la petite vingtaine), envahis par leurs histoires d’amour, les questions liées à leur identité sexuelle en train de se définir. « Homo sapienne » peut également s’envisager comme une mini-série, avec des personnages préférés ou d’autres qui nous agacent. Une lecture tout à fait inédite ! Géraldine

La peuplade
21€
Romans étrangers
I'm every womanLiv Stromquist

C’est d’épouses, fiancées et copines dont il est question dans ce livre… Madame Elvis Presley, Madame Joseph Staline, Madame Jackson Pollock… et plein d’autres. Réunies par un seul et même destin : être les victimes d’hommes incapables de se comporter de façon normale et raisonnable avec leur partenaire. Qui étaient vraiment ces femmes et comment leur désir de vivre un amour romantique a pu pourrir à un tel point toute leur existence ?

Page après page, Liv Strömquist lance ses flèches empoisonnées contre l’ordre patriarcal. Elle en explore dans les moindres recoins les dispositifs de domination sans oublier de donner au passage, toujours avec l’humour cinglant et la légèreté qui sont les siennes, des réponses à des questions telles : Qui étaient les pires boyfriends de l’Histoire ? Pourquoi Ingmar Bergman a cru bon féconder toutes les femmes qu’en Suède avaient  des ambitions artistiques ? Pourquoi l’archange Gabriel a appelé les femmes des « putains » ? Pourquoi tous les enfants sont-ils des conservateurs bien de droite ? Et pourquoi les hommes qui plus défendent les valeurs de la famille nucléaire (à l’instar d’un certain Pape), ne vivent jamais dans des familles nucléaires ?

En s’appuyant sur des références qui vont de la sitcom Friends à la biographie de Staline de Simon Sebag Montefiore, Liv Strömquist poursuit avec intelligence et finesse sa critique sans concessions des valeurs masculines qui dominent la société contemporaine.

Bonheur de retrouver la suédoise Liv Strömquist ! Son nouvel angle d’attaque est le sort fait aux compagnes de personnages célèbres .. Comme toujours chez Liv Strömquist, les faits très documentés sont analysés et rendus avec force talent et humour. On rigole jaune, gris, vert, mais on rigole. Un super cadeau ou auto-cadeau. Géraldine


Editions Rackham
18€
BD, romans graphiquesNos meilleures ventes
Je me défends du sexismeEmmanuelle Piquet et Lisa Mandel

Naître fille ou garçon, cela change une vie. Dans beaucoup de domaines, cela influe sur nos occupations, la façon dont on s’habille, dont on communique avec les autres, les études que l’on mène, le métier que l’on choisit… Indépendamment de notre volonté, la société assigne aux filles certains comportements : cela peut engendrer des souffrances.
Pour les combattre, Emmanuelle Piquet puise dans son expérience et expose dans ce livre des exemples concrets (la répartition inégale de l’espace, les baisers forcés, les injonctions ou les remarques dégradantes sur le physique, les viols, les injures…) et propose des outils pour élaborer une stratégie de parade, des « flèches de résistance », adaptées à chaque situation. C’est actif, dynamique, original et profondément efficace !

Un très bon livre qui s’adresse en priorité aux jeunes filles (à partir de 10-11 ans, mais cela peut être lu bien après) qui ont besoin de conseils et de consolation quant aux difficultés sociales, personnelles, psychologiques qu’elles subissent du seul fait d’être une jeune fille dans un monde bien souvent sexiste. Le livre donne des exemples types de situations délicates, offensantes ou agressives et propose des réponses concrètes à ces outrages. C’est simple, sur un ton assez léger malgré tout et cela permet aux filles de ne pas se sentir seules, stigmatisées, mais comprises et accompagnées. Avec les dessins de Lisa Mandel ! Géraldine


Albin Michel jeunesse
10€
Jeunesse
L'appartementAndré Markowicz

« C’était le moment où tout bougeait en URSS, où la perestroïka entrait dans sa phase décisive. Un ami m’a dit que je pourrais peut-être acheter un appartement à Léningrad, pour regrouper le peu de choses qui restaient de ma grand-tante, et pour avoir un lieu où revenir. Avoir un lieu, refaire un lieu. Et le livre raconte comment, ce lieu, aujourd’hui – ce lieu physique – n’a jamais pu être le lieu mental que je cherchais. Comment le lieu physique, vivant, indépendant de vos désirs et de vos œuvres, vit de sa vie à lui, et, finalement, comment il rend le lieu mental encore plus inaccessible. C’est un livre sur le temps, sur ces vingt ans, sur le vieillissement, et, là encore, pas que ça. C’est un livre sur ma mère. C’est un livre – peut-être d’abord et avant tout sur le théâtre – qui est le “lieu” où je me suis toujours senti à ma place. » —André Markowicz

Ce n’est pas facile de dire mieux qu’André Markowicz au sujet de son livre « L’appartement ». Tout est en effet dit et bien dit ci-dessus. Nous rajoutons juste qu’il faut lire ce livre à tiroirs tout simplement parce que c’est un beau texte et qu’il résonne longtemps en soi après l’avoir refermé ! Géraldine


Editions Inculte
16.90€
Essais
DessousLeela Corman

Dessous décrit la vie tumultueuse de deux sœurs issues de la communauté juive dans le Lower East Side de New York du début du 20ème siècle.
Esther et Fanya sont deux sœurs jumelles, nées en 1900 dans ce quartier presque exclusivement composé d’immigrants en provenance d’Europe de l’Est et fraîchement débarqués aux États-Unis. Leur mère tient un atelier de confection et trompe allègrement son mari, un homme effacé. Les deux sœurs s’éloignent du giron familial dès l’adolescence, Fanya commence à travailler pour une avorteuse qui fera son éducation scolaire et politique. Esther, fascinée par des danseuses d’un théâtre burlesque local y prend des cours de danse tout en travaillant comme bonne à tout faire dans la maison close attenante. Les chemins des deux sœurs pourtant très liées l’une à l’autre vont progressivement diverger, Esther devient rapidement à la fois danseuse et prostituée, sous le nom de Delilah, connaît un grand succès auprès de la gente masculine fortunée et devient une actrice célèbre. Fanya va prendre la relève de l’avorteuse, et s’enfoncer dans la précarité, refusant de se marier avec son ami d’enfance, Sal.
Avec Dessous, Leela Corman décrit les difficultés de cette population immigrante du début du 20ème siècle à la veille de la grande dépression, mais brosse surtout le magnifique portrait de deux femmes libres.

Très belle BD en noir et blanc qui narre le destin torturé de deux soeurs juives (cela a son importance) dans un milieu immigré et misérable. C’est à la fois doux et cruel, triste mais pas que. C’est également une  immersion sans concession dans une banlieue de NYC il y a un siècle. Géraldine


çà et là
20€
BD, romans graphiques
La petite gauloiseJérôme Leroy

Dans une grande ville de l’Ouest, le temps est suspendu et l’on s’attend au pire. Enfin, si seulement on savait à quoi s’attendre… Mais il aurait fallu que l’indic parle plus tôt. Ou que le flic auquel il s’est confié avant d’être descendu ne soit pas lui aussi tué par erreur. Il aurait fallu que les types qui préparent le coup ne se retrouvent pas éparpillés aux quatre coins de la ville, planqués dans des caves et des entrepôts. Il aurait fallu que cette affaire-là ressemble à ce que l’on connait. Seulement qui pouvait prévoir que tout repose entre les mains d’une gamine encore au lycée, de cette petite gauloise mystérieuse et prête à tout pour que sa vie ait un sens. Après Le Bloc et L’Ange gardien, Jérôme Leroy, subtil observateur des dérives politiques et identitaires de notre société, nous offre un nouveau roman incisif et troublant.

Jérôme Leroy signe un polar original, hyper maitrisé, dans lequel il s’amuse avec les codes de la littérature policière et nous entraîne à bâtons rompus dans une intrigue contemporaine de terrorisme ficelée en 140 petites pages. Le livre est mince, mais le ton y est multiple : enquête, humour, thriller … Géraldine


La manufacture de livres
12.90€
Littérature policière
Le dernier stade de la soifFrederick Exley

Avec mordant et poigne, Exley décrit les profonds échecs de sa vie professionnelle, sociale et sexuelle. Ses tentatives pour trouver sa place dans un monde inflexible le mènent aux quatre coins du pays, mais surtout à l’hôpital psychiatrique d’Avalon Valley. Au gré des bars, des boulots et des rencontres improbables, l’obsession d’Exley pour la gloire, les New York Giants et leur joueur star, Frank Gifford, grandit. Dans ses mémoires fictifs, en plongeant la tête la première dans ce « long malaise » qu’est sa vie, Frederick Exley transforme la dérive alcoolisée d’un marginal en une épopée renversante. Chargé en grande partie de ce qu’il appelle « des fardeaux du chagrin » et de catastrophes ordinaires, ce premier roman est un époustouflant voyage littéraire. C’est hilarant. C’est touchant. C’est à la fois Nabokov et Bukowski et Richard Yates et Thomas Bernhard.

Il y a dans la citation de l’éditeur ci-dessus quelques-uns de nos écrivains préférés, alors forcément, cela intrigue … Il est vrai que la parenté est là et bien là. On retrouve cette atmosphère si particulière, reconnaissable entre toutes et dans laquelle on adore se lover. Alors oui, Frederick Exley est un des ces auteurs à découvrir ! Géraldine


Monsieur Toussaint Louverture
13€
Romans étrangers
Manhattan vertigoColin Harrison

Jennifer ne sait plus à quel homme se vouer. D’un côté, son mari, Ahmed Mehraz, businessman iranien à l’ascension irrésistible, qui caresse le rêve de grimper les échelons du pouvoir. De l’autre, Bill, son amour de jeunesse, gentil GI texan qui souhaite la ramener au pays. Fortune et amour. Soirées folles de New York et vie de femme au foyer. Jennifer veut tout. Pour l’aider à y voir plus clair, la jeune femme compte sur Paul Reeves, son voisin et confident.
Mais cet avocat quinquagénaire a d’autres préoccupations : mettre la main sur la plus vieille carte de New York, une oeuvre inestimable dont le bruit court qu’elle sera bientôt mise en vente. Et quand la diaspora iranienne et un tueur à gages mexicain viennent rebattre les cartes de ce triangle amoureux, une seule question se pose : qui sauvera sa tête et remportera la mise ?

Cela faisait sept années que les fans attendaient son dernier opus qui a nécessité quatre ans d’écriture. L’intrigue amoureuse du roman est l’occasion de faire un très beau portrait de NYC l’ambitieuse, la démesurée, l’obsédée du compte bancaire et des soirées de charité. Colin Harrison ausculte l’âme de New York, avec grand talent. A lire ! A dévorer à la sauce New yorkaise, aigre-douce qui pique un peu et laisse des sensations bizarres dans la bouche … Géraldine


Belfond noir
20.90€
Littérature policière
Batgirl à Super Hero HighLisa Yee

Batgirl est la nouvelle recrue du collège des super-héros. Mais la jeune fille se sent ordinaire à côté de ses camarades qui possèdent tous d’incroyables pouvoirs. Lorsqu’une productrice de télé la recrute pour participer au grand jeu-concours TéléGeek, Batgirl décide de faire ses preuves en se mesurant aux plus grands experts en informatique du pays…

Mais sa maîtrise des technologies va se retourner contre elle et provoquer une véritable catastrophe.

Je ne m’attendais à rien et bien, quelle ne fut pas ma surprise de sortir étourdie de cette lecture qui va  à 100 à l’heure, enjouée, drôle, débridée, malin, bref, pour tout lecteur qui aime beaucoup lire ou pas ça fonctionne forcément. Une super-héroïne attachante et une histoire qui va vite, l’important étant le bel échange inter-générationnel. Roman recommandé à toutes et tous. Cécile


Bayard éditions
6.90€
Jeunesse
Un toit entre nous et le cielClémentine Laurent-Polz et Céline Monvoisin

Page après page, c’est l’histoire d’un petit monde qui se façonne. C’est l’aventure d’une famille qui construit sa maison en lien avec la nature, au rythme des saisons. Maman, papa et moi y faisons notre place comme le ruisseau, le soleil et les fleurs. On imagine, on creuse, on fabrique à partir de ce qui nous entoure. Ainsi, une maison se dessine, se construit, accueillante au milieu du paysage. Maman et papa font apparaître la réalité de la maison, moi je regarde et je fais à ma manière, à mon échelle. J’apprends à inventer des possibles.

Pari réussi pour cette auto-édition nantaise, c’est beau, instructif et à partager en famille pour mieux envisager notre environnement réel, souhaité, rêvé. Cécile


Clémentine Laurent-Polz et Céline Monvoisin
15€
Jeunesse
Le photographe de MauthausenSalva Rubio, Pedro J. Colombo et Aintzane Landa

Comme beaucoup de ses camarades déportés dans le camp de Mauthausen, Francisco Boix ne pensait qu’à survivre à ce cauchemar éveillé. Mais lorsqu’il croise le chemin du commandant Ricken, esthète nazi des plus pervers, qui prend plaisir à photographier l’horreur, le jeune homme comprend qu’il tient là un témoignage unique. À condition de parvenir à faire sortir les photos du camp…

L’histoire vraie d’un témoin à charge du procès de Nuremberg, et de son combat pour la vérité et le souvenir.

Je n’oublierai jamais l’histoire incroyable de Francisco Boix, grâce à cette BD une fois de plus indispensable pour notre mémoire. La BD donne beaucoup d’éléments historiques à la fin pour aller plus loin, c’est judicieux car on ne peut jamais tout dire en un album. Salva Rubio, historien, a tout fait pour rester le plus proche des événements connus, sans ajouter de pathos. Cécile


Le Lombard
19.99€
BD, romans graphiques
La daronneHannelore Cayre

« On était donc fin juillet, le soleil incendiait le ciel ; les Parisiens migraient vers les plages, et alors que j’entamais ma nouvelle carrière, Philippe, mon fiancé flic, prenait son poste comme commandant aux stups de la 2e dpj.

– Comme ça on se verra plus souvent, m’a-t-il dit, réjoui, en m’annonçant la nouvelle deux mois auparavant, le jour de sa nomination.

J’étais vraiment contente pour lui, mais à cette époque je n’étais qu’une simple traductrice-interprète judiciaire et je n’avais pas encore une tonne deux de shit dans ma cave. »

Comment, lorsqu’on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l’existence… qu’on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l’eau tout en élevant ses enfants… qu’on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d’heures d’écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir… on en arrive à franchir la ligne jaune ?

Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d’un Go Fast et on le fait l’âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt… disons… un détachement joyeux.

Et on devient la Daronne.

Polar tout en humour ! L’ héroïne est border, une filoute à laquelle on s’attache. On est loin du polar qui décline incessamment les mêmes clichés. Celui-ci est inventif à souhait ! On a une seule envie : continue à suivre les filouteries de la Daronne. Géraldine 


Editions Points
6.60€
Littérature policière
DésorientaleNégar Djavadi

Si nous étions en Iran, cette salle d’attente d’hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s’enchaîneraient bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, Kimiâ a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l’étourdissant diaporama de l’histoire des Sadr sur trois générations: les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l’adolescence, l’ivresse du rock, le sourire voyou d’une bassiste blonde…
Une fresque flamboyante sur la mémoire et l’identité; un grand roman sur l’Iran d’hier et la France d’aujourd’hui.

Bien écrit, bien ficelé, bien documenté, « Désorientale » est un livre qu’on ne lâche pas. Il nous amène sur la planète Iran, une planète toute en bosses et creux, dont certaines aspérités politiques ont bien des ricochets en France. Un livre à la fois romanesque et instructif. Géraldine 


Liana Levi
11€
Nos meilleures ventesRomans français
Règne animalJean-Baptiste Del Amo

Règne animal retrace, du début à la fin du vingtième siècle, l’histoire d’une exploitation familiale vouée à devenir un élevage porcin. Dans cet environnement dominé par l’omniprésence des animaux, cinq générations traversent le cataclysme d’une guerre, les désastres économiques et le surgissement de la violence industrielle, reflet d’une violence ancestrale. Seuls territoires d’enchantement, l’enfance – celle d’Éléonore, la matriarche, celle de Jérôme, le dernier de la lignée – et l’incorruptible liberté des bêtes parviendront-elles à former un rempart contre la folie des hommes?
Règne animal est un grand roman sur la dérive d’une humanité acharnée à dominer la nature, et qui dans ce combat sans pitié révèle toute sa sauvagerie – et toute sa misère.

Grande découverte littéraire que fut ce roman, un auteur à suivre désormais sans relâche. A noter également que Jean-Baptiste Del Amo, au-delà de ce roman, s’est beaucoup impliqué dans la lutte pour la cause animale et qu’il a fait un formidable travail sur l’association L214 à travers le livre « L214, une voix pour les animaux ». Cécile


Folio
8.30€
Romans français
SurdoseAlexandre Kauffmann

Rentrée littéraire hiver/printemps 2018

Ce livre est un polar, et pourtant tout est vrai. À Paris, en 2016, un dentiste, une étudiante et un informaticien sont morts d’une overdose. Le premier après avoir consommé de la cocaïne, la deuxième de la MDMA et le troisième une drogue aphrodisiaque prisée de certains milieux gays. Le groupe Surdoses, unité spéciale de la brigade des stupéfiants, enquête sur les trois affaires. À partir d’indices récoltés sur les corps et les téléphones des défunts, les policiers remontent jusqu’à un “cocaïne call-center” de la capitale, un bar à chicha de Sevran et un site internet fantôme d’Amsterdam. Après un an d’immersion au sein de l’unité Surdoses, le journaliste Alexandre Kauffmann nous embarque pour une plongée en apnée dans l’intimité des victimes, des enquêteurs et des dealers.

Le journaliste Alexandre Kauffmann s’est essayé, avec brio, à un type de récit encore un peu rare en France : la non fiction narrative. Sorte de reportage au long-cours, articulé autour de « personnages » réels. Tout y est vrai même si le style général fait pencher l’impression du lecteur vers le roman. C’est une façon « digeste » de nous faire pénétrer un milieu assez trash, celui de la drogue et plus précisément de la lutte anti-drogue d’une unité spécialisée à Paris. L’auteur réussit son pari et on ressort de cette lecture un peu lessivé car ce qu’on y apprend est dur, comme le réel peut l’être. C’est passionnant et cela permet de mieux cerner les enjeux personnels et sociétaux des pratiques de drogue en France de nos jours. Géraldine


Goutte d’Or
17€
EssaisLittérature policière
Un si beau diplômeScholastique Mukasonga

Rentrée littéraire hiver/printemps 2018

Comment sauver son enfant d’une mort certaine ? Faut-il, comme le croit le père de l’auteur, faire confiance à l’école afin qu’elle obtienne un «beau diplôme»? Ainsi elle ne serait plus ni hutu ni tutsi : elle atteindrait le statut inviolable des «évolués».
C’est justement pour obtenir ce certificat que l’auteur sera obligée de prendre le chemin de l’exil. Elle passera de pays en pays, au Burundi, à Djibouti puis en France. Tantôt les chances que lui promettait ce précieux papier apparaissent comme une certitude, tantôt elles se volatilisent tel un mirage. Comme le lui avait dit son père, ce «beau diplôme» sera le talisman, toujours source d’énergie, qui lui permettra de surmonter désespérance, désillusions et déconvenues.
L’auteur revient ici à la veine autobiographique, avec ce style fluide, plein d’humour et de fantaisie qui rend passionnant le récit de ses souvenirs, si douloureux soient-ils parfois.

Au-delà de cette histoire de diplôme qui fut un des fils rouges de l’existence malmenée de l’écrivaine, ce récit est une plongée passionnante en terre africaine. L’histoire récente, les moeurs, les traditions, les relations de famille, rien ne fut simple pour l’écrivaine qui a subit le génocide de plein fouet (toute sa famille fut décimée). Elle revient sur tout cela avec distance, émotion, douceur malgré tout. Géraldine


Gallimard
18€
Romans français
Chroniques d’une citoyenne ordinaire engagéeMuriel Douru

Muriel Douru dresse dans ces 200 billets d’humeurs, le portrait de notre société à travers son regard de femme engagée, libre, citoyenne, vegan, écolo, mère de famille, s’interrogeant sur la société dans laquelle nous vivons. Muriel décortique l’actualité, dénonce l’injustice et la société bien-pensante, dézingue sans relâche les clichés et nous interpelle :  » Allons nous garder encore longtemps la tête dans le sable ? « . Mais elle reste une incorrigible optimiste malgré les cataclysmes écologiques et politiques annoncés. Elle partage également ses coups de coeur, ses coups de gueule, ses émotions avec pudeur mais convictions, les grandes joies que la vie peut réserver, les petits tracas du quotidien. Tendre, rebelle, engagée (dans la cause humaine et animale), Muriel est une femme moderne : profondément humaine et attachiante ! Chaque page est le miroir de notre société, entre éclats de rire et larmes. Son objectif nous faire réagir ! Tout y passe : écologie, politique, vie quotidienne, aberrations administratives, éducation des enfants (et des adultes), vivre ensemble……

Ce que ça fait du bien de se retrouver, de se sentir comprise, de ne plus se sentir seule dans ses combats. C’est ce que provoque très rapidement la lecture de ce journal graphique qui regorge de vie, d’anecdote, de lutte et d’espoir. Cécile



Hugo et compagnie
16.95€
BD, romans graphiquesNos meilleures ventes
Assommons les poètes !Sophie G. Lucas

Rentrée hiver/printemps 2018

Assommons les poètes !  est un clin d’oeil à Baudelaire et à son poème Assommons les pauvres !  Parce que la place de la poésie contemporaine dans le paysage littéraire en France est pauvre, alors que paradoxalement, elle est si vivante, si riche, si remuante. Mais en marge.

Etre poète, c’est emprunter un chemin qui ne nous mènerait nulle part : ni reconnaissance matérielle ni reconnaissance sociale. Mais on s’en fiche. C’est plus fort que nous. On y va. Et plus qu’écrire, c’est une manière de vivre, d’être au monde, de ne pas trouver sa place, parce que toujours inconfortable. Ecrire de la poésie de nos jours, est une forme de résistance. Tout comme s’assumer comme poète, ce que l’on met du temps à dire, comme si on usurpait une place, où que l’on portait un vêtement trop grand.

Sophie G. Lucas

Un texte délicat, drôle et intelligent sur la « position » de poète de nos jours en France. Quel plaisir de retrouver l’humilité et le talent d’écriture de Sophie. G. Lucas ! Il y a de l’humour et de l’intelligence, le tout est finement dosé, finement écrit, finement pensé. On est fan ! Géraldine


La contre-allée
10€
Poésie/théâtre/danseRomans français
Truffe et machinCamille Jourdy, Émile Cucherousset

Aujourd’hui, Truffe et Machin, les frères lapins, sont à court d’idées, en panne totale d’aventures. Pas une bêtise à l’horizon. Alors, le long de la voie ferrée, ils attendent patiemment qu’une idée folle, comme attraper son ombre au lasso ou toucher son nez avec sa langue, surgisse. Mais rien n’y fait.
La situation est très grave.
Surtout, que Machin vient de faire oublier à Truffe un début d’idée, à cause de son estomac qui crie, comme toujours, famine. Sauf à espérer un miracle, l’ennui les attend dans leur terrier grand comme une boîte à sardines.
Quand, soudain, Truffe aperçoit un truc phosphorescent tapi sous un roncier. Il en est certain, il a retrouvé son idée royalement lumineuse. Truffe et Machin n’ont plus qu’à l’attraper. Mais l’idée du siècle a des ailes et est bien décidée à faire l’andouille volante.

Très très drôle et coquin ! nous vous le recommandons vivement en première lecture. Cécile


Memo
8€
Jeunesse
Ecoute la ville tomberKate Tempest

Rentrée hiver 2018

Becky, Harry, Leon. Ils quittent Londres en pleine nuit, une valise d’argent pour seule ressource, avec la furieuse envie d’échapper à tout et de se réinventer. Comment en sont-ils arrivés là ? Que cherchent-ils à fuir ?
Kate Tempest attrape le lecteur à chaque phrase en évoquant ces enfants du désordre, abîmés par la solitude et les déceptions avant même d’avoir trente ans, mais qui s’obstinent à poursuivre leurs rêves. Vendre de la drogue, danser, s’étourdir, ne sont que des manières d’essayer de vivre, intensément, éperdument.

Née en 1985 à Londres, Kate Tempest est romancière, dramaturge, poétesse et chanteuse.
Véritable phénomène musical et littéraire, couverte de récompenses en Angleterre, elle crée la sensation à chacune de ses performances sur scène. En 2016, elle a écrit une chanson devenue un véritable hymne pour nos temps troubles, Europe is lost. Son premier roman, Écoute la ville tomber, a connu un succès retentissant dans le monde entier et l’a imposée comme « la voix unique de notre époque » (The New York Times).

On a mis la main sur la Virginie Despentes d’outre-Manche. C’est Kate Tempest ! Sexe, drogue, rock’n’roll & littérature … Géraldine


Rivages
22.50€
Nos meilleures ventesRomans étrangers
Des jours d'une clarté stupéfianteAharon Appelfeld

Rentrée hiver 2018

Theo Kornfeld a vingt ans lorsqu’il quitte le camp de concentration que ses gardiens viennent d’abandonner à l’approche des Russes. Il n’a qu’un seul but : retrouver la maison familiale. Errant sur les chemins, blessés au plus profond d’eux-mêmes, les déportés qu’il croise lui rappellent l’horreur à laquelle il a survécu, tandis que d’autres figures émergent de son passé. Celle de sa mère, Yetti, une femme à la beauté exceptionnelle, au caractère fantasque, qui aimait les églises, les monastères et l’œuvre de Bach. Celle de Martin, un père trop discret que Theo va apprendre à mieux connaître.

Des jours d’une stupéfiante clarté raconte son voyage à travers les paysages d’Europe centrale baignés de lumière. Chaque rencontre suscite en lui d’innombrables questions. Comment vivre après la catastrophe ? Comment concilier passé et présent, solitude et solidarité ? Comment retrouver sa part d’humanité ?

Par-delà le fracas de l’Histoire, ce livre admirable est le récit d’une résurrection.

S’il était l’organe de l’œuvre de Aharon Appelfeld, ce livre serait le cœur. Ce cœur qui a cessé de battre quasiment en même temps que la publication française de ce dernier roman. Ce cœur qui s’est acharné à retrouver le chemin des vivants après l’expérience des camps nazis. Le double littéraire de Aharon, Théo, sort là des camps et part en errance à travers champs et forêts, en direction, espère-t-il, des siens. Très beau roman de ce grand écrivain qui fut, pour reprendre ses mots, un homme « qui écrit sur les hommes juifs ».  Géraldine


Editions de l’Olivier
20.50€
Romans étrangers
Fontaine, autobiographie de l'urinoir de Marcel DuchampTeodoro Gilabert

Rentrée hiver 2018

« Je voyais mal monsieur Duchamp fabriquer un urinoir en faïence dans son studio. Ah oui, je parle beaucoup, mais j’ai omis de me présenter. Je suis un urinoir — certains grossiers personnages disent une pissotière —, un modèle à dos plat Bedfordshire, très classique, fabriqué par la J.L. Mott Iron Works, à Trenton, dans le New Jersey. J’étais manifestement devenu une œuvre d’art, grâce à cet homme héroïque venu de France en évitant les torpilles des sous-marins allemands pour me libérer de mon showroom de la 5e avenue. »

Cent ans après le refus de son exposition à la Société des artistes indépendants de New York, l’urinoir de Marcel Duchamp se raconte…

Il y a un peu plus de cent ans, le fameux urinoir de Marcel Duchamp faisait scandale dans le monde de l’art. Il était refusé lors de la première exposition des artistes indépendants de New York en 1917. Présenté sous le titre Fountain, il est jugé vulgaire et recalé. L’artiste français l’avait acheté dans un magasin de sanitaires de New York et signé d’un « R. Mutt 1917 ». Reproduit en plusieurs exemplaires, Fountain trône aujourd’hui au Centre Pompidou mais aussi au musée d’Art moderne de Rome et au Moderna Museet de Stockholm. L’écrivain Teodoro Gilabert s’est mis dans la tête de l’urinoir originel, celui qui avait été choisi par Marcel Duchamp et qui a sombré dans l’oubli. Un texte à la fois documenté et très drôle. Géraldine


L’oeil ébloui
15€
Romans français
Les rêveursIsabelle Carré

Rentrée hiver 2018

« On devrait trouver des moyens pour empêcher qu’un parfum s’épuise, demander un engagement au vendeur – certifiez-moi qu’il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans un grand magasin, retrouvent l’odeur de leur mère, d’une maison, d’une époque bénie de leur vie, d’un premier amour ou, plus précieuse encore, quasi inaccessible, l’odeur de leur enfance… »
I. C.

Quand l’enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l’époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d’écriture.

Un récit très attachant, sans fard ni faux-semblant, à la fois cruel et doux, triste, drôle et tendre. Nous partageons là l’enfance d’Isabelle Carré qui fait voler en éclats l’image lisse qui lui colle à la peau. Le lecteur se laisse happé par cette vie pas simple racontée simplement, mais avec toutes les nuances qu’une belle âme et une belle plume conjuguées apportent à ce récit-roman puissant. Géraldine


Grasset
20€
Nos meilleures ventesRomans français
En camping-carIvan Jablonka

Rentrée hiver 2018

Le camping-car nous a emmenés au Portugal, en Grèce, au Maroc, à Tolède, à Venise. Il était pratique, génialement conçu. Il m’a appris à être libre, tout en restant fidèle aux chemins de l’exil. Par la suite, j’ai toujours gardé une tendresse pour les voyages de mon enfance, pour cette vie bringuebalante et émerveillée, sans horaires ni impératifs. La vie en camping-car.

I. J.

Ivan Jablonka est historien et écrivain. Il a publié au Seuil, dans « La Librairie du XXIe siècle », Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus prix du Sénat du livre d’histoire 2012) et Laëtitia ou la fin des hommes (prix Médicis 2016).

Dans ce livre, Ivan Jablonka esquisse une socio-histoire de son enfance, transformant l’autobiographie en récit collectif, portrait d’une époque.

Ivan Jablonka passe en revue ses vacances en camping-car, avec son regard distancié d’adulte, d’écrivain, d’historien, de fils. Il nous offre un livre labyrinthe avec plein d’entrées possibles, plein d’angles de vue. Ce trajet en camping car est tout à la fois un regard sur l’enfance, la transmission familiale, la France des 80’ … Géraldine


Le Seuil
17€
Romans français
Quichotte. Autoportrait chevaleresqueEric Pessan

Rentrée hiver 2018

S’est-on jamais demandé ce que ferait Don Quichotte aujourd’hui ?
Accablé par les nouvelles venues des quatre coins du monde, toutes plus terribles les unes que les autres, l’auteur de ce livre ne trouve de consolation que dans la littérature. Là se trouve l’ultime façon de résister au monde tel qu’il est. Là se trouvent les héros. Là se trouve le fabuleux chevalier à la triste figure, que l’auteur invite à revenir parmi nous.
Notre triste époque ne fourmille-t-elle pas d’éplorés à protéger, de torts à redresser ?
Et si, mieux encore que la consolation, de la littérature venait le salut ?

Et si Don Quichotte revenait mettre un peu d’ordre dans notre société contemporaine ? C’est le rêve que s’offre Eric Pessan dans son dernier roman. Livre à fort potentiel subversif ! (et en plus, cocorico, les pas du Quichotte le mènent à Nantes …) Géraldine


Fayard
20€
Romans français
La Ballade silencieuse de Jackson C. FrankThomas Giraud

Rentrée hiver 2018

Durant son enfance, Jackson C. Frank est rescapé de l’explosion d’une chaudière qui embrase son école de la petite ville de Cheektowaga, dans la banlieue de Buffalo (Etat de New York). Ses brûlures lui valent une greffe au visage. Au cours de sa longue convalescence à l’hôpital une guitare lui est offerte. Ce cadeau soulage ses mois de calvaire et sert alors de guide à une voix et une vocation naissantes. La Ballade silencieuse de Jackson C. Frank est un récit qui imagine ce qu’a pu être la vie de cet auteur compositeur interprète folk américain – contemporain de Bob Dylan – à travers ses drames, ses hasards, ses rencontres… Surtout, ce texte tente de comprendre comment il put concevoir son seul et unique album et ensuite tomber dans le silence et l’anonymat.

Après s’être intéressé avec talent à l’adolescence d’Elisée Reclus dans son précédent roman, Thomas Giraud a repris sa plume fine et aiguisée pour nous faire découvrir le destin cabossé du musicien relativement inconnu Jackson C. Frank. De l’art de nous rendre curieux et fasciné par une vie que nous découvrons (presque) par hasard. Thomas Giraud creuse son sillon littéraire entre le documentaire, l’imagination, l’hommage, la biographie … et il a le chic pour nous rendre aussi curieux qu’il l’est lui-même ! Géraldine


La Contre-allée
17€
Romans français
LaRoseLouise Erdrich

Rentrée hiver 2018

Dakota du Nord, 1999. Un vent glacial souffle sur la plaine et le ciel, d’un gris acier, recouvre les champs nus d’un linceul. Ici, des coutumes immémoriales marquent le passage des saisons, et c’est la chasse au cerf qui annonce l’entrée dans l’automne. Landreaux Iron, un Indien Ojibwé, est impatient d’honorer la tradition. Sûr de son coup, il vise et tire. Et tandis que l’animal continue de courir sous ses yeux, un enfant s’effondre. Dusty, le fils de son ami et voisin Peter Ravich, avait cinq ans.
Ainsi débute le nouveau roman de Louise Erdrich, couronné par le National Book Critics Circle Award, qui vient clore de façon magistrale le cycle initié avec La Malédiction des colombes et Dans le silence du vent. L’auteur continue d’y explorer le poids du passé, de l’héritage culturel, et la notion de justice. Car pour réparer son geste, Landreaux choisira d’observer une ancienne coutume en vertu de laquelle il doit donner LaRose, son plus jeune fils, aux parents en deuil. Une terrible décision dont Louise Erdrich, mêlant passé et présent, imagine avec brio les multiples conséquences.

Très beau roman dans l’univers contemporain des amérindiens. Louise Erdrich, elle-même d’origine indienne (et européenne) continue de nous passionner avec de très beaux personnages empêtrés dans des cas de conscience. Beau et profond. Géraldine


Albin Michel
24€
Nos meilleures ventesRomans étrangers
Vie de David HockneyCatherine Cusset

Rentrée hiver 2018

«Peut-être n’éprouverait-il plus jamais de passion comme celle qu’il avait sentie pour Peter, peut-être n’y aurait-il plus d’union parfaite, mais il restait la perfection de l’amitié, la beauté des cyprès sur les collines et la joie que donnait le travail. Et s’il oubliait Peter, s’il réussissait à vivre sans lui, ce dernier ne reviendrait-il pas? Personne n’était attiré par la tristesse et la mélancolie. Mais par la gaieté, la force, le bonheur, oui.»

Né en 1937 dans une petite ville du nord de l’Angleterre, David Hockney a dû se battre pour devenir un artiste. Il a vécu entre Londres et Los Angeles, traversé les années sida et secoué le monde de l’art avec une vitalité et une liberté que n’ont entamées ni les chagrins amoureux, ni la maladie, ni les conflits, ni le deuil. Sous la plume incisive de Catherine Cusset, ce livre à mi-chemin du roman et de la biographie dresse un portrait intime, émouvant, habité, du peintre anglais vivant le plus connu.

Coup de coeur pour cette biographie romancée, un vent de liberté traverse tout ce livre et c’est un grand plaisir de lecture que de plonger dans des vies si débridées, cela donne des ailes. Si on ne connait pas l’oeuvre du peintre on ne verra plus ses tableaux de la même façon qu’avant cette lecture et si on le connait bien pour avoir vu l’exposition de l’an passé à Beaubourg, on replonge dans ses souvenirs avec délices. Cécile


Gallimard
18.50€
Nos meilleures ventesRomans français
4321Paul Auster
Rentrée hiver 2018
Evénement ! Paul Auster revient avec un roman fleuve de 1024 pages !
À en croire la légende familiale, le grand-père nommé Isaac Reznikoff quitta un jour à pied sa ville natale de Minsk avec cent roubles cousus dans la doublure de sa veste, passa Varsovie puis Berlin, atteignit Ham- bourg et s’embarqua sur l’Impératrice de Chine qui franchit l’Atlantique en essuyant plusieurs tempêtes, puis jeta l’ancre dans le port de New York au tout premier jour du XXe siècle. À Ellis Island, par une de ces bifurcations du destin chères à l’auteur, le nouvel arrivant fut rebaptisé Ferguson. Dès lors, en quatre variations biographiques qui se conjuguent, Paul Auster décline les parcours des quatre possibilités du petit-fils de l’immigrant. Quatre trajectoires pour un seul personnage, quatre répliques de Ferguson qui traversent d’un même mouvement l’histoire américaine des fifties et des sixties. Quatre contemporains de Paul Auster lui-même, dont le “maître de Brooklyn” arpente les existences avec l’irrésistible plaisir de raconter qui fait de lui l’un des plus fameux romanciers de notre temps.
Et oui, le dernier Paul Auster est très très bien et mérite que l’on tourne ce nombre déraisonnable de pages ! Ce que l’on a pris le temps de faire, pour notre plus grand plaisir. Géraldine 

Actes Sud
28€
Nos meilleures ventesRomans étrangers
Comment pensent les forêtsEDUARDO KOHN

VERS UNE ANTHROPOLOGIE AU-DELÀ DE L’HUMAIN

Les forêts pensent-elles ? Leschiens rêvent-ils ? Dans ce livre important, Eduardo Kohn s’en prend aux fondements même de l’anthropologie en questionnant nos conceptions de ce que cela signifie d’être humain, et distinct de toute autre forme de vie. S’appuyant sur quatre ans de recherche ethnographique auprès des Runa du Haut Amazone équatorien, Comment pensent les forêts explore la manière dont les Amazoniens intéragissent avec les diverses créatures qui peuplent l’un des écosystèmes les plus complexes au monde. Que nous l’admettions ou non, nos outils anthropologiques reposent sur les capacités qui nous distinguent en tant qu’humains ; pourtant, lorsque nous laissons notre attention ethnographique se porter sur les relations que nous tissons avec d’autres sortes d’êtres, ces outils – qui ont pour effet de nous aliéner du reste du monde – se révèlent inopérants. Comment pensent les forêts entend répondre à ce problème. Cet ouvrage façonne un autre genre d’outils conceptuels à partir des propriétés étranges et inattendues du monde vivant lui-même. Dans ce travail revolutionnaire, Eduardo Kohn entraîne l’anthropologie sur des chemins nouveaux et stimulants, qui laissent espérer de nouvelles manières de penser le monde, monde que nous partageons avec d’autres sortes d’êtres.

Un livre foisonnant qui vous fait perdre la spécificité de notre humanité. On perd pied à plonger tête baissée à travers la luxuriance de la forêt, de la langue, des codes si loin de nous. Le livre est savant mais on peut le lire tout doucement et se laisser perdre. Cécile


Zones sensibles
23€
Essais
Insolente veggieRosa B.

Peut-on manger de la viande tout en respectant les animaux ? Les éleveurs sont-ils tristes quand leurs bêtes partent à l’abattoir ? Etre vegan, ça coûte cher ? Après Insolente Veggie et L’antispécisme, c’est pas pour les chiens, Rosa B répond en BD à toutes ces questions (et bien d’autres !) avec l’humour incisif et impertinent qui la caractérise !

Dans ce troisième tome des aventures de notre Insolente Veggie, les carnistes en prennent pour leur grade : le mythe de la «viande heureuse», les éleveurs, les industriels et les consommateurs… tous passent dans le collimateur de son humour décapant et toujours percutant ! 160 pages pour rire et réfléchir à la condition animale et sa propre humanité.

Toujours aussi hilarant, ce 3ème tome (indépendant des deux autres) se moque de toute cette adversité idéologique et culturelle à laquelle font face les vegan. Rosa B. passe en revue pas mal de poncifs sur le sujet et choisit d’en rire, tout en poussant la réflexion toujours un peu plus loin. Une réussite ! Géraldine


La Plage
15.90€
BD, romans graphiquesGastronomie, vinNos meilleures ventes
Almanach des légumesExki
Que cuisiner comme légumes au mois de février ?
La tomate n’est elle pas meilleure en septembre ?

Cet ouvrage explique simplement, par saison, ce qui est le meilleur. Des tableaux illustrés pour visualiser d’un seul coup d’œil le légume au top. 80 recettes essentielles pour tout essayer.

Des recettes simples, végétariennes, qui respectent les saisons et la planète. Des photos qui font saliver. Cécile

Marabout
10.90€
Gastronomie, vin
Manger moins (et mieux) de viandeGilles DAVEAU Étienne FRIESS - Illustrateur

La viande soulève des débats passionnés. Alors, pour passer à l’action, dédramatisons ! Entre les postures radicales “viandard” ou “vegan”, mille voies sont possibles et celle qui convient à l’un ne sera jamais tout à fait la même que pour son voisin.
Si plus personne aujourd’hui ne peut ignorer qu’il est urgent de s’emparer de ce sujet dans notre quotidien, on oublie trop souvent, en effet, cette notion essentielle : à chacun de le faire à son rythme et à sa manière. Comment ? Cet ouvrage apporte des réponses simples, dont la force est de s’appuyer, précisément, sur nos différences. Il nous entraîne dans un passage à l’acte personnalisé et libérateur. Où le “moins” se transforme en “plus” : plus de saveurs, de couleurs et de nutriments. Et où le “mieux” permet enfin de rendre sa noblesse à un aliment “de choix”, issu du vivant : la viande.
Une démarche d’ouverture, bien plus que de vertu, qui nous amène à renouer avec cette longue histoire commune qui lie les hommes et les animaux.

Gilles Daveau est un amoureux de la bonne bouffe et se tient loin de toute « chapelle » culinaire. Il garde son cap : le plaisir du goût, la plaisir de faire et se faire à manger, le plaisir des bons aliments bien associés, la redécouverte de la simplicité. On adhère ! Cécile


Coédition Kaizen - Ekolibris
8€
Gastronomie, vinNos meilleures ventes
Libres ! Manifeste pour s'affranchir des diktats sexuelsScénariste : OVIDIE Illustrateur : DIGLEE

« La seule certitude qu’il nous reste en matière de sexe : nous sommes les seules décisionnaires de ce que nous faisons de notre corps et rien ni personne ne devrait jamais nous dicter notre conduite. » Ovidie.

Publicité, télévision, clips, blogs, magazines, applications, le sexe n’a jamais été aussi omniprésent dans notre environnement culturel. On en parle de plus en plus, mais en parle-t-on réellement mieux ? Au lieu de nous imposer un énième guide censé faire de nous des amantes parfaites, Ovidie et Diglee nous proposent de nous « foutre la paix » dans ce livre drôle, déculpabilisant et décomplexant.

Sans complexes, sans fard, sans scrupules, sans non-dits, sans faux-semblants mais avec sincérité et humour, Ovidie souhaite nous aider à lâcher la bride et se sentir LIBRES ! Super BD. Géraldine

 


Tapas
18.95€
BD, romans graphiquesNos meilleures ventes
Cinéma de minuit, les 40 ansPatrick Brion

UN LIVRE-MÉMOIRE ÉVÈNEMENT
pour des centaines de milliers de téléspectateurs

La cinémathèque idéale existe : depuis 40 ans, le Cinéma de minuit vous l’offre tous les dimanches soir sur France 3.

2000 films inédits ou méconnus, perles rares ou chefs-d’œuvre incontestés des cinémas français, italiens, anglais, américains, russes, espagnols ou allemands…

Deux mille soirées présentées dans l’ordre chronologique de leur diffusion depuis mars 1976.
Un univers de souvenirs intacts et d’émotions retrouvées.
Un trésor unique du patrimoine cinéphilique mondial.

2000 films, plus de 2300 photos et documents.

BONUS : Une carte anniversaire diffusant la musique d’un des génériques les plus célèbres de la TV française.

Le livre qui retrace l’histoire incroyable de cette émission de la cinéphilie à la télé.

Générique inoubliable pour celles et ceux qui ont suivi ce programme de fin de soirée pendant des années. (Le luxe du livre vous offre même un dépliant avec la musique du générique). Le maître mot de Patrick Brion reste la transmission et cet ouvrage restera donc comme une magnifique mémoire du cinéma mondial avec l’essentiel pour se plonger dedans. Superbe. Cécile


Télémaque
62€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Mon tour du monde - Charlie ChaplinCharlie Chaplin

Février 1931 : Charlie Chaplin (1889-1977) rejoint son Angleterre natale pour y présenter son dernier film, Les Lumières de la ville. Abattu par des problèmes personnels, déstabilisé par l’avènement du cinéma parlant, il ressent le besoin de s’éloigner de son travail, de ses affaires et des États-Unis, son pays d’adoption.
Une fois à Londres, il décide d’entreprendre un tour du monde qui le mènera, au gré de ses rencontres, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en France, en Algérie, en Espagne, en Suisse, au Sri Lanka, à Singapour, en Indonésie, au Japon. Au faîte de sa gloire, il est accueilli à chacune de ses étapes comme une véritable star et est reçu par les personnalités – politiques, artistiques et scientifiques – de l’époque : Winston Churchill, Marlène Dietrich, Albert Einstein, H. G. Wells, Aristide Briand, Gandhi, Albert Ier de Belgique…
S’il est grisé par sa notoriété, Charlie Chaplin reste des plus attentifs à la crise qui secoue alors le monde. Il observe, écoute, analyse, s’engage. Ce voyage de près d’un an et demi confirmera le cinéaste dans ses préoccupations : à son retour aux États-Unis, il réalisera Les Temps modernes en 1936 et Le Dictateur en 1940, illustrations éminemment économique et politique des constats que Chaplin aura faits lors de son tour du monde.

Un régal à lire, un voyage éclairé ou assombri selon l’humeur du génial Chaplin parti des Etats-Unis pour aller voir ailleurs… un voyage qui inspirera beaucoup ses films suivants. Un livre pour tous ! Cécile


Le livre de poche
6.90€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Savez-vous goûter ... les légumes secs ?Couderc Brun Daveau Gilles Mischlich Danièle Rio Caroline Jonker Kim (ill)

Et si les haricots, pois, lentilles et fèves nous surprenaient de l’apéritif au dessert? Piliers d’une agriculture durable et d’une alimentation moderne, les légumes secs ont tout pour plaire! Variés, colorés, nourrissants, riches en fibres et protéines, dotés d’un excellent rapport qualité-prix…

Avec une approche inédite, leurs atouts culinaires sont déclinés ici en 70 recettes faciles et gourmandes. De quoi fondre pour ces végétaux en toute saison !


Presses de l’EHESP
22€
Gastronomie, vin
Protéines vertes, la bibleFern Green

Les protéines ne se trouvent pas uniquement dans la viande ! Elles sont aussi dans certains végétaux.
Inspiré de différentes alimentations à travers le monde, ce livre souligne les bénéfices des protéines vertes sur votre organisme et explique comment celles-ci peuvent influer sur votre régime alimentaire.
Fern Green a choisi les meilleures protéines végétales, dites protéines vertes et a développé des recettes aux saveurs et textures variées à déguster tout au long de la journée.
Des falafels aux patates douces jusqu’aux lentilles de Puy grillées/Feta/l’huile au basilic.
Ces recettes explosent en bouche lors de la dégustation.


Marabout
10.90€
Gastronomie, vinNos meilleures ventes
AventuresJohn Boorman

Les mémoires de John Boorman, cinéaste légendaire, lauréat de deux prix de la mise en scène à Cannes (Leo the Last, Le Général) et d’autres films culte (Delivrance, Le Point de non retour, Excalibur, Duel dans le Pacifique…) ou encore d’un diptyque autobiographique salué par la critique (Hope and Glory, Queen and Country).
Boorman revient sur sa carrière dans un récit drôle et passionnant, riche d’anecdotes de tournage, de ses diverses rencontres ou d’hommages à d’autres cinéastes (D.W. Griffith ou
David Lean). C’est aussi l’occasion pour cet amoureux de la nature de nous livrer de multiples réflexions sur l’art cinématographique et les coulisses de l’industrie hollywoodienne.

Un livre de mémoires drôle, pétillant, touchant, truffé de rencontres de cinéma ou d’aventures rocambolesques. Cécile


Marest éditeur
19€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Histoires du soir pour filles rebellesElena Favilli et Francesca Cavallo

100 DESTINS DE FEMMES HÉROÏQUES
DU MONDE ENTIER, D’HIER ET D’AUJOURD’HUI.

Mieux que tous les livres de contes de fées :
Elles sont pirates, scientifiques, espionnes, sportives, chanteuses, guerrières, reines, romancières…
100 femmes aux vies extraordinaires qui brisent les stéréotypes et encouragent filles et garçons à suivre leurs rêves.

« Comment proposer aux filles des modèles autres que de la paillette en boîte, de la princesse trop belle qui déniche un prince forcément très charmant ? Comment mettre dans la tête des garçons que le physicien Pierre Curie n’était pas le big boss de Marie Curie, que l’histoire de la boxe s’écrit aussi au féminin (Vas-y Mary Kom lève ton poing et montre ta médaille olympique) de même que le rap (l’Afghane Sonita Alizadeh en est la preuve) ?
 
Histoires du soir pour filles rebelles est là pour ça, valeureuse entreprise de décrassage des stéréotypes, en donnant à lire avec plaisir (très important) le destin de 100 femmes extraordinaires. Et il y a de quoi raconter. Oui, il était une fois l’Afro-Américaine Rosa Parks qui obtint l’interdiction de la ségrégation dans les bus américains. Ou encore l’architecte d’origine irakienne Zaha Hadid surnommée la «reine des courbes». Oui, on doit à la primatologue britannique Jane Goodall des centaines d’informations sur nos cousins les chimpanzés, et à la chinoise Zhang Xian des vocations de chefs d’orchestre chez les filles.
Les biographies sont fluides, couchées sur une page en vis-à-vis d’un portrait de l’héroïne (une soixantaine d’artistes ont été convoquée). Le message adressé aux lectrices limpide: «Rêvez plus grand, visez plus haut, luttez plus fort. Et, dans le doute, rappelez-vous: vous avez raison.» Autrement formulé : foncez. » (Libération, sept 17)

Les arènes
19.90€
JeunesseNos meilleures ventes
Choisir de ralentirNelly Pons

… et tous les autres titres de la collection « Je passe à l’acte » co-éditée par Actes Sud-Kaizen.

“Pas le temps”, “débordés”, “à la bourre”, “surbookés”… Croissance illimitée, surconsommation, hyperconnectivité, gains de performance et de productivité… Dans sa quête du toujours plus, le monde moderne nous plonge dans la frénésie d’avoir, de réussir. Une course folle dont le pendant est un inéluctable épuisement : de la planète, de ses ressources naturelles, mais aussi des hommes. Face à ce constat, une parade : ralentir.
Présenté ici comme une réponse, un choix éclairé face à l’emballement du monde, ralentir est bien plus qu’un simple outil au service de notre bien-être. C’est un art de vivre, au sens propre, qui nous invite à reprendre le pouvoir sur nos existences : une démarche consciente, qui se décide, s’apprend et se transmet.
Rescapée d’un burn-out, véritable effondrement physique et psychique, l’auteur nous accompagne dans la lecture de notre monde et la découverte, pas à pas, de cette nouvelle relation singulière qui pourrait nous unir à lui. Car si le monde ne cesse d’accélérer, le seul levier sur lequel nous avons le pouvoir d’agir, c’est nous-mêmes.

Parmi les autres titres que nous vous proposons aux Bien-aimés : Réparer nos objets ensemble / Débuter son potager en permaculture / Méditer puis agir / Rénover une vieille bâtisse / S’engager dans une AMAP / Manger moins (et mieux) de viande : une collection simple, pratique, efficace, intelligente, tournée vers la planète, engagée, qui donne des clés techniques … au petit prix de 8€


Actes Sud/Kaizen
8€
Essais
Dans la forêt de HokkaidoEric Pessan

Lorsque Julie plonge dans le sommeil, son monde bascule. L’adolescente se retrouve dans la forêt de l’île japonaise de Hokkaido, reliée physiquement à un petit garçon de sept ans. Abandonné par ses parents, il erre seul, terrifié, et risque de mourir de froid, de soif et de faim. Quel est le lien entre Julie et l’enfant perdu ? Roman 12-16 ans.

C’est comme si l’auteur avait dévoré tout Stephen King, tout Hayao Miyazaki et qu’il nous donnait sa version à lui de la force de l’imagination et du transport incroyable que cela génère. Voici un très très beau roman pour jeune lecteur (aguerri ou non) qui donne des ailes. Quand Julie s’endort, elle bascule au Japon… c’est magique. Cécile


Ecole des Loisirs
13€
JeunesseNos meilleures ventes
D’un trait de fusainCathy Ytak

1992. Mary, Monelle, Julien et Sami sont lycéens dans une école d’art. En cours de dessin, leur modèle préféré s’appelle Joos. Il est jeune, libre et beau. À l’âge des premières expériences amoureuses, l’épidémie de sida s’immisce brutalement dans leurs vies. La plupart des adultes se taisent et semblent ignorer la tragédie. Mary décide de briser le silence, d’affronter le regard de ses parents, de la société, et de s’engager.

Ils sont une bande d’amis, années 90, en Ecole d’art et leur modèle préféré se nomme Joos. Il est libre Joos et attire tous les regards, tous les désirs non avoués mais la maladie va toucher cet idéal. Très beau roman (merci aux éditions Talents hauts de faire confiance aux lecteurs … et aux auteurs un peu hors sentier battu) qui s’accapare le sujet du sida entre jeunes adultes, grands adolescents. Cécile


Talents Hauts
16€€
Jeunesse
Tortues à l'infiniJohn Green

Aza, seize ans, n’avait pas l’intention de tenter de résoudre l’énigme de ce milliardaire en fuite, Russell Pickett. Mais une récompense de cent mille dollars est en jeu, et sa Meilleure et Plus Intrépide Amie Daisy a très envie de mener l’enquête. Ensemble, elles vont traverser la petite distance et les grands écarts qui les séparent du fils de Russell Pickett : Davis.
Aza essaye d’être une bonne détective, une bonne amie, une bonne fille pour sa mère, une bonne élève, tout en étant prise dans la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles.
Aza, Daisy, Davis, trio improbable, trouvent en chemin d’autres mystères et d’autres vérités, celles de la résilience, de l’amour et de l’amitié indéfectible.

Après « Qui es-tu Alaska ? » et « Nos étoiles contraires », John Green signe son livre le plus personnel, celui qu’il veut écrire depuis de nombreuses années. Avec une lucidité bouleversante, ses personnages inoubliables racontent sa propre maladie, au cœur de sujets aussi intimes qu’universels : la difficulté à vivre, la quête d’identité.

Tendresse sans complaisance, écriture percutante, humour rédempteur, John Green l’incomparable vous fera rire, sourire et pleurer, plus que jamais.

Aza est la nouvelle héroïne de ce roman de J. Green où un père a disparu… Aza subit les conséquences de troubles de l’anxiété et va trouver les clefs pour vivre avec. Un chouette roman ado pour vivre avec ses différences et combattre comme il le faut l’adversité. Cécile


Gallimard
21€
Jeunesse
Je commence à lire en BDMathieu Grousson et Séverine Cordier

Belle idée que de donner les clefs aux enfants pour apprendre à lire une bande-dessinée comme il se doit. La série décline les aventures d’enfants et d’enseignants au sein de l’Ecole des animaux. C’est joyeux, éducatif et pédagogique. Cécile


Casterman
6.95€€
Jeunesse
Petites histoires de nuitsKitty Crowther

«Raconte-moi trois histoires» demande Ourson à sa maman…
Dooong Dooong, c’est l’histoire de la gardienne de la nuit qui sonne l’heure où les petits et lesgrands vont se coucher. «Je n’ai pas du tout sommeil», couine la petite hermine. «Couchetoi, dit la gardienne, et le sommeil t’attrapera.» Il y a aussi la grande aventure de Zhora, la petite fille à l’épée, qui cueille la plus belle mûre de toute la forêt pour sa maman.
Et puis celle de Bo, ce petit être toujours vêtu d’un manteau, qui se balade à la recherche
d’une miette de sommeil. «Maintenant, choisis ton étoile pour t’emmener jusqu’à demain»,
chuchote maman en bordant Ourson.

Une maman raconte trois histoires avant de laisser ourson s’endormir entouré de toutes les étoiles, et maman peut aller lire au coin de la cheminée. De toute beauté… et les trois contes sont originaux. Cécile


Pastel éditions
Jeunesse
Emilie voit quelqu'un - 2Théa Rojzman et Anne Rouquette

Emilie a tout pour être heureuse. C’est du moins ce qu’elle se répète, sans comprendre pourquoi elle ne va pas si bien. Jusqu’au jour où elle se laisse convaincre de « voir quelqu’un ». Théa Rojzman, au scénario, et Anne Rouquette, au dessin, nous proposent de découvrir de façon à la fois précise et légère, à travers le parcours de leur personnage, quelques-unes des bases de la psychanalyse et de la psychologie.


Fluide Glacial
16€
BD, romans graphiquesNos meilleures ventes
Et si l'amour c'était d'aimer ?Fabcaro

Sandrine et Henri coulent des jours paisibles dans leur villa. Henri est un patron de startup épanoui et dynamique et Sandrine l’admire. Mais hélas la vie n’est pas un long fleuve tranquille… Un beau jour, Sandrine tombe sous le charme de Michel, un brun ténébreux livreur à domicile et chanteur de rock à ses heures perdues. Une idylle merveilleuse va alors se nouer entre eux. Mais la vie est-elle toujours du côté de l’amour ? Les sentiments purs et absolus ne sont-ils pas qu’une feuille morte emportée par le vent ? Un arc-en-ciel ne finit-il pas toujours par disparaître derrière les nuages ? Un hommage appuyé aux romans-photos et aux collections de romans à l’eau de rose. Si vous pensiez avoir fait le tour de la question sur ce genre de littérature de gare, laissez-nous vous proposer l’idée qu’on peut, en fait, aller beaucoup plus loin, grâce à Fabcaro.

Le retour en humour de Fabcaro ! L’auteur de l’inoubliable de « Zaï zaï zaï zaï » signe un faux roman-photo (sans les photos) hyper drôle, mélange d’humour noir et moins noir. On s’esclaffe ! Géraldine


6 pieds sous terre
12€
BD, romans graphiquesNos meilleures ventes
Les aventures de Ruben JablonskiEdgar Hilsenrath

Arraché à l’insouciance et l’espièglerie de l’enfance par la terreur nazie, le jeune Ruben Jablonski se retrouve à la sortie de la Seconde Guerre mondiale dans une situation désespérée. Libéré d’un ghetto, séparé de sa famille et à la recherche d’un nouveau destin, il s’engage dans un périple épique qui le conduit de la Roumanie aux États-Unis, en passant par l’Ukraine, la Turquie, la Palestine et la France…

Les réminiscences enfantines, l’humanité qui survit à l’horreur et l’amour de la littérature pour unique boussole confèrent aux Aventures de Ruben Jablonski une force et un humour rares. Edgar Hilsenrath a écrit ce roman en 1997 – bien après les autres livres qui lui avaient déjà apporté une renommée internationale – et il fait la bouleversante synthèse des quinze années qui ont vu sa vie basculer.

Edgar Hilsenrath a toujours écrit les événements de sa vie avec pas mal d’années de recul. C’est encore le cas avec ce récit qui narre son enfance et adolescence. Le jeune Edgar (ici Ruben) est balloté de pays en pays au gré de la Seconde Guerre mondiale. Il va vivre des épisodes traumatiques, comme beaucoup de Juifs de l’est. Il nous raconte cela avec force détails, beaucoup de puissance et une pincée d’humour, qui caractérise son écriture. C’est un livre au ton inédit qu’il est important et impressionnant de lire. Géraldine


Le Tripode
19€
Romans étrangers
L'ordre du jourEric Vuillard

L’Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d’intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l’Anschluss par l’auteur de Tristesse de la terre et de 14 juillet.

Ils étaient vingt-quatre, près des arbres morts de la rive, vingt-quatre pardessus noirs, marron ou cognac, vingt-quatre paires d’épaules rembourrées de laine, vingt-quatre costumes trois pièces, et le même nombre de pantalons à pinces avec un large ourlet. Les ombres pénétrèrent le grand vestibule du palais du président de l’Assemblée ; mais bientôt, il n’y aura plus d’Assemblée, il n’y aura plus de président, et, dans quelques années, il n’y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants.

On se demande comment fait E. Vuillard pour nous mettre l’œil dans le trou de la serrure de l’Histoire ? Une lecture qu’on a envie de faire à voix haute, une attraction irrésistible à retenir ce qu’il nous apprend, bref, un récit captivant, qui éveille, qui réveille. Cécile


Actes Sud
16€
Nos meilleures ventesRomans français
Là où se termine la terreAlain et Désirée Frappier

Ce roman graphique raconte 30 ans d’histoire du Chili à travers le regard du fils d’un écrivain chilien célèbre et engagé (Guillermo Atias) Pedro Atias. Ce jeune Chilien nous raconte sa vie avant l’exil en France, son enfance au Chili, l’origine de sa famille, sa lente prise de conscience des injustices, son entrée dans le militantisme politique de gauche durant les années qui précèdent l’élection éphémère de Salvador Allende. Son récit croise l’histoire politique, familiale, intime, amicale. C’est à la fois le portrait d’un jeune garçon qui se construit sentimentalement et politiquement et d’une société et un pays, le Chili, qui va être en proie au chaos politique. C’est au-delà de tout un portrait du Chili. Le livre est dédié à « tous les romantiques ». Il est très beau et nous en apprend beaucoup sous un mode de témoignage certes politique, mais bien souvent poétique parfois tellement le dessin y est doux et inventif. Géraldine


Steinkis
BD, romans graphiquesNos meilleures ventes
Churchill, ManitobaAnthony Poiraudeau

« Churchill, Manitoba » narre le voyage de l’écrivain Anthony Poiraudeau (auteur de « Projet El Pocero » chez Inculte) dans cette lointaine contrée du nord Canada, Churchill, dans la province du Manitoba, située loin de tout et au carrefour de la toundra, la forêt boréale et la baie d’Hudson. Cette petite ville souvent engoncée dans la nuit, la neige, le froid, auto-proclamée la « capitale mondiale de l’ours polaire » est ici l’occasion de parler de mille choses qui font notre monde (le saccage de la culture amérindienne, la fascination du grand nord sur nombre d’entre nous, dont ici le musicien Glenn Gould, l’écrivain Julien Gracq, les explorations et l’ingérence sur la nature, le rapport à la solitude, la prégnance de l’enfance, ses traces indélébiles ..) et notre monde intérieur, tout au moins celui de l’auteur. L’association de tout cela est passionnant et inédit, magie de l’écriture, qui, là, on le sent, fut pensée et repensée. Le livre est un puzzle avec des pièces de multiples formes qui finissent par s’imbriquer en nous offrant tout à la fois un livre d’histoire, de voyage ou de contre-voyage, de quête intérieure, une plongée en enfance, une plongée en soi. Géraldine


Editions Inculte
15.90€
Romans français
GlaiseFranck Bouysse

Au pied du Puy-Violent dans le cantal, dans la chaleur d’août 1914, les hommes se résignent à partir pour la guerre. Les dernières consignes sont données aux femmes et aux enfants: même si on pense revenir avant l’automne, les travaux des champs ne patienteront pas.
Chez les Landry, le père est mobilisé, ne reste que Joseph tout juste quinze ans, en tête à tête avec sa mère et qui ne peut compter que sur Léonard, le vieux voisin. Dans une ferme voisine, c’est Eugène, le fils qui est parti laissant son père, Valette, à ses rancoeurs et à sa rage: une main atrophiée lors d’un accident l’empêche d’accomplir son devoir et d’accompagner les autres hommes. Même son frère, celui de la ville, a pris la route de la guerre. Il a envoyé Hélène et sa fille Anna se réfugier dans la ferme des Valette. L’arrivée des deux femmes va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes.

Belle découverte ! La guerre 14-18 (comme « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaître), mais vue cette fois à l’arrière du front, dans la campagne misérable où des personnages fortement incarnés luttent pour leur survie mentale et matérielle.  Un roman à la psychologie puissante où l’intrigue nous tient en haleine. Un beau livre d’histoire également, la Grande Histoire qui a marqué bien des familles. Géraldine


La manufacture de livres
20.90€
Littérature policièreNos meilleures ventes
Ton pèreChristophe Honoré

Christophe vit à Paris avec sa fille de 10 ans. Un jour, la petite fille trouve un papier accroché à leur porte avec ces mots : « Guerre et paix : contrepèterie douteuse ». Très vite, tout s’emballe, devient presque polar. Qui a écrit ces mots ? Qui le soupçonne d’être un mauvais père ? Peut-on être père et gay, c’est bien la question qu’on est venu lui poser, de façon malveillante… À partir de cet événement et de la stupéfaction qu’il produit en lui, Christophe Honoré construit le fulgurant autoportrait romancé d’un homme d’aujourd’hui. Cinéaste, metteur en scène de théâtre et d’opéra, écrivain, auteur de livres pour la jeunesse, Christophe Honoré signe là un livre puissant d’une grande liberté.

Christophe Honoré a trouvé la forme pour porter des questions du politique vers le personnel. Qu’est-ce qu’être un père et un homosexuel en France aujourd’hui ? Que faire de ses références littéraires, cinématographiques disparues pendant les années sida ? Un roman mélancolique à souhait. On le referme en remerciant l’auteur d’avoir pris le temps de poser des mots justes pour répondre à nos besoins de consolation. Cécile


Mercure de France
Nos meilleures ventesRomans français
L'art de perdreAlice Zeniter

L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

C’est avec finesse et intelligence, style également, qu’Alice Zeniter aborde son sujet, très en vogue en cette rentrée littéraire. Elle y narre l’histoire de la jeune Naïma, petite-fille de harki, née en France dans les années 80, et Parisienne branchée au moment du roman. Naïma arrive à un moment de sa vie où elle est relativement perdue, en tout cas en ce qui concerne son histoire familiale. Alice Zeniter lui fait remonter la pelote générationnelle et le roman débute dans les années 20 en pleines montagnes kabyles. Puis viendront la Seconde Guerre Mondiale et là, le front italien, puis la guerre d’Algérie, dans les montagnes, le positionnement plus ou moins spontané des Algériens dans tel ou tel camp, puis l’arrivée en France, le camp, les HLM, la descendance, Naïma elle-même … Ce long roman prend le temps et nous fait vraiment rencontrer les personnages. Nous traversons toutes ces étapes de vie, souvent douloureuses, avec douceur malgré tout. La douceur d’une écrivaine qui a elle-même malaxé cette question des origines, qui s’y est frotté sans doute avec passion, avant de nous livrer un texte de paix. Géraldine


Flammarion
22€
Nos meilleures ventesRomans français
Courir au clair de lune avec un chien voléCallan Wink

Sous une lune gibbeuse, un jeune homme nu traverse la nuit en courant aux côtés d’un chien galeux. À leurs trousses : Montana Bob et Charlie Chaplin, deux lascars prêts à tout pour récupérer l’animal et se venger du voleur.
Cette nouvelle, qui ouvre le recueil de Callan Wink, donne le ton : une énergie et une originalité qui saisissent le lecteur dès les premières lignes. Dans les grands espaces du Montana, tous ses personnages sont tiraillés entre le poids des responsabilités et les charmes de la liberté. Saluées par Jim Harrison et Thomas McGuane, les deux maîtres des lettres de l’Ouest américain, les nouvelles de Callan Wink, vibrantes d’intelligence et d’humanité, marquent l’arrivée tonitruante d’un jeune écrivain qui n’a pas fini de nous surprendre. éditions Albin Michel

Inoubliable recueil de nouvelles que celui-ci qui nous narre avec empathie et distance à la fois les destins d’américain/e/s désargenté/e/s de notre temps. Ils sont d’origine souvent modestes et les frustrations sont nombreuses qui leur font braver quelques interdits. Les héros de Callan Wink font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, un héritage du grand Ouest souvent minimal aussi bien matériellement que culturellement. Un nouvel auteur de l’Ouest apparait ici et on retrouve sous sa plume si fine la place de la frontière et les fantasmes qui vont avec. A découvrir absolument. Cécile  


Albin Michel
Romans étrangers
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