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La FrontièreDon Winslow

Rentrée Polars Automne 2019 / sortie en octobre

Art Keller, ancien agent de la DEA, est recruté par le sénateur républicain O’Brien pour participer à une opération officieuse au Guatemala : aider le cartel de Sinaloa, dont la mainmise sur le Mexique assure un semblant de stabilité à la région, à se débarrasser d’une organisation rivale sanguinaire, Los Zetas. La rencontre organisée entre les dirigeants des deux cartels tourne au bain de sang : les trafiquants s’entretuent et le parrain de Sinaloa disparaît. Keller retourne alors au Mexique, où il retrouve la femme qu’il aime, Marisol. Maire d’une petite ville, celle-ci résiste vaillamment aux cartels, malgré la tentative d’assassinat qui l’a laissée infirme quelques années plus tôt. Quand O’Brien propose à Keller de prendre la tête de la DEA, il y voit l’occasion de lutter contre les organisations qui sèment la mort en Amérique. Il accepte.
Après quatorze années consacrées à l’écriture de la trilogie Cartel, Don Winslow conclut l’épopée d’Art Keller avec un réquisitoire sans appel contre la gestion corrompue de la guerre anti-drogue par les gouvernements en place – et les responsables politiques fantoches comme Donald Trump.

NOTRE AVIS / Splendide conclusion d’un cycle mythique sur les cartels de la drogue au Mexique, La Frontière est tout autant un grand roman qui se suffit à lui-même. Véritable brûlot contre Trump et son administration, ce livre de Winslow nous éclaire de son incandescence.


Harper Collins
23.90€
Littérature policière
Le roman des GoscinnyCatel

Rentrée 2019 / sortie en août

Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié.
Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l’appui et l’amitié d’Anne Goscinny, à ce « Roman des Goscinny » – un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au cœur d’une famille juive, exilée de Pologne et d’Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L’enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l’écriture.
Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l’histoire, entre l’Amérique et l’Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le « paresseux contrarié », une partie de la famille meurt dans les camps d’extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d’Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud.
C’est aux portes du « célèbre village gaulois » que s’arrête le premier tome du « Roman des Goscinny » : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de « René » ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie – donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.

NOTRE AVIS / Comment tout apprendre sur le destin éminemment romanesque de René Goscinny tout en se distrayant avec une bonne BD truffé d’infos & d’anecdotes à la fois privées et complètes sur l’univers BD des années 40, 50 et plus. Nous vous le conseillons !


Grasset
24€
BD, romans graphiques
Racontars Arctiques. L’intégrale (nouvelle édition)Jørn Riel (Scénariste) Gwen de Bonneval (Scénariste) Hervé Tanquerelle (Dessinateur)
Rentrée 2019 / sortie en novembre
Une œuvre où le burlesque côtoie la poésie et l’aventure !

Des glaces du Groenland où il a séjourné seize ans, Jørn Riel rapporte les savoureux racontars d’une bande de joyeux drilles, chasseurs-trappeurs, paumés hâbleurs, curé d’enfer ou écrivain sans crayon, tous amoureux de cet être cruellement absent de la banquise, la femme.

Chacun a une aventure déjantée ou une expérience fabuleusement absurde à raconter, aussi décapante que le tord-boyaux qu’ils avalent à grands flots. Portés par le vent d’arctique, les secrets mal gardés deviennent vite de chaleureux récits prêts à faire fondre les icebergs !


Sarbacane
29.90€
BD, romans graphiques
La cantine de minuit, tome 6Abe Yaro

Rentrée 2019 / sortie en octobre

Dans ce petit restaurant situé au fond d’une ruelle du quartier de Shinjuku, le patron vous accueille de minuit à sept heures du matin. La carte ne propose que du tonjiru, soupe de miso au porc, ainsi que du saké, mais selon vos envies, on vous préparera à la demande tout ce qu’on est en mesure de vous servir.


Le Lézard noir
18€
BD, romans graphiques
NagasakiAgnès Hostache

Rentrée 2019 / sortie en août

Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. Cet homme ordinaire rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n’a pas d’odeur, sauf celle de l’ordre et de la mesure. Depuis quelque temps déjà, il répertorie scrupuleusement les niveaux et les quantités de nourriture stockée dans chaque placard de sa cuisine. Car dans ce monde contre lequel l’imprévu ne pouvait rien, un bouleversement s’est produit.
L’histoire délicate et touchante d’Éric Faye, publiée aux Éditions Stock et chez J’ai lu, dialogue avec les peintures feutrées et sensibles d’Agnès Hostache pour un roman graphique tout en subtilité.


Le Lézard noir
22€
BD, romans graphiques
Grand OcéanFabien Grolleau & Thomas Brochard-Castex

Rentrée 2019 / sortie en octobre

Que sait-on des premiers hommes qui ont pris la mer, fils ? En ces temps lointains où l’on croyait que le monde était plat et que l’océan s’écoulait par ses bords. Où l’on était persuadés que ces frontières extrêmes étaient peuplées des plus terribles créatures. Dragons des mers, sirènes assoiffées de sang, krakens… Tu imagines le courage ou la folie qu’il a fallu à ces hommes oubliés ? Ils construisaient d’abord leurs navires pendant des semaines. Quitter femmes et enfants pour s’embarquer dans un voyage qui ne pouvait que mal finir. Souffrir des tempêtes, de la peur et de la solitude, de la faim et de la soif… Naviguer dans l’inconnu des sombres océans, avec, au bout de leur sombre périple, la perspective d’une mort quasi certaine. Nul ne sait pourquoi ils ont ainsi tout risqué pour se jeter dans la gueule du Léviathan…

NOTRE AVIS / Une BD 4 étoiles tant sur le plan du scénario très élaboré, poétique, fin et novateur que sur le dessin qui propose énormément de pistes graphiques et sert à merveille l’histoire.


Cambourakis
20€
BD, romans graphiques
La Rose la plus rouge s’épanouitLiv Strömquist

Rentrée 2019 / sortie en octobre

La légende urbaine voudrait que Leonardo DiCaprio ait enchaîné trente-deux conquêtes – toutes de sublimes top models  – mais sans tomber amoureux d’une seule. Faut-il en chercher les raisons dans les arcanes de la société de consommation et sa propension au narcissisme ? Dans les lois de la biologie ? Ou, tout bêtement, dans le fait que ce cher Leo ne soit pas encore tombé sur la bonne ? Et nous, dans tout ça, sommes-nous, comme lui, des complexés de l’engagement ?
Liv Strömquist, que l’on ne présente plus, a choisi d’intituler son nouvel album La Rose la plus rouge s’épanouit, en référence et hommage à un vers de la poétesse américaine féministe Hilda Doolittle (H.D.) qui, dans sa vie comme dans ses écrits, prônait des amours libérées. Une nouvelle occasion pour elle de disséquer les comportements amoureux à l’ère du capitalisme tardif et de les interroger : comment maîtriser les élans du cœur ? Que faire en cas de chagrin d’amour ? Pourquoi les histoires d’amour finissent-elles mal, en général… ? Et pourquoi certaines personnes papillonnent-elles sans jamais se poser ?
Avec sa pertinence et son humour habituels, l’auteure entrechoque les références attendues et d’autres qui le sont moins – entre Beyoncé, les Schtroumpfs, des acteurs de télé-réalité, Jésus ou encore des sociologues… – pour sonder les coulisses de la passion. Savez-vous que Socrate était un véritable don Juan avant l’heure, ou bien ce qu’est devenu Thésée, une fois le fil amoureux d’Ariane rompu ? Ou, encore, connaissez-vous Lady Caroline Lamb, ici érigée en modèle, dont les coquetteries avec Lord Byron ont défrayé la chronique de l’époque ? Autant d’exemples qui permettent à Liv Strömquist de dévoiler une véritable anatomie de l’éros en quelques battements…

NOTRE AVIS / Liv Stromquist au meilleur de sa forme. Cette dernière BD est bien mieux, selon nous, que son avant-dernière. Plus inspirée peut-être par son sujet : le sentiment amoureux de nos jours, c’est à dire sous l’ère Facebook & Cie. Eclairant comme toujours, et drôle aussi. 


Rackham
22€
BD, romans graphiquesNos meilleures ventes
Son corps et autres célébrationsCarmen Maria Machado

Nouveautés rentrée littéraire Automne 2019 / sortie en septembre

Une femme porte en permanence un ruban vert autour du cou et refuse que son mari le touche, quelle que soit la situation.

Une autre fait l’« inventaire » de ses amant(e)s tandis qu’autour d’elle, un fléau plonge les États-Unis dans l’angoisse.

Une autre encore fait une curieuse découverte dans une boutique de robes de bal : les objets familiers et usuels recèlent peut-être une vérité terrifiante…

Les nouvelles de Carmen Maria Machado ne sont d’aucun genre : tour à tour fantastiques, fantaisistes ou proches de la science-fiction, elles préfèrent le trouble à la certitude, l’ombre à la clarté, l’inventivité au classicisme. Elles partagent cependant une ambition commune : dire la réalité de l’expérience des femmes et la violence qui s’exerce sur leurs corps.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hélène Papot

NOTRE AVIS / Pour les amateurs de sensations fortes, à la fois physiques & littéraires !


L’Olivier
22€
Romans étrangers
L'Avenir de la planète commence dans notre assietteJonathan Safran Foer

Rentrée Essais Automne 2019 / sortie en octobre

« Des millions de gens vont mourir à cause du réchauffement climatique. Des centaines de millions de gens vont devenir des réfugiés climatiques. Ces chiffres comptent, parce que ce ne sont pas seulement des chiffres – il s’agit d’individus, avec chacun une famille, des habitudes, des phobies, des allergies, des aliments préférés, des rêves récurrents, une chanson qui lui est restée dans la tête, des empreintes uniques et un rire particulier. […] Il est difficile de prendre en charge des millions de vies. Mais il est impossible de ne pas prendre soin d’une seule. Cependant, peut-être n’avons-nous pas besoin de nous soucier de ces millions de gens. Il nous suffit de les sauver. »

Après l’immense succès de Faut-il manger les animaux ?, Jonathan Safran Foer revient à la charge : l’élevage intensif des animaux est responsable du dérèglement climatique. L’extinction de la planète aura lieu parce que nous mangeons trop de viande. Avec empathie, avec humour, l’auteur analyse les défis auxquels nous devons faire face. Parce qu’il n’est pas trop tard pour inverser la tendance. Et que l’avenir de la planète commence maintenant, dans notre assiette.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marc Amfreville


L’Olivier
22€
Essais
Atmore, AlabamaAlexandre CIVICO

Rentrée Polars Automne 2019 / sortie en septembre

Lorsqu’il atterrit en Floride, il sait exactement où sa voiture de location doit le mener : Atmore, bourgade paumée au fi n fond de l’Alabama. Il s’installe chez l’habitant, instaure un semblant de routine et rencontre une jeune Mexicaine désespérée. Un lien naît entre lui, l’étranger que l’on devine ravagé par la douleur, et cette fille à la dérive, noyée dans la drogue. Que vient chercher ce Français au royaume des rednecks, de l’ennui et des armes à feu ? Rien ne paraît l’intéresser sinon la prison, à l’écart de la ville, autour de laquelle il ne peut s’empêcher d’aller rôder…

Porté par une écriture affûtée à la poésie sèche, parfois tendre, ce roman de la chute, noir, dense, invoque dans un même surgissement le décor d’une Amérique qui s’est perdue et le saccage intérieur d’un homme qui ne sait plus comment vivre.

 


Actes Sud
16.50€
Littérature policière
Une minute quarante-neuf secondesRiss

Nouveautés rentrée littéraire Automne 2019 / sortie en octobre

Une minute quarante-neuf secondes raconte une histoire collective et son atomisation instantanée ultraviolente. C’est le récit intime et raisonné d’un événement tombé dans le domaine public : l’attaque terroriste contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.
À travers le solitaire trajet de l’impossible retour à l’impossible normale, Riss tente de se réapproprier son propre destin, de réhabiter une vie brutalement dépeuplée, et apprivoise l’inconfortable légitimité du rescapé qui se soustrait à sa stricte condition de victime, le choc impensable du massacre idéologique, le scandale d’une rééducation qui mêle douleur, perte, deuil, révolte et rage.
“Il est impossible d’écrire quoi que ce soit” : ce sont les premiers mots de ce livre, magistralement démentis, avec une probité et un courage intellectuel rares. “Comment être à la hauteur de ce qui nous est arrivé ?” : c’est l’insoluble obsession qui accompagne jour après jour son auteur. Question qui nous engage, nous autres lecteurs à qui, aussi, en un sens, Charlie Hebdo est arrivé.

NOTRE AVIS / Nous n’avons pas trop envie de trop vous en dire sur ce livre, si ce n’est qu’on est capté par la force du récit et du regard de RISS qui revient sur plein d’autres impacts que celui des balles. Passionnant et pudique. 

 


Actes Sud
21€
Nos meilleures ventesRomans français
FortéDessin : Kim Consigny / Scénario : Manon Heugel

Rentrée BD Automne 2019 / sortie le 6 septembre

Flavia, une jeune Brésilienne de la favela de Belém, découvre le piano après la mort tragique de son père quand elle n’a que 6 ans. Extrêmement douée et passionnée, la jeune fille gagne une bourse pour étudier à la prestigieuse École Normale de Musique de Paris. Flavia est un véritable bourreau de travail, mue par la farouche volonté de s’en sortir. Mais ce qu’elle doit encore apprendre, c’est que devenir une artiste est avant tout une affaire de coeur…

NOTRE AVIS / Belle BD sur la force qu’une enfant, puis une ado est capable de déployer pour s’extraire de son destin, là, grâce à l’art, précisément la musique, et aussi grâce à la rencontre avec de belles personnes que le sort met sur notre route.


Dargaud
19.99€
BD, romans graphiques
Un livre de martyrs américainsJoyce Carol Oates

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 5 septembre

2 novembre 1999. Luther Dunphy prend la route du Centre des femmes d’une petite ville de l’Ohio et tire sur le Dr Augustus Voorhees, l’un des « médecins avorteurs » de l’hôpital.

De façon remarquable, Joyce Carol Oates dévoile les mécanismes qui ont mené à cet acte meurtrier : Luther Dunphy est à la fois un père rongé par la culpabilité et un mari démuni. Pour ne pas sombrer, il se raccroche à son église, où il fait la rencontre décisive du professeur Wohlman, activiste antiavortement. Bientôt, il se sent lui aussi investi d’une mission divine, celle de défendre les enfants à naître, peu importe le prix à payer y compris sa future condamnation à mort.

Dans le virulent débat sur l’avortement, chaque camp est convaincu du bien-fondé de ses actions. Mené par des idéaux humanistes, Augustus Voorhees a consacré sa vie  à la défense du droit des femmes à disposer de leur corps. Les morts des deux hommes laissent leurs familles en état de fragilité. En particulier leurs filles, Naomi Voorhees et Dawn Dunphy, obsédées par la mémoire de leurs pères.

Joyce Carol Oates offre le portrait acéré d’une société ébranlée dans ses valeurs profondes. Sans jamais prendre position, elle rend compte d’une réalité trop complexe pour reposer sur des oppositions binaires. Entre les fœtus avortés, les médecins assassinés ou les « soldats de Dieu » condamnés à la peine capitale, qui sont les véritables martyrs ?

Un roman d’une rare puissance, une question qui déchire avec violence le peuple américain.


Philippe Rey
25€
Romans étrangers
GirlEdna O’Brien

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 5 septembre

PRIX FEMINA ETRANGER POUR L’ENSEMBLE DE SON OEUVRE

Le nouveau roman d’Edna O’Brien laisse pantois. S’inspirant de l’histoire des lycéennes enlevées par Boko Haram en 2014, l’auteure irlandaise se glisse dans la peau d’une adolescente nigériane. Depuis l’irruption d’hommes en armes dans l’enceinte de l’école, on vit avec elle, comme en apnée, le rapt, la traversée de la jungle en camion, l’arrivée dans le camp, les mauvais traitements, et son mariage forcé à un djihadiste – avec pour corollaires le désarroi, la faim, la solitude et la terreur.
Le plus difficile commence pourtant quand la protagoniste de ce monologue halluciné parvient à s’évader, avec l’enfant qu’elle a eue en captivité. Celle qui, à sa toute petite fille, fera un soir dans la forêt un aveu déchirant – « Je ne suis pas assez grande pour être ta mère » – finira bien, après des jours de marche, par retrouver les siens. Et comprendre que rien ne sera jamais plus comme avant : dans leur regard, elle est devenue une « femme du bush », coupable d’avoir souillé le sang de la communauté.
Girl bouleverse par son rythme et sa fureur à dire, à son extrême, le destin des femmes bafouées. Dans son obstination à s’en sortir et son inaltérable foi en la vie face à l’horreur, l’héroïne de ce roman magistral s’inscrit dans la lignée des figures féminines nourries par l’expérience de la jeune Edna O’Brien, mise au ban de son pays pour délit de liberté alors qu’elle avait à peine trente ans.
Soixante ans plus tard, celle qui est devenue l’un des plus grands écrivains de ce siècle nous offre un livre d’une sombre splendeur avec, malgré tout, au bout du tunnel, la tendresse et la beauté pour viatiques.

« Par un extraordinaire acte d’imagination, nous voici transportés dans l’univers intérieur d’une jeune fille violée et réduite en esclavage par les djihadistes nigérians. Elle leur échappe et, avec acharnement et ténacité, entreprend de reconstruire sa vie brisée. Girlest un livre courageux sur une âme courageuse. » J. M. Coetzee

Roman traduit de l’anglais (Irlande) par Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat


Sabine Wespieser
21€
Romans étrangers
Eloge des bâtardsOlivia Rosenthal

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie en août

«Un ange aurait pu passer s’il y avait encore eu des anges.»

Dans Éloge des bâtards, nous suivons neuf personnages entrés en désobéissance. Face au pressant danger qui les menace, ils vont, contre toute attente et cinq nuits durant, remonter aux origines de leur propre histoire, et ainsi sceller entre eux de nouveaux liens.
Avec ce roman conçu comme une chambre d’échos, Olivia Rosenthal réhabilite la puissance empathique et subversive de la parole.

NOTRE AVIS / Les 9 personnages de ce groupe qu’on pourrait nommer un collectif révolutionnaire et poétique ont un pseudo. Ils échangent, débattent de leur combat et se révèlent peu à peu les uns aux autres. Place à la parole donc dans ce roman, foi dans la parole même, hors de tout préjugé, chacun peut dire qui il est, d’où il vient. Le décorum est volontairement flou pour laisser se révéler l’identité de chacun, chacune. Rosenthal est une écrivaine unique, la lire est toujours une traversée littéraire où l’énigme est enthousiasmante et flatteuse pour le lecteur. Chacun ayant l’intime conviction d’avoir fait une lecture qui lui est propre. On aime !


Verticales
20€
Nos meilleures ventesRomans français
Athos le forestierMaria Stefanopoulou
Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 21 août
Le 13 décembre 1943, une tragédie a frappé la ville de Kalavryta : en représailles aux actions des résistants grecs, les soldats allemands ont assassiné tous les hommes présents. Parmi eux, Athos est laissé pour mort. Afin de surmonter son traumatisme, il se réfugie dans la forêt, qu’il ne quittera plus qu’à de très rares occasions, laissant sa femme et sa fille dans le doute quant à sa disparition.
Sa présence planera comme une ombre sur les trois générations de femmes de sa descendance, chacune oscillant entre la volonté d’en savoir davantage sur cet homme qu’elles ont peu ou pas connu, et celle d’oublier, pour se consacrer aux vivants.
Dans son premier grand roman, récompensé par le prix de l’académie d’Athènes, Maria Stefanopoulou convoque l’Histoire en mettant en regard les conséquences de la catastrophe historique et la vie dans la forêt garante de la liberté. Avec virtuosité et une impressionnante compréhension de l’âme humaine, elle bâtit ce bouleversant récit qui interroge la transmission des mythes et de la mémoire.
Traduit du grec par René Bouchet
NOTRE AVIS / Le texte de Maria Stefanopoulou est une surprise. C’est quoi être grec aujourd’hui ? et par ricochet, c’est quoi être un français qui lit un roman sur l’histoire grecque, si loin et surtout si proche de nous ? Ce roman mêle avec talent (un bémol sur la profusion des sujets ? on la pardonne) l’héritage européen à travers ce très beau personnage de Lefki, 3ème génération, petite-fille d’Athos, cet homme, combattant avec les armes de sa vie, de sa liberté. Face aux allemands, face à sa solitude, face à la négation de notre Europe contemporaine et sa nouvelle période de migration. A la fois un roman historique, une saga familiale et (ce que je trouve le plus bouleversant) un roman éco-humaniste. Après l’Arbre monde de Richard Powers l’an passé (rien à voir littérairement parlant) voici le second roman d’une sagesse qui nous rappelle le passé, nous aide à pardonner des strates de violence et d’erreurs et nous propulse vers un présent avec des yeux et un coeur grands ouverts.

Cambourakis
22€
Romans étrangers
Un sol commun. Lutter, habiter, penserMarin Schaffner

Nouveautés essais 2019

Pour ses 10 ans, Wildproject propose une synthèse pédagogique et accessible des grands enjeux de l’écologie.

Depuis une décennie environ, une scène des pensées de l’écologie a émergé en langue française.

Comment décrire et nommer ce nouveau continent à la croisée des luttes, des arts et des sciences ? À quelles œuvres collectives ses acteurs sont-ils en train de donner vie ? Quelles sont les grandes dynamiques en cours ? Comment l’écologie transforme-t-elle nos façons de penser et d’agir ?

Une sélection d’auteurs, mais aussi de journalistes, éditeurs, traducteurs, libraires, militants… répond à ces questions.


Wildproject
15€
Essais
Mes années hétéroBARTHE Hugues

Rentrée 2019 / sortie en août

Quelle était la vie des gays avant la dépénalisation de l’homosexualité en 82 ? Hugues Barthe dépeint avec finesse la vie hétéro de Rémi, gay dans une ville de province, marié et père de deux filles – qui font sa fierté…

Rémi a 14 ans quand il connaît ses premières expériences avec un garçon. Mais dans la France des années 60, Rémi tient à fonder une famille. Le chemin va être long… Après des années de mariage, des enfants, une séparation, une nouvelle compagne, la dépénalisation de l’homosexualité en 82, Rémi décide de vivre enfin en couple avec Pascal et de faire son coming-out.

NOTRE AVIS / Super BD avec un personnage très attachant. Nous suivons le parcours de Rémi, à la fois chaotique – un chaos interne – et classique pour bien des gays de cette génération. L’auteur sait parfaitement nous rendre compte de tout cela, et nous intéresser tout en nous distrayant. 


Delcourt
18.50€
BD, romans graphiquesLittérature LGBT+
Avant que j'oublieAnne Pauly

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie en août

Il y a d’un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l’heure. Il y a de l’autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixelisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu’elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier.

De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d’Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d’un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d’érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d’outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.

 


Verdier
14€
Nos meilleures ventesRomans français
Les altruistesAndrew Ridker

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 29 août

Andrew Ridker, 25 ans, est la nouvelle sensation du roman américain. Vendu dans 20 pays en à peine deux semaines, LES ALTRUISTES combine le génie d’un Franzen pour les portraits de famille et l’esprit satirique des premiers livres de Philip Roth. Mais si Ridker se place dans les pas de ses pères littéraires (on pense aussi à Updike, Salinger et d’autres…), il le fait avec un sens de l’humour et du rythme totalement inédits. Les irrésistibles membres de la famille Alter deviennent les antihéros d’une époque tiraillée entre deux aspirations contradictoires : l’individualisme triomphant et l’empathie nécessaire. De ce combat entre les cyniques et les candides, Ridker a fait un roman aussi drôle qu’attachant.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Olivier Deparis

NOTRE AVIS / Nous nous sommes totalement laissées embarquées dans ce premier roman maîtrisé, haletant, touchant. Chaque personnage nous interpelle, chaque destin nous capte, l’humour en prime !


Rivages
23€
Nos meilleures ventesRomans étrangers
Une vue exceptionnelleJean Mattern

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 29 août

David déserte Londres quand la femme dont il s’apprêtait à adopter le petit garçon le quitte. À Paris, il s’installe dans un appartement avec une grande baie vitrée sur la Seine. Lorsqu’un homme l’aborde sur un banc de l’île aux Cygnes, en contrebas de chez lui, il accepte sans arrière-pensée de lui montrer sa vue exceptionnelle.
Vingt-cinq ans plus tard, David et Émile habitent ensemble le lieu de leur rencontre. Émile, jeune interne à l’époque, est à présent un neurochirurgien réputé. David, tout à ses biographies de musiciens oubliés et à sa vie harmonieuse avec Émile, est parfaitement heureux. Mais la courte période où il a failli devenir père se rappelle à lui comme un rêve obsédant… et le vertige le saisit. Émile le sait, dont les certitudes et la froideur clinique vacillent le jour où, sur son carnet de rendez-vous, il voit inscrit le nom du fils perdu de son compagnon.
Subtil interprète de la complexité des émotions, Jean Mattern interroge ici, avec beaucoup de délicatesse, ces vies que nous aurions pu vivre si le destin en avait décidé autrement.


Sabine Wespieser
16€
Romans français
Rêvasser au soleilUrszula Palusinska

L’été, riche en moments de détente, est présenté ici avec simplicité et douceur. Le prétexte : une fillette, en vacances chez son oncle, déambule autour de la maison et croise divers protagonistes qui, tous, les uns après les autres, empruntent quelques minutes à leur routine pour se détendre et observer ce que le ciel estival a à leur offrir. La poésie minimaliste du texte est telle qu’elle suggère un autre regard sur les actions des personnages ; monter la garde peut se faire de plusieurs façons, alors que préparer le repas et lire le journal ont, ici, une toute nouvelle définition.

Cet album est une ode à l’été, bien sûr, mais surtout c’est une invitation à la détente, au temps de vivre et à la lenteur. Une invitation à ouvrir les yeux, quel que soit l’endroit où l’on se trouve, pour observer ce qui nous entoure.


Les 400 coups
15.50€
Jeunesse
Tout le monde à table !Alexandra Maxeiner / Anke Kuhl

Rentrée jeunesse 2019 / sortie en août

S’ouvrir au monde et aux autres grâce à son assiette !
Voici un nouveau documentaire plein d’humour sur la nourriture et notre rapport parfois compliqué avec notre assiette.
Selon notre nationalité, selon où l’on se trouve dans le monde, on ne mange pas la même chose. Si en Chine, par exemple, il n’est pas rare de manger du chien, ceci est tout simplement inconcevable en Europe. Les Français, eux, mangent des grenouilles, chose qui dégoûte nos voisins. En Inde, les vaches sont sacrées alors que chez nous elles sont élevées pour être mangées. Certaines personnes sont végétariennes, ou végétaliennes, d’autres raffolent de la viande. Tout est une question de goût, de tradition, d’environnement, de culture. Les goûts d’ailleurs varient avec l’âge… Mais outre le contenu de nos assiettes, la façon de manger est très différente selon les pays et même selon les familles. Certains prennent leur repas ensemble, d’autres seuls devant la télévision, debout, sur le pouce ou par terre… Et la nourriture peut aussi être source de souffrance. Certaines maladies peuvent survenir si nous nous alimentons mal, nous pouvons aussi souffrir de problèmes digestifs. Notre mental intervient aussi beaucoup dans notre rapport à la nourriture. Bref, la nourriture est au centre de nos vies !

A partir de 6 ans


La Joie de lire
12€
Jeunesse
L'enfantColas Gutman auteur / Delphine Perret illustratrice

Rentrée jeunesse 2019 / sortie en août

– Pardon, mais t’es quoi, toi ?
– Comment ça, je suis quoi ?
– Ben oui, t’es quoi comme animal ?
J’ai pensé : « Houlala, je dois être dans la campagne profonde dont m’a parlé maman, pauvre mouton, il n’a jamais vu d’enfant de sa vie ! »
– Je ne suis pas un animal, j’ai dit, je suis Léonard.
– C’est comme un léopard ? m’a demandé le mouton.
– Non, c’est mon prénom. Toi, par exemple, tu t’appelles comment ?
– Mouton.
– Je vois. C’est alors que le mouton m’a reniflé et m’a posé une drôle de question :
– Et tu sers à quoi ?

Réédition – lecture de 6 à 8 ans


L’Ecole des loisirs
7.10€
Jeunesse
Des hommes justes. Du patriarcat aux nouvelles masculinitésIvan Jablonka

Rentrée essais 2019 / sortie en août

Comment empêcher les hommes de bafouer les droits des femmes ? En matière d’égalité entre les sexes, qu’est-ce qu’un « mec bien » ? Il est urgent aujourd’hui de définir une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, religion, politique, ville, sexualité, langage. Parce que la justice de genre est l’une des conditions de la démocratie, nous avons besoin d’inventer de nouvelles masculinités : des hommes égalitaires, en rupture avec le patriarcat, épris de respect plus que de pouvoir. Juste des hommes, mais des hommes justes.

Ivan Jablonka est historien et écrivain. Il a notamment publié Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus (prix du Sénat du livre d’histoire 2012), Laëtitia ou la fin des hommes (prix Médicis 2016) et En camping-car (prix Essai France Télévisions 2018). Ses livres sont traduits en douze langues.

NOTRE AVIS / Ivan Jablonka a le grand mérite d’être un des rares hommes à mettre bien franchement les pieds dans le plat rance du machisme. Que de femmes ont écrit là-dessus, que de femmes portent leurs yeux sur ces livres, les épluchent et se réconfortent avec. Accueillons à bras ouverts cette contribution de qualité à cette grande cause malmenée de tous temps, les femmes. L’essentiel du propos d’Ivan Jablonka est de dire que certes les femmes luttent, écrivent, se révoltent, combattent, se démènent, mais il serait temps que les hommes prennent leur part à ce combat, depuis leur statut d’homme, leur historique, leur éducation, leur transmission, comportement etc ! Elémentaire ? Pas tant que cela au vu de la situation planétaire des femmes, à commencer par ce qu’il se passe sur son propre perron … Livre intelligent & truffé d’informations.


Le Seuil
22€
EssaisNos meilleures ventes
In wavesScénario : AJ Dungo / Dessin : AJ Dungo

Rentrée 2019 / sortie en août

La perte d’un être cher et la façon dont on traverse le deuil, en surfant comme on peut la crête d’une grosse vague. Tantôt au-dessus de l’écume, tantôt envahi et fracassé par le poids de l’eau.
Avec beaucoup de finesse et de pudeur, AJ Dungo, immortalise les instants de grâce de sa relation avec Kristen. La légèreté et l’émotion des premières rencontres, la violence du combat contre la maladie, la noblesse de la jeune femme qui se bat avec calme.
Il évoque en parallèle leur passion commune pour le surf, l’océan. Et évite très justement l’écueil du pathos en intercalant dans son récit personnel, un petit précis d’histoire du surf.

Traduit par Basile BéguerieLettrage : Jean-François Rey


Casterman
23€
BD, romans graphiques
Par les routesSylvain Prudhomme

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 22 août

PRIX FEMINA 2019

«J’ai retrouvé l’autostoppeur dans une petite ville du sud-est de la France, après des années sans penser à lui. Je l’ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m’avait décidé, autrefois, à lui demander de sortir de ma vie. J’ai frappé à sa porte. J’ai rencontré Marie.»

Avec Par les routes, Sylvain Prudhomme raconte la force de l’amitié et du désir, le vertige devant la multitude des existences possibles.


Gallimard
19€
Nos meilleures ventesRomans français
La Mer à l’enversMarie Darrieussecq

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 22 août

Rien ne destinait Rose, parisienne qui prépare son déménagement pour le pays Basque, à rencontrer Younès qui a fui le Niger pour tenter de gagner l’Angleterre. Tout part d’une croisière un peu absurde en Méditerranée. Rose et ses deux enfants, Emma et Gabriel, profitent du voyage qu’on leur a offert. Une nuit, entre l’Italie et la Libye, le bateau d’agrément croise la route d’une embarcation de fortune qui appelle à l’aide. Une centaine de migrants qui manquent de se noyer et que le bateau de croisière recueille en attendant les garde-côtes italiens. Cette nuit-là, poussée par la curiosité et l’émotion, Rose descend sur le pont inférieur où sont installés ces exilés. Un jeune homme retient son attention, Younès. Il lui réclame un téléphone et Rose se surprend à obtempérer. Elle lui offre celui de son fils Gabriel. Les gardecôtes italiens emportent les migrants sur le continent. Gabriel, désespéré, cherche alors son téléphone partout, et verra en tentant de le géolocaliser qu’il s’éloigne du bateau. Younès l’a emporté avec lui, dans son périple au-delà des frontières. Rose et les enfants rentrent à Paris.

Le fil désormais invisible des téléphones réunit Rose, Younès, ses enfants, son mari, avec les coupures qui vont avec, et quelques fantômes qui chuchotent sur la ligne… Rose, psychologue et thérapeute, a aussi des pouvoirs mystérieux. Ce n’est qu’une fois installée dans la ville de Clèves, au pays basque, qu’elle aura le courage ou la folie d’aller chercher Younès, jusqu’à Calais où il l’attend, très affaibli. Toute la petite famille apprend alors à vivre avec lui. Younès finira par réaliser son rêve : rejoindre l’Angleterre. Mais qui parviendra à faire de sa vie chaotique une aventure voulue et accomplie ?


POL
18.50€
Nos meilleures ventesRomans français
Protocole gouvernanteGuillaume Lavenant

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 21 août

Une jeune femme sonne à la porte d’une maison dans une banlieue pavillonnaire coquette et tranquille. Le couple aisé qui l’accueille lui donne quelques recommandations concernant leur fille Elena, dont elle aura la charge. La gouvernante sourit, pose les mains bien à plat sur ses genoux, module sa voix, les met à l’aise… En suivant à la lettre le protocole imaginé par l’étrange Lewis, elle saura se rendre indispensable. Elle deviendra la confidente et l’objet de tous les désirs enfouis par cette famille en apparence idéale.
Mais cette gouvernante n’est pas seule. Ils sont nombreux comme elle à s’être infiltrés à divers endroits de la société. Les motos vont rugir. Une action d’envergure se prépare et, dans l’ombre, tous y concourent.
Alors que le vernis craque et que l’emprise de la jeune femme grandit, la tension se fait de plus en plus palpable. Jusqu’au grand jour.

Guillaume Lavenant est auteur dramatique et metteur en scène. Protocole gouvernante est son premier roman.

Mercredi 4 décembre 2019 à 19h, venez rencontrer le nantais Guillaume Lavenant en rencontre-dédicace aux Bien-aimés. Entrée libre

 


Rivages
18.50€
Nos meilleures ventesRomans français
L'amiSigrid Nunez

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 21 août

« – Je vais te dire pourquoi j’ai tenu à te parler.
À ces mots, pour une raison mystérieuse, mon coeur se met à battre dans ma poitrine.
– C’est au sujet du chien.
– Du chien ?
– Oui, je voulais savoir si tu serais d’accord pour le prendre. »

Quand l’Épouse Numéro Trois de son meilleur ami récemment décédé lui fait cette demande, la narratrice a toutes les raisons de refuser. Elle préfère les chats, son appartement new-yorkais est minuscule et surtout, son bail le lui interdit. Pourtant, elle accepte. La cohabitation avec Apollon, grand danois vieillissant de la taille d’un poney, et cette écrivaine, professeure à l’université, s’annonce riche en surprises.

Magnifique exploration de l’amitié, du deuil, de la littérature et du lien qui nous unit aux animaux, L’Ami est un texte unique en son genre.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Mathilde Bach


Stock
20.90€
Romans étrangers
MurèneValentine GOBY
Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 21 août

Hiver 1956. Dans les Ardennes, François, un jeune homme de vingt-deux ans, s’enfonce dans la neige, marche vers les bois à la recherche d’un village. Croisant une voie ferrée qui semble désaffectée, il grimpe sur un wagon oublié… Quelques heures plus tard une enfant découvre François à demi mort – corps en étoile dans la poudreuse, en partie calciné.
Quel sera le destin de ce blessé dont les médecins pensent qu’il ne survivra pas ? À quelle épreuve son corps sera-t-il soumis ? Qu’adviendra-t-il de ses souvenirs, de son chemin de vie alors que ses moindres gestes sont à réinventer, qu’il faut passer du refus de soi au désir de poursuivre ?
Murène s’inscrit dans cette part d’humanité où naît la résilience, ce champ des possibilités humaines qui devient, malgré les contraintes de l’époque – les limites de la chirurgie, le peu de ressources dans l’appareillage des grands blessés –, une promesse d’échappées. Car bien au-delà d’une histoire de malchance, ce roman est celui d’une métamorphose qui nous entraîne, solaire, vers l’émergence du handisport et jusqu’aux Jeux paralympiques de Tokyo en 1964.


Actes sud
21.80€
Romans français
Un monde sans rivageHélène Gaudy
Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 21 août
À l’été 1930, sur l’île Blanche, la plus reculée de l’archipel du Svalbard, une exceptionnelle fonte des glaces dévoile des corps et les restes d’un campement de fortune. Ainsi se résout un mystère en suspens depuis trente-trois ans : en 1897, Salomon August Andrée, Knut Frænkel et Nils Strindberg s’élevaient dans les airs, déterminés à atteindre le pôle Nord en ballon – et disparaissaient. Parmi les vestiges, on exhume des rouleaux de pellicule abîmés qui vont miraculeusement devenir des images.
À partir de ces photographies au noir et blanc lunaire et du journal de bord de l’expédition, Hélène Gaudy imagine la grande aventure d’un envol et d’une errance. Ces trois hommes seuls sur la banquise, très moyennement préparés, ballottés par un paysage mobile, tenaillés jusqu’à l’absurde par la joie de la découverte et l’ambition de la postérité, incarnent l’insatiable curiosité humaine qui pousse à parcourir, décrire, circonscrire et finalement rétrécir le monde. Livre d’une richesse inépuisable, aussi poétique que passionnant, Un monde sans rivage propose un voyage opiniâtre dans les étendues blanches du Grand Nord, un périple à travers le temps en compagnie de ces trois explorateurs et de bien d’autres intrépides, une méditation sur l’effacement et une déclaration d’amour à la photographie dans ses deux mouvements d’aval et d’amont : fixer les souvenirs et réactiver

Actes sud
21€
Romans français
Le bruit des tuilesThomas GIRAUD

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 21 août

En 1855, Victor Considerant, ingénieur économiste polytechnicien français et disciple de Charles Fourier*, a dans l’idée un projet révolutionnaire de vie communautaire inspiré des phalanstères. Il  recrute des colons français et suisses et fait acheter, sans les avoir visitées lui-même, des terres près d’un village isolé au Texas, Dallas, pour y fonder la nouvelle ville de Réunion.

5 années de difficultés multiples, qu’il s’agisse de la cohabitation entre les colons sociétaires, de leurs relations avec Considerant, des rapports avec le voisinage ou des aléas climatiques et naturels, auront finalement raison d’une utopie qui devait révolutionner de manière définitive la manière dont les hommes et les femmes pourraient vivre, travailler, penser et s’aimer.

Une narration impressionniste

C’est l’histoire de Réunion, du lieu comme de son projet, que nous raconte Le Bruit des tuiles. La narration s’appuie sur les points de vue de plusieurs personnages : Considerant, l’initiateur, Leroux, un homme seul à la recherche d’une nouvelle vie, et d’autres, plus secondaires, tous sociétaires dont l’implication, les attentes et les déceptions diffèrent du tout au tout.

Le nantais Thomas Giraud s’attache davantage à dépeindre les impressions produites sur chacun des colons plutôt qu’à proposer une reconstitution documentaire. La confrontation à la nature, aux éléments, les différentes difficultés de gouvernance sont autant d’aspects privilégiés qui font que Réunion est essentiellement vu à travers le prisme philosophique et émotionnel des différents participants au projet fouriériste.

NOTRE AVIS / Pour le dire vite, l’expérience de Considerant sera un fiasco, mais justement, Thomas Giraud ne le dit pas vite. Avec sa langue bien particulière, précise, littéraire, que l’on prend le temps de lire pour bien en goûter les subtilités, l’auteur nous invite à découvrir cette histoire incroyable, rocambolesque, politique et humaine. Cela va durer 5 ans. Une utopie qui se fracasse sur les terres arides du Texas mais qui se lit avec douceur à la faveur d’un geste littéraire gracieux.


la Contre allée
18.50€
Nos meilleures ventesRomans français
Dévorer le cielPaolo Giordano

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 14 août

Dix ans après La Solitude des nombres premiers, un adieu à la jeunesse, un bouleversant roman d’amour et d’amitié.

Chaque été, Teresa passe ses vacances chez sa grand-mère, dans les Pouilles. Une nuit, elle voit par la fenêtre de sa chambre trois garçons se baigner nus dans la piscine de la villa. Ils s’appellent Nicola, Bern et Tommaso, ce sont « ceux de la ferme » d’à côté, jeunes, purs et vibrants de désirs.

Teresa l’ignore encore, mais cette rencontre va faire basculer sa vie en l’unissant à ces trois « frères » pour les vingt années à venir, entre amours et rivalités, aspirations et désillusions. Fascinée par Bern, personnage emblématique et tourmenté, viscéralement attaché à la terre somptueuse où il a grandi, elle n’hésitera pas, malgré l’opposition de sa famille, à épouser ses idéaux au sein d’une communauté fondée sur le respect de la nature et le refus du monde matérialiste, à l’image de la génération des années quatre-vingt-dix, tiraillée entre le besoin de transgression et la soif d’appartenance, mais entièrement tendue vers l’avenir, avide de tout, y compris du ciel.

Traduit de l’italien par Nathalie Bauer

NOTRE AVIS / A la fois roman d’apprentissage et roman concerné par le monde d’aujourd’hui, également une ode à la nature  et à l’action, « Dévorer le ciel » est doté de plein de qualités différentes ! Il a une forme de roman mais est empreint d’une poésie de la nature, de l’existence. Une oeuvre originale, une voix qui compte dans la littérature contemporaine.


Le Seuil
22.50€
Romans étrangers
Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façonJean-Paul Dubois

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 14 août

PRIX GONCOURT 2019

Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre.

Retour en arrière: Hansen est superintendant a L’Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et – plus encore – de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu’il n’est pas occupé à venir en aide aux habitants de L’Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l’emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L’Excelsior, des conflits éclatent. Et l’inévitable se produit.

Une église ensablée dans les dunes d’une plage, une mine d’amiante à ciel ouvert, les méandres d’un fleuve couleur argent, les ondes sonores d’un orgue composent les paysages variés où se déroule ce roman.

Histoire d’une vie, Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon est l’un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu’animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l’égard de toutes les formes d’injustice.


L’Olivier
19€
Romans français
Archives des enfants perdusValeria Luiselli

Rentrée littéraire Automne 2019 / sortie le 14 août

C’est l’histoire d’une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d’unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d’un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville.

C’est l’histoire d’un voyage : la famille prend la route, direction le sud des États-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu’on appelle à tort la « crise migratoire » touchant les enfants sud-américains. À l’intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres.

C’est l’histoire d’un pays, d’un continent. De ces « enfants perdus » voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes.

C’est l’histoire, enfin, d’une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d’une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ?

Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l’image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s’entremêle au lyrisme.

Grand coup de coeur de Cécile ! Le livre choc de cette rentrée. Profond, subtil, très personnel.

Traduit de l’anglais (américain) par Nicolas Richard


L’Olivier
24€
Nos meilleures ventesRomans étrangers
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