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Comment pensent les forêtsEDUARDO KOHN

VERS UNE ANTHROPOLOGIE AU-DELÀ DE L’HUMAIN

Les forêts pensent-elles ? Leschiens rêvent-ils ? Dans ce livre important, Eduardo Kohn s’en prend aux fondements même de l’anthropologie en questionnant nos conceptions de ce que cela signifie d’être humain, et distinct de toute autre forme de vie. S’appuyant sur quatre ans de recherche ethnographique auprès des Runa du Haut Amazone équatorien, Comment pensent les forêts explore la manière dont les Amazoniens intéragissent avec les diverses créatures qui peuplent l’un des écosystèmes les plus complexes au monde. Que nous l’admettions ou non, nos outils anthropologiques reposent sur les capacités qui nous distinguent en tant qu’humains ; pourtant, lorsque nous laissons notre attention ethnographique se porter sur les relations que nous tissons avec d’autres sortes d’êtres, ces outils – qui ont pour effet de nous aliéner du reste du monde – se révèlent inopérants. Comment pensent les forêts entend répondre à ce problème. Cet ouvrage façonne un autre genre d’outils conceptuels à partir des propriétés étranges et inattendues du monde vivant lui-même. Dans ce travail revolutionnaire, Eduardo Kohn entraîne l’anthropologie sur des chemins nouveaux et stimulants, qui laissent espérer de nouvelles manières de penser le monde, monde que nous partageons avec d’autres sortes d’êtres.


Zones sensibles
23€
Essais
Insolente veggieRosa B.

Peut-on manger de la viande tout en respectant les animaux ? Les éleveurs sont-ils tristes quand leurs bêtes partent à l’abattoir ? Etre vegan, ça coûte cher ? Après Insolente Veggie et L’antispécisme, c’est pas pour les chiens, Rosa B répond en BD à toutes ces questions (et bien d’autres !) avec l’humour incisif et impertinent qui la caractérise !

Dans ce troisième tome des aventures de notre Insolente Veggie, les carnistes en prennent pour leur grade : le mythe de la «viande heureuse», les éleveurs, les industriels et les consommateurs… tous passent dans le collimateur de son humour décapant et toujours percutant ! 160 pages pour rire et réfléchir à la condition animale et sa propre humanité.

Toujours aussi hilarant, ce 3ème tome (indépendant des deux autres) se moque de toute cette adversité idéologique et culturelle à laquelle font face les vegan. Rosa B. passe en revue pas mal de poncifs sur le sujet et choisit d’en rire, tout en poussant la réflexion toujours un peu plus loin. Une réussite ! Géraldine


La Plage
15.90€
Gastronomie, vin
Almanach des légumesExki
Que cuisiner comme légumes au mois de février ?
La tomate n’est elle pas meilleure en septembre ?

Cet ouvrage explique simplement, par saison, ce qui est le meilleur. Des tableaux illustrés pour visualiser d’un seul coup d’œil le légume au top. 80 recettes essentielles pour tout essayer.

Des recettes simples, végétariennes, qui respectent les saisons et la planète. Des photos qui font saliver. Cécile

Marabout
10.90€
Gastronomie, vin
Manger moins (et mieux) de viandeGilles DAVEAU Étienne FRIESS - Illustrateur

La viande soulève des débats passionnés. Alors, pour passer à l’action, dédramatisons ! Entre les postures radicales “viandard” ou “vegan”, mille voies sont possibles et celle qui convient à l’un ne sera jamais tout à fait la même que pour son voisin.
Si plus personne aujourd’hui ne peut ignorer qu’il est urgent de s’emparer de ce sujet dans notre quotidien, on oublie trop souvent, en effet, cette notion essentielle : à chacun de le faire à son rythme et à sa manière. Comment ? Cet ouvrage apporte des réponses simples, dont la force est de s’appuyer, précisément, sur nos différences. Il nous entraîne dans un passage à l’acte personnalisé et libérateur. Où le “moins” se transforme en “plus” : plus de saveurs, de couleurs et de nutriments. Et où le “mieux” permet enfin de rendre sa noblesse à un aliment “de choix”, issu du vivant : la viande.
Une démarche d’ouverture, bien plus que de vertu, qui nous amène à renouer avec cette longue histoire commune qui lie les hommes et les animaux.

Gilles Daveau est un amoureux de la bonne bouffe et se tient loin de toute « chapelle » culinaire. Il garde son cap : le plaisir du goût, la plaisir de faire et se faire à manger, le plaisir des bons aliments bien associés, la redécouverte de la simplicité. On adhère ! Cécile


Coédition Kaizen - Ekolibris
8€
Gastronomie, vinNos meilleures ventes
Desproges par DesprogesPierre Desproges

“Je veux bien passer pour un salaud aux yeux des imbéciles, confie Desproges en juin 1986. Je pratique l’art du pamphlet, il faut le prendre pour ce qu’il est dans notre époque ramollie où tout le monde a peur, a honte, se censure.”

À travers une multitude d’archives inédites et nombre d’entretiens introuvables, Desproges se raconte. Manuscrits, correspondances, dessins et collages, articles de L’Aurore et d’ailleurs, réquisitoires inédits, photographies, interviews exhumées : on découvre un Desproges en devenir puis au faîte de sa renommée.
De ses lettres de troufion enrôlé contre son gré, de celles de l’amoureux exalté ou de ses chansons de jeunesse émergent déjà son “obsession de la belle langue” et son “humour clés en main avec vue imprenable sur le cimetière”.
Sa férocité et sa drôlerie cachent aussi un homme complexe, bourrelé de paradoxes et empreint d’une immense tendresse, sans cesse bringuebalé dans une “turbulence heureuse et désolée”.
Éternel sujet d’enchantement, cet artiste iconoclaste et prolifique nous régale encore de sa plume et de ses traits d’esprit.
Ce premier ouvrage illustré nous offre un revigorant et jubilatoire plongeon dans l’univers desprogien : Desproges comme vous ne l’avez jamais lu.

“J’ai 43 ans, je suis bourgeois. Ma race ? Blanche, imprécise, normale. Je ne suis pas beau, il y a la tête et l’ensemble. Je suis moins beau que certains couchers de soleil sur le Palais-Bourbon, et moins évidemment érotique que les éphèbes de Praxitèle. Cependant la marque du temps et du Chivas Regal sur ma rude trogne de trappiste lubrique immature attire vers moi des femmes honnêtes et même quelques sous-secrétaires d’État qui portent moins souvent de culotte que de respect à Léon Blum. Et de nombreuses femmes du monde trouvent que j’ai la peau douce…”


Editions du Courroux
39€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Libres ! Manifeste pour s'affranchir des diktats sexuelsScénariste : OVIDIE Illustrateur : DIGLEE

« La seule certitude qu’il nous reste en matière de sexe : nous sommes les seules décisionnaires de ce que nous faisons de notre corps et rien ni personne ne devrait jamais nous dicter notre conduite. » Ovidie.

Publicité, télévision, clips, blogs, magazines, applications, le sexe n’a jamais été aussi omniprésent dans notre environnement culturel. On en parle de plus en plus, mais en parle-t-on réellement mieux ? Au lieu de nous imposer un énième guide censé faire de nous des amantes parfaites, Ovidie et Diglee nous proposent de nous « foutre la paix » dans ce livre drôle, déculpabilisant et décomplexant.

Sans complexes, sans fard, sans scrupules, sans non-dits, sans faux-semblants mais avec sincérité et humour, Ovidie souhaite nous aider à lâcher la bride et se sentir LIBRES ! Super BD. Géraldine

 


Tapas
18.95€
BD, romans graphiquesNos meilleures ventes
Le rêve de Meteor SlimFrantz Duchazeau

Nouvelle édition avec couverture relookée et son papier luxueux.

Mississipi, 1935. Edward Ray Cochran a tout largué, femme enceinte, maison et boulot. Il part sur les routes, guitare à la main pour réaliser son rêve : vivre de sa passion et devenir musicien. En chemin, il rencontre Robert Johnson, la légende du Blues, qui l’aidera à devenir « Meteor Slim ».
Pour réussir, pas de secret : « La route est longue, mais ‘y faut tenir, c’est tout ».

La vraie-fausse histoire d’un bluesman ou la quête tragi-comique d’un homme cherchant à échapper à sa condition par l’exercice de son art.

« Au fil d’un récit oscillant entre truculence et vague à l’âme, Duchazeau capte les vibrations d’une époque, d’un milieu, d’une musique. Et le destin d’un pauvre Noir qui s’était pris pour Meteor Slim y trouve, au moment de l’épilogue, une résonance universelle. » Télérama

Superbe graphiquement, très prenante en ce qui concerne l’histoire. Très belle BD pour les amateurs de musique, de blues … Géraldine

 


sarbacane
21€
BD, romans graphiquesBeaux-arts / photo / musique / cinéma
Le guide des compositeurs de musique de filmsRomain DASNOY, Vivien LEJEUNE

Ce qui est depuis longtemps devenu un élément incontournable de la fabrication d’un film n’a pas toujours été considéré comme artistique ou même simplement digne d’intérêt… Si elle est progressivement devenue l’interprète idéale des émotions, aussi bien celles ressenties par les personnages que celles recherchées chez les spectateurs, il ne faut pas oublier que la musique de film est née d’une simple nécessité technique : masquer le bruit des moteurs (ou des manivelles) du matériel de projection dans les salles obscures.


Ynnis
39.90€€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Cinéma de minuit, les 40 ansPatrick Brion

UN LIVRE-MÉMOIRE ÉVÈNEMENT
pour des centaines de milliers de téléspectateurs

La cinémathèque idéale existe : depuis 40 ans, le Cinéma de minuit vous l’offre tous les dimanches soir sur France 3.

2000 films inédits ou méconnus, perles rares ou chefs-d’œuvre incontestés des cinémas français, italiens, anglais, américains, russes, espagnols ou allemands…

Deux mille soirées présentées dans l’ordre chronologique de leur diffusion depuis mars 1976.
Un univers de souvenirs intacts et d’émotions retrouvées.
Un trésor unique du patrimoine cinéphilique mondial.

2000 films, plus de 2300 photos et documents.

BONUS : Une carte anniversaire diffusant la musique d’un des génériques les plus célèbres de la TV française.

Le livre qui retrace l’histoire incroyable de cette émission de la cinéphilie à la télé.

Générique inoubliable pour celles et ceux qui ont suivi ce programme de fin de soirée pendant des années. (Le luxe du livre vous offre même un dépliant avec la musique du générique). Le maître mot de Patrick Brion reste la transmission et cet ouvrage restera donc comme une magnifique mémoire du cinéma mondial avec l’essentiel pour se plonger dedans. Superbe. Cécile


Télémaque
62€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Mon tour du monde - Charlie ChaplinCharlie Chaplin

Février 1931 : Charlie Chaplin (1889-1977) rejoint son Angleterre natale pour y présenter son dernier film, Les Lumières de la ville. Abattu par des problèmes personnels, déstabilisé par l’avènement du cinéma parlant, il ressent le besoin de s’éloigner de son travail, de ses affaires et des États-Unis, son pays d’adoption.
Une fois à Londres, il décide d’entreprendre un tour du monde qui le mènera, au gré de ses rencontres, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en France, en Algérie, en Espagne, en Suisse, au Sri Lanka, à Singapour, en Indonésie, au Japon. Au faîte de sa gloire, il est accueilli à chacune de ses étapes comme une véritable star et est reçu par les personnalités – politiques, artistiques et scientifiques – de l’époque : Winston Churchill, Marlène Dietrich, Albert Einstein, H. G. Wells, Aristide Briand, Gandhi, Albert Ier de Belgique…
S’il est grisé par sa notoriété, Charlie Chaplin reste des plus attentifs à la crise qui secoue alors le monde. Il observe, écoute, analyse, s’engage. Ce voyage de près d’un an et demi confirmera le cinéaste dans ses préoccupations : à son retour aux États-Unis, il réalisera Les Temps modernes en 1936 et Le Dictateur en 1940, illustrations éminemment économique et politique des constats que Chaplin aura faits lors de son tour du monde.

Un régal à lire, un voyage éclairé ou assombri selon l’humeur du génial Chaplin parti des Etats-Unis pour aller voir ailleurs… un voyage qui inspirera beaucoup ses films suivants. Un livre pour tous ! Cécile


Le livre de poche
6.90€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Journal de bord d'un tournage inachevé, le dernier film de Théo AngelopoulosElodie Lélu

Je vous parle d’un cinéma que les moins de vingt ans…. Mais n’oublions pas le génie de ce grand cinéaste grec que fut Théo Angelopoulos. Il existe des DVD pour rattraper son travail si beau et inoubliable et puis vient de sortir ce livre. Un journal mêlant le travail de création, l’observation de son pays en pleine crise, le décor de son nouveau film en cours, le Port du Pirée. Très beau travail éditorial, très belles photos de décors et de cession de travail. Cécile


Art 3 Plessis Édition
24€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Savez-vous goûter ... les légumes secs ?Couderc Brun Daveau Gilles Mischlich Danièle Rio Caroline Jonker Kim (ill)

Et si les haricots, pois, lentilles et fèves nous surprenaient de l’apéritif au dessert? Piliers d’une agriculture durable et d’une alimentation moderne, les légumes secs ont tout pour plaire! Variés, colorés, nourrissants, riches en fibres et protéines, dotés d’un excellent rapport qualité-prix…

Avec une approche inédite, leurs atouts culinaires sont déclinés ici en 70 recettes faciles et gourmandes. De quoi fondre pour ces végétaux en toute saison !


Presses de l’EHESP
22€
Gastronomie, vin
Protéines vertes, la bibleFern Green

Les protéines ne se trouvent pas uniquement dans la viande ! Elles sont aussi dans certains végétaux.
Inspiré de différentes alimentations à travers le monde, ce livre souligne les bénéfices des protéines vertes sur votre organisme et explique comment celles-ci peuvent influer sur votre régime alimentaire.
Fern Green a choisi les meilleures protéines végétales, dites protéines vertes et a développé des recettes aux saveurs et textures variées à déguster tout au long de la journée.
Des falafels aux patates douces jusqu’aux lentilles de Puy grillées/Feta/l’huile au basilic.
Ces recettes explosent en bouche lors de la dégustation.


Marabout
10.90€
Gastronomie, vinNos meilleures ventes
Le vin c'est pas sorcierOphélie Neiman

Nouvelle édition, revue et augmentée du nº1 des ventes de vin depuis 2015

Le vin enfin expliqué et simplifié car il n’est pas réservé à une élite qui boit que les vins de bon papa ! Enrichi des vins de champagnes, du vin naturel, de cartes étendues ; il est devenu une référence. Ophélie Neiman est une joyeuse amoureuse du vin, ni oenologue, ni sommelière. Loin des spécialistes, elle à souhaitée parler du vin que l’on ouvre à table, entouré de bons amis. Elle propose une découverte agréable et -pour une fois- facile du monde vinicole. Une seule obligation: ne pas prendre cette boisson au sérieux. Boire et déguster sont deux activités bien distinctes ; il faut un peu de chaque pour une bonne soirée !


Marabout
19.90€
Gastronomie, vinNos meilleures ventes
Un grand Noël veganCollectif

Autour de votre table, gourmands et gastronomes apprécieront ces treize menus, un buffet et un brunch du lendemain tout en simplicité et élégance.

Au total, ce sont 16 auteures qui ont créé un menu complet ou une recette festive pour plus de 60 plats à découvrir cet hiver : des recettes inédites et gourmandes mises en valeur par la photographie de Carolin Strothe.


La Plage
13.50€
Gastronomie, vin
L214 Une voix pour les animauxJean-Baptiste Del Amo

Grâce à la détermination de ses militants, L214 nous permet de croire que la lutte contre l’exploitation animale n’est plus une utopie mais une réalité, un combat, un débat qui anime toute la société. Aujourd’hui, L214 intrigue ses sympathisants comme ses détracteurs. De multiples articles et reportages interrogent son fonctionnement, cherchent à comprendre comment un simple groupe de militants est parvenu à faire voler en éclats la loi du silence face à la souffrance animale dans les élevages et les abattoirs. Parce que L214 est avant tout une aventure humaine mais aussi l’histoire collective d’un projet associatif en perpétuel mouvement, ce livre dresse un portrait honnête et sensible de l’association.
Au fil du texte, Jean-Baptiste Del Amo nous permet de comprendre comment quelques militants déterminés ont encouragé les médias et les plus hautes instances politiques à s’engager dans le débat et comment, aujourd’hui, notre société tout entière accepte de s’interroger sur ses habitudes de consommation et son rapport avec les animaux. Car en nous obligeant à ouvrir les yeux, L214 met à mal nos certitudes et nous invite à participer ni plus ni moins à une véritable révolution copernicienne : accepter que l’être humain n’est pas au centre du monde et que les autres animaux avec lesquels nous partageons cette Terre ne devraient pas pâtir systématiquement de nos actions.


Arthaud
19.90€
Essais
Se défendre, une philosophie de la violenceElsa Dorlin

En 1685, le Code noir défendait « aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons » sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l’État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s’armer. Aujourd’hui, certaines vies comptent si peu que l’on peut tirer dans le dos d’un adolescent noir au prétexte qu’il était « menaçant ».
Une ligne de partage oppose historiquement les corps « dignes d’être défendus » à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce « désarmement » organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense.
Des résistances esclaves au ju-jitsu des suffragistes, de l’insurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie de l’autodéfense politique. Sous l’histoire officielle de la légitime défense affleurent des « éthiques martiales de soi », pratiques ensevelies où le fait de se défendre en attaquant apparaît comme la condition de possibilité de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence éclaire la définition même de la subjectivité moderne, telle qu’elle est pensée dans et par les politiques de sécurité contemporaines, et implique une relecture critique de la philosophie politique, où Hobbes et Locke côtoient Frantz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, June Jordan ou Judith Butler.


Zones
18€
EssaisNos meilleures ventes
Le pouvoir des motsJudith Butler

Dans Le pouvoir des mots, Judith Butler analyse les récents débats, souvent passionnés, sur la violence verbale dirigée contre les minorités, sur la pornographie et sur l’interdiction faite aux homosexuels membres de l’armée américaine de se déclarer tels. Il s’agit pour elle de montrer le danger qu’il y a à confier à l’État le soin de définir le champ du dicible et de l’indicible. Dans un dialogue critique avec J. L. Austin, le fondateur de la théorie du discours performatif, mais aussi avec Sigmund Freud, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, Jacques Derrida et Catharine MacKinnon, elle s’efforce d’établir l’ambivalence de la violence verbale (du hate speech) et des discours homophobes, sexistes ou racistes : s’ils peuvent briser les personnes auxquelles ils sont adressés, ils peuvent aussi être retournés et ouvrir l’espace d’une lutte politique et d’une subversion des identités.


Editions Amsterdam
18€
Essais
Constellations - trajectoires révolutionnaires du jeune 21ème siècleCollectif Mauvaise Troupe

... des contre-sommets à Notre-Dame-des-Landes, de l’imaginaire à l’habiter, des free parties au mouvement anti-CPE, des sabotages aux savoir-faire, des usines occupées aux sans-papiers, de la communauté des squats aux résistances numériques…

« De ces dix dernières années, nous avons encore le souvenir. De leurs révoltes, de leurs insoumissions, nous sommes nombreux à ne rien vouloir oublier. Nous savons pourtant que nous vivons dans un monde qui s’en emparera, nous en dépossédera afin que des enseignements n’en soient jamais tirés et que rien de ce qui est advenu ne vienne repassionner les subversions à venir. Pour extirper cette mémoire d’un si funeste destin, nous avons fait un « livre d’histoires ». Des histoires d’inadaptés, de rétifs, des histoires de lutte contre ce même ordre des choses qui menace aujourd’hui de les ensevelir sous son implacable actualité. « Ne faites pas d’histoires », c’est en somme le mot d’ordre imposé par une époque piégée dans le régime de l’urgence et des plans de redressement. Ne faites pas d’histoires, et suivez le courant. L’économie répondra à vos besoins, les aménageurs assureront votre confort ; la police garantira votre sécurité, l’Internet votre liberté, et la transition énergétique, votre salut. Les histoires de cet ouvrage viennent mettre du trouble là où devraient régner le contrôle et la transparence; elles reflètent la recherche d’un certain ancrage dans un présent qui partout se défausse. Ce sont des histoires d’expérience et de transmission contre la dépossession, d’enracinement et de voyage contre l’anéantissement des territoires, d’intelligence collective contre l’isolement et l’exploitation. Elles parlent de jardins, de serveurs web, de stratégies, de fictions, de bouteilles incendiaires, de complicités, de zones à défendre, de free parties, d’assemblées, de lieux collectifs… Des histoires à vivre debout et à donner du souffle.»


L’éclat / poche
12€
Essais
Blues et féminisme noirAngela Davis

Gertrude « Ma » Rainey, Bessie Smith et Billie Holiday

« Ce livre d’Angela Davis est, pour moi, une révélation et une véritable rééducation. » (Toni Morrison)

Blues et féminisme noir explore l’œuvre de deux blueswomen quelque peu oubliées : Gertrude « Ma » Rainey (1886-1939) et Bessie Smith (1894-1937). La première incarne le blues traditionnel, la seconde, le blues classique. Dévalorisée par les spécialistes du blues et du jazz – qui sont en général des hommes blancs –, l’œuvre de ces chanteuses porte un message spécifique : elle affirme la place et les revendications d’autonomie des femmes noires américaines.
En analysant et en contextualisant les paroles de leurs chansons, Davis met en évidence les prémices du féminisme noir et les signes avant-coureurs des grandes luttes émancipatrices à venir. Elle montre que Ma Rainey et Bessie Smith furent les premières rock stars de l’histoire de la musique : or elles étaient noires, bisexuelles, fêtardes, indépendantes et bagarreuses.
Elles posèrent les bases d’une culture musicale qui prône une sexualité féminine libre et assumée, qui appelle à l’indépendance et à l’autonomie des femmes aux lendemains de la période esclavagiste, en revendiquant avec détermination l’égalité de « race » et de genre.
Cette réflexion s’étire aux années 1940 en évoquant l’œuvre de Billie Holiday (1915-1959). Angela Davis réhabilite la conscience sociale de cette chanteuse d’envergure, trop souvent présentée sous le simple prisme des turpitudes de sa biographie.
Blues et féminisme noir propose une histoire féministe et politique de la musique noire des années 1920 aux années 1940.


Libertalia
20€
Essais
Les amours suspenduesMarion Fayolle

Un homme marié ne peut s’empêcher de regarder les femmes et de leur plaire, de se sentir désiré par elles. Il charme les femmes mais arrête tout systématiquement avec elles au moment où leur amour pourrait s’accomplir. Il fige les sentiments à l’instant même où l’attirance est la plus grande. Cet homme se protège ainsi contre les souffrances et les déceptions qui pourraient anéantir la beauté et le réconfort qu’il trouve dans ces relations platoniques. Cet homme conserve précieusement toutes ses relations inaccomplies – ses amours suspendues – dans une chambre secrète ; ses amours suspendues prennent la forme de femmes congelées, statufiées. Souvent, il prend plaisir à s’enfermer avec les souvenirs de ces femmes qu’il a aimées. Il se souvient avec émotion de chacune d’elles : la femme rouge et fatale, la femme violette et maternelle, la femme jaune et souffrante. Jusqu’au jour où cet homme marié est quitté par celle avec qui il partage sa vie. Il ne l’a pas vu venir et se retrouve dans une très grande tristesse. Il se réfugie dans sa chambre secrète et décide de décongeler toutes ces amours suspendues, de redonner vie à toutes ces femmes dans une tentative désespérée pour retrouver le bonheur perdu…

Sublime album/comédie musicale chorégraphiée de Marion Fayolle !

« L’homme qui aimait les femmes » revue et animée par la plume chantante et dansante de l’auteure, on se surprend à fredonner les paroles, on pense à Demy, Minelli, Pina Bausch bien sûr ! Bref, c’est le cadeau conseillé ce jour ! Cécile


Magnani éditions
35€
BD, romans graphiquesNos meilleures ventes
Gérard, 5 années dans les pattes de DepardieuMathieu Sapin

Mathieu Sapin rencontre Gérard Depardieu en 2012. Il l’accompagne en Azerbaïdjan à l’occasion du tournage, pour Arte, d’un documentaire sur les traces d’Alexandre Dumas. Une relation unique se noue entre les deux artistes. Dès lors, Gérard Depardieu va inviter Mathieu Sapin à partager son univers, ses pensées (philosophiques ou triviales), ses coups de gueule, que ce soit lors de tournages, au Portugal ou aux quatre coins de l’Europe, d’un voyage exceptionnel en Russie ou, tout simplement, d’un repas dans la cuisine de son hôtel particulier parisien.

Où l’on apprend que Gérard Depardieu est quand même à peine humain, en tout cas vraiment pas comme nous, le commun des mortels. On le voit déambuler dans son appart’musée au milieu de ses oeuvres d’arts/investissements, et passer sa vie à la fois en slip et au téléphone à dealer toutes ses affaires. C’est fascinant, on porte un regard quasi ethnologique … Géraldine


Dargaud
19.99€
BD, romans graphiques
La famille MifaLisa Mandel

Dans la Famille Mifa, tout le monde est très au fait de l’actualité. Le djihadisme, les élections, l’immigration, Uber, le bio, les manifs… chacun a son petit avis sur la question ! Absurdes, extravagants, les débats qui rythment la maisonnée sont d’autant plus drôles qu’ils reflètent parfaitement la politique, les médias et les questions de société dans toutes leurs contradictions.

Lisa Mandel porte un regard sur le monde moderne chargé d’ironie féroce. À la fois simples et percutants, ses strips touchent à tous les coups. Vous ignoriez jusque-là l’univers foutraque et l’humour mordant cher à l’auteure de Nini Patalo ? Vous ne serez pas déçu.

Franchement acide, les dessins et l’humour de Lisa Mandel commentant les affaires du monde font du bien ! On se marre franchement et on peut dire qu’elle n’y va pas de main morte. Géraldine


Glénat
14.95€
BD, romans graphiques
Les fantômes du vieux paysNathan Hill

Scandale aux États-Unis : le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public. Son assaillante est une femme d’âge mûr : Faye Andresen-Anderson. Les médias s’emparent de son histoire et la surnomment Calamity Packer. Seul Samuel Anderson, professeur d’anglais à l’Université de Chicago, passe à côté du fait divers, tout occupé qu’il est à jouer en ligne au Monde d’Elfscape. Pourtant, Calamity Packer n’est autre que sa mère, qui l’a abandonné à l’âge de onze ans. Et voilà que l’éditeur de Samuel, qui lui avait versé une avance rondelette pour un roman qu’il n’a jamais écrit, menace de le poursuivre en justice. En désespoir de cause, le jeune homme lui propose un nouveau projet : un livre révélation sur sa mère qui la réduira en miettes. Samuel ne sait presque rien d’elle ; il se lance donc dans la reconstitution minutieuse de sa vie, qui dévoilera bien des surprises et réveillera son lot de fantômes.
Des émeutes de Chicago en 1968 au New York post-11-Septembre en passant par la Norvège des années quarante et le Midwest des années soixante, Nathan Hill s’empare de l’Amérique d’aujourd’hui et de ses démons et compose avec beaucoup d’humour une fresque aussi ambitieuse que captivante.

Roman ambitieux écrit avec les tripes de l’auteur, on le sent. Le mécanisme redoutable mis en place pour nous narrer l’Amérique des années 60 à aujourd’hui fonctionne pleinement. Cécile 


Gallimard
25€
Romans étrangers
C'en est fini de moiAlfred Hayes

La vie sourit à Asher. Lui qui se rêvait écrivain est devenu scénariste à succès. L’argent rentre à flots aussi vite qu’il venait à manquer autrefois. Son logement miteux dans un quartier malfamé de New York s’est transformé en une maison luxueuse sur les hauteurs de Hollywood. Quand sa seconde épouse se lasse de cette dernière, Asher lui en achète une plus somptueuse encore. Mais lorsque les amis disparaissent tour à tour, que les contrats se tarissent et que le téléphone reste muet, que reste-t-il à Asher qui se rapproche dangereusement de la soixantaine?
De retour à New York, il fait la connaissance de son neveu et de la petite amie de ce dernier, Aurora d’Amore. La rencontre de ce couple si particulier, à la jeunesse si différente de la sienne, va lui faire connaître un souffle nouveau. Ce réveil n’est toutefois pas sans risques, car Michael et Aurora pourraient bien l’entraîner dans leurs jeux compliqués d’enfants terribles.
On retrouve dans ce roman les thèmes chers à Alfred Hayes – les affres du désir et de la création, les illusions perdues, la solitude – à travers une magnifique ode à la ville qui ne dort jamais.

Après le magnifique « Une jolie fille comme ça », voici qu’Agnès Desarthes a traduit cet autre roman du très grand romancier/scénariste Alfred Hayes. Un homme se perd ou se retrouve, on ne sait pas vraiment, dans les rues de New-York, les rues de son passé. Encore trop méconnu, Alfred Hayes se transmet comme un précieuse découverte… de la famille de Richard Yates, de ces hommes qui ont trouvé le chemin pour dire leur profonde mélancolie et leur état amoureux en manque. Une errance littéraire vivement conseillée. Cécile


Gallimard
17€
Romans étrangers
Jours barbaresWilliam Finnegan

Le surf ressemble à Un sport, un passe-temps. Pour ses initiés, c’est bien plus : une addiction merveilleuse, une initiation exigeante, un art de vivre. Élevé en Californie et à Hawaï, William Finnegan a commencé le surf enfant. Après l’université, il a traqué les vagues aux quatre coins du monde, errant des îles Fidji à l’Indonésie, des plages bondées de Los Angeles aux déserts australiens, des townships de Johannesburg aux falaises de l’île de Madère. D’un gamin aventureux, passionné de littérature, il devint un écrivain, un reporter de guerre pour le New Yorker. À travers ses mémoires, il dépeint une vie à contre-courant, à la recherche d’une autre voie, au-delà des canons de la réussite, de l’argent et du carriérisme ; et avec une infinie pudeur se dessine le portrait d’un homme qui aura trouvé dans son rapport à l’océan une échappatoire au monde et une source constante d’émerveillement. Ode à l’enfance, à l’amitié et à la famille, Jours Barbares formule une éthique de vie, entre le paradis et l’enfer des vagues, où l’océan apparaît toujours comme un purgatoire. Un livre rare dont on ne ressort pas tout à fait indemne, entre Hell’s Angels de Hunter S. Thompson et Into The Wild de Jon Krakauer.

Inconnu ce William Finnegan jusqu’à ce qu’il nous narre ses souvenirs d’enfant en Californie. Merveilleux roman autobiographique d’un homme qui conquiert sa liberté très jeune et qui grandira à contre-courant, à la recherche de sa propre voie… très beau. Cécile


Editions du sous-sol
23.50€
Romans étrangers
Et au milieu coule une rivièreNorman Maclean

Et au milieu coule une rivière est plus qu’un roman autobiographique, c’est un récit imprégné d’une lumineuse nostalgie, un livre qui défend une philosophie inspirante. Norman Maclean y raconte son enfance dans les Rocheuses, au sein de paysages magnifiques dont chaque relief influence en profondeur ceux qui y vivent. Comme dans les romans de Pete Fromm, la pêche n’est pas qu’un simple loisir, c’est un art de vivre, une discipline, une chanson de geste qui apprend tout et qui poursuivra Norman dans toutes les étapes importantes de son existence. Préface de Robert Redford, metteur en scène du célèbre film inspiré du récit de Maclean. 

Enfin réédité, ce grand classique de la littérature américaine mérite un nouveau regard, pour ne pas en rester à l’idée qu’il s’agirait d’un roman pour les amateurs de pêche à la mouche. Comme Thomas McGuane ou Rick Bass il s’agit avant tout d’une plume propre aux Montana, à ces espaces où souffle un vent de narration libre et lyrique. Cécile


Rivages
19€
Romans étrangers
AventuresJohn Boorman

Les mémoires de John Boorman, cinéaste légendaire, lauréat de deux prix de la mise en scène à Cannes (Leo the Last, Le Général) et d’autres films culte (Delivrance, Le Point de non retour, Excalibur, Duel dans le Pacifique…) ou encore d’un diptyque autobiographique salué par la critique (Hope and Glory, Queen and Country).
Boorman revient sur sa carrière dans un récit drôle et passionnant, riche d’anecdotes de tournage, de ses diverses rencontres ou d’hommages à d’autres cinéastes (D.W. Griffith ou
David Lean). C’est aussi l’occasion pour cet amoureux de la nature de nous livrer de multiples réflexions sur l’art cinématographique et les coulisses de l’industrie hollywoodienne.

Un livre de mémoires drôle, pétillant, touchant, truffé de rencontres de cinéma ou d’aventures rocambolesques. Cécile


Marest éditeur
19€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Danielle Darrieux, une femme moderneClara LAURENT

La première véritable biographie de l’une des plus grandes actrices du 20ème siècle.
Danielle Darrieux est décédée le 17 octobre à l’âge de 100 ans.

Témoignages de Catherine Deneuve en quatrième de couverture et de Patrick Bruel en post-face à l’occasion de cette biographie inédite sur Danielle Darrieux.

Ses initiales DD ont été célèbres bien avant BB. Danielle Darrieux a tourné son premier film en 1931, à l’âge de 14 ans. Elle charme par son naturel et incarne alors la jeune femme moderne du cinéma français, une « drôle de gosse » sexy et pétulante. En 1936 Mayerling de Litvak prouve qu’elle peut tout jouer, la comédie comme le drame. Ce film en fait une star internationale et lui ouvre les portes d’Hollywood. Elle est alors la plus populaire des actrices françaises. Toutes les jeunes femmes veulent lui ressembler.
Dans les années cinquante, la star triomphe aux côtés de Gérard Philipe, Jean Gabin, James Mason ou Jean Marais. Elle devient la muse de Max Ophuls et s’impose dans Marie-Octobre. En 1967, Jacques Demy la choisit pour incarner la mère de Catherine Deneuve, qu’elle retrouve en 2002 dans Huit femmes.
Au fil des décennies, l’actrice incarnera toujours une femme intelligente, en quête de liberté. Ses trois mariages, dont celui avec Porfirio Rubirosa, seront scrutés par les médias, tout comme ses agissements sous l’Occupation.
Ce livre est une traversée documentée de la carrière de la star. Révélant des faits méconnus et des films oubliés, il s’attache à mettre en lumière la modernité que Danielle Darrieux a su porter durant 80 ans de cinéma.


Hors Collection
19€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Histoires du soir pour filles rebellesElena Favilli et Francesca Cavallo

100 DESTINS DE FEMMES HÉROÏQUES
DU MONDE ENTIER, D’HIER ET D’AUJOURD’HUI.

Mieux que tous les livres de contes de fées :
Elles sont pirates, scientifiques, espionnes, sportives, chanteuses, guerrières, reines, romancières…
100 femmes aux vies extraordinaires qui brisent les stéréotypes et encouragent filles et garçons à suivre leurs rêves.

« Comment proposer aux filles des modèles autres que de la paillette en boîte, de la princesse trop belle qui déniche un prince forcément très charmant ? Comment mettre dans la tête des garçons que le physicien Pierre Curie n’était pas le big boss de Marie Curie, que l’histoire de la boxe s’écrit aussi au féminin (Vas-y Mary Kom lève ton poing et montre ta médaille olympique) de même que le rap (l’Afghane Sonita Alizadeh en est la preuve) ?
 
Histoires du soir pour filles rebelles est là pour ça, valeureuse entreprise de décrassage des stéréotypes, en donnant à lire avec plaisir (très important) le destin de 100 femmes extraordinaires. Et il y a de quoi raconter. Oui, il était une fois l’Afro-Américaine Rosa Parks qui obtint l’interdiction de la ségrégation dans les bus américains. Ou encore l’architecte d’origine irakienne Zaha Hadid surnommée la «reine des courbes». Oui, on doit à la primatologue britannique Jane Goodall des centaines d’informations sur nos cousins les chimpanzés, et à la chinoise Zhang Xian des vocations de chefs d’orchestre chez les filles.
Les biographies sont fluides, couchées sur une page en vis-à-vis d’un portrait de l’héroïne (une soixantaine d’artistes ont été convoquée). Le message adressé aux lectrices limpide: «Rêvez plus grand, visez plus haut, luttez plus fort. Et, dans le doute, rappelez-vous: vous avez raison.» Autrement formulé : foncez. » (Libération, sept 17)

Les arènes
19.90€
JeunesseNos meilleures ventes
Black lives matterKeeanga-Yamahtta Taylor
Black Lives Matter
Le renouveau de la révolte noire américaine

« Le meurtre de Mike Brown par un policier blanc a marqué un point de rupture pour les Afro-Américains de Ferguson (Missouri). Peut-être était-ce à cause de l’inhumanité de la police, qui a laissé le corps de Brown pourrir dans la chaleur estivale. Peut-être était-ce à cause de l’arsenal militaire qu’elle a sorti dès les premières manifestations. Avec ses armes à feu et ses blindés, la police a déclaré la guerre aux habitants noirs de Ferguson. »

Comment le mouvement Black Lives Matter a-t-il pu naître sous le mandat du premier président noir ? L’auteure revient sur l’ »économie politique du racisme » depuis la fin de l’esclavage, le reflux des mouvements sociaux des années 1960 et l’essor d’une élite noire prompte à relayer les préjugés racistes et anti-pauvres. Elle défend le potentiel universaliste de BLM : afro-américain et tourné contre les violences policières, il peut parfaitement rallier d’autres groupes et s’étendre à une lutte générale pour la redistribution des richesses.


Agone / Contre-feux
24€
Essais
Choisir de ralentirNelly Pons

… et tous les autres titres de la collection « Je passe à l’acte » co-éditée par Actes Sud-Kaizen.

“Pas le temps”, “débordés”, “à la bourre”, “surbookés”… Croissance illimitée, surconsommation, hyperconnectivité, gains de performance et de productivité… Dans sa quête du toujours plus, le monde moderne nous plonge dans la frénésie d’avoir, de réussir. Une course folle dont le pendant est un inéluctable épuisement : de la planète, de ses ressources naturelles, mais aussi des hommes. Face à ce constat, une parade : ralentir.
Présenté ici comme une réponse, un choix éclairé face à l’emballement du monde, ralentir est bien plus qu’un simple outil au service de notre bien-être. C’est un art de vivre, au sens propre, qui nous invite à reprendre le pouvoir sur nos existences : une démarche consciente, qui se décide, s’apprend et se transmet.
Rescapée d’un burn-out, véritable effondrement physique et psychique, l’auteur nous accompagne dans la lecture de notre monde et la découverte, pas à pas, de cette nouvelle relation singulière qui pourrait nous unir à lui. Car si le monde ne cesse d’accélérer, le seul levier sur lequel nous avons le pouvoir d’agir, c’est nous-mêmes.

Parmi les autres titres que nous vous proposons aux Bien-aimés : Réparer nos objets ensemble / Débuter son potager en permaculture / Méditer puis agir / Rénover une vieille bâtisse / S’engager dans une AMAP / Manger moins (et mieux) de viande : une collection simple, pratique, efficace, intelligente, tournée vers la planète, engagée, qui donne des clés techniques … au petit prix de 8€


Actes Sud/Kaizen
8€
Essais
Révolutions animales, comment les animaux sont devenus intelligentsSous la direction de Karine Lou Matignon

Après une préface de Jane Goodall, ce livre-somme nous donne tout ce qu’il est possible de croiser comme réflexions sur l’évolution de notre connaissance sur les animaux. Les plus grands spécialistes internationaux dressent un portrait de l’état actuel des connaissances sur le monde animal. Intelligence, compétences, sensibilité à la douleur, relation à la mort, sens de l’empathie et de l’altruisme, cultures, mémoire … c’est magnifique de le feuilleter, comme un musée éternel qui garde précieusement un savoir si précieux. Reste à évoluer, du côté de l’humain…. Le livre était épuisé, c’est une chance de pouvoir de nouveau l’acquérir ou l’offrir. Cécile


Arte éditions, Les Liens qui libèrent
38€€
Essais
Les Demoiselles de Rochefort, histoires de SœursElsa et Natacha Wolinski

Le livre de trop sur Jacques Demy ? Eh bien non ! C’est aussi pétillant et coloré que ce film si joyeux de Demy. Le film a 50 ans cette année. Agnès et Rosalie Varda ont confié aux 2 demi-sœurs Wolisnki, fans du film, le soin de nous faire la visite du film. La qualité iconographique soigne l’hommage, on retrouve tous les plans et paroles stockés dans notre mémoire. C’est un grand livre joyeux sur un grand film du bonheur. (Forcément le cadeau parfait pour les amoureux de J. Demy parce qu’il y a encore des trouvailles, des photos rares etc…) Cécile


La Martinière
32€€
Beaux-arts / photo / musique / cinéma
Dans la forêt de HokkaidoEric Pessan

Lorsque Julie plonge dans le sommeil, son monde bascule. L’adolescente se retrouve dans la forêt de l’île japonaise de Hokkaido, reliée physiquement à un petit garçon de sept ans. Abandonné par ses parents, il erre seul, terrifié, et risque de mourir de froid, de soif et de faim. Quel est le lien entre Julie et l’enfant perdu ? Roman 12-16 ans.

C’est comme si l’auteur avait dévoré tout Stephen King, tout Hayao Miyazaki et qu’il nous donnait sa version à lui de la force de l’imagination et du transport incroyable que cela génère. Voici un très très beau roman pour jeune lecteur (aguerri ou non) qui donne des ailes. Quand Julie s’endort, elle bascule au Japon… c’est magique. Cécile


Ecole des Loisirs
13€
JeunesseNos meilleures ventes
D’un trait de fusainCathy Ytak

1992. Mary, Monelle, Julien et Sami sont lycéens dans une école d’art. En cours de dessin, leur modèle préféré s’appelle Joos. Il est jeune, libre et beau. À l’âge des premières expériences amoureuses, l’épidémie de sida s’immisce brutalement dans leurs vies. La plupart des adultes se taisent et semblent ignorer la tragédie. Mary décide de briser le silence, d’affronter le regard de ses parents, de la société, et de s’engager.

Ils sont une bande d’amis, années 90, en Ecole d’art et leur modèle préféré se nomme Joos. Il est libre Joos et attire tous les regards, tous les désirs non avoués mais la maladie va toucher cet idéal. Très beau roman (merci aux éditions Talents hauts de faire confiance aux lecteurs … et aux auteurs un peu hors sentier battu) qui s’accapare le sujet du sida entre jeunes adultes, grands adolescents. Cécile


Talents Hauts
16€€
Jeunesse
Tortues à l'infiniJohn Green

Aza, seize ans, n’avait pas l’intention de tenter de résoudre l’énigme de ce milliardaire en fuite, Russell Pickett. Mais une récompense de cent mille dollars est en jeu, et sa Meilleure et Plus Intrépide Amie Daisy a très envie de mener l’enquête. Ensemble, elles vont traverser la petite distance et les grands écarts qui les séparent du fils de Russell Pickett : Davis.
Aza essaye d’être une bonne détective, une bonne amie, une bonne fille pour sa mère, une bonne élève, tout en étant prise dans la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles.
Aza, Daisy, Davis, trio improbable, trouvent en chemin d’autres mystères et d’autres vérités, celles de la résilience, de l’amour et de l’amitié indéfectible.

Après « Qui es-tu Alaska ? » et « Nos étoiles contraires », John Green signe son livre le plus personnel, celui qu’il veut écrire depuis de nombreuses années. Avec une lucidité bouleversante, ses personnages inoubliables racontent sa propre maladie, au cœur de sujets aussi intimes qu’universels : la difficulté à vivre, la quête d’identité.

Tendresse sans complaisance, écriture percutante, humour rédempteur, John Green l’incomparable vous fera rire, sourire et pleurer, plus que jamais.

Aza est la nouvelle héroïne de ce roman de J. Green où un père a disparu… Aza subit les conséquences de troubles de l’anxiété et va trouver les clefs pour vivre avec. Un chouette roman ado pour vivre avec ses différences et combattre comme il le faut l’adversité. Cécile


Gallimard
21€
Jeunesse
Je commence à lire en BDMathieu Grousson et Séverine Cordier

Belle idée que de donner les clefs aux enfants pour apprendre à lire une bande-dessinée comme il se doit. La série décline les aventures d’enfants et d’enseignants au sein de l’Ecole des animaux. C’est joyeux, éducatif et pédagogique. Cécile


Casterman
6.95€€
Jeunesse
La drôle de petite bibliothèqueD. Kunhardt & G. Williams

Écrites par Dorothy Kunhardt et illustrées par Garth Williams dans les années 1940, douze courtes histoires parfois absurdes mais toujours charmantes réunies dans un tout petit coffret.

Du grand art en miniature ! Notre gros coup de cœur va à ces 12 mini livres réunis pour un retour dans l’enfance garanti. Publiés en 1949 aux Etats-Unis et enfin édités en français, personne ne résistera aux dessins si beaux, à l’humour si grand. Un cadeau qu’on protège toute sa vie durant. Cécile


Memo
Jeunesse
Petites histoires de nuitsKitty Crowther

«Raconte-moi trois histoires» demande Ourson à sa maman…
Dooong Dooong, c’est l’histoire de la gardienne de la nuit qui sonne l’heure où les petits et lesgrands vont se coucher. «Je n’ai pas du tout sommeil», couine la petite hermine. «Couchetoi, dit la gardienne, et le sommeil t’attrapera.» Il y a aussi la grande aventure de Zhora, la petite fille à l’épée, qui cueille la plus belle mûre de toute la forêt pour sa maman.
Et puis celle de Bo, ce petit être toujours vêtu d’un manteau, qui se balade à la recherche
d’une miette de sommeil. «Maintenant, choisis ton étoile pour t’emmener jusqu’à demain»,
chuchote maman en bordant Ourson.

Une maman raconte trois histoires avant de laisser ourson s’endormir entouré de toutes les étoiles, et maman peut aller lire au coin de la cheminée. De toute beauté… et les trois contes sont originaux. Cécile


Pastel éditions
Jeunesse
La soifJo Nesbo

Une jeune femme est assassinée après un rendez-vous pris sur un célèbre site de rencontres. Les violentes marques de morsures trouvées sur le cadavre ne laissent pas de doute : il ne s’agit pas d’un simple fait divers comme tant d’autres, d’un tête-à-tête qui aurait mal tourné avec un maniaque arpentant le Web. C’est un prédateur particulièrement féroce qui a sévi, assoiffé de sang humain.
Lorsqu’un deuxième corps est découvert, mutilé selon la même mise en scène macabre, il semble clair qu’un seul homme peut mettre un terme aux agissements du tueur… Mais Harry Hole est réticent à l’idée de s’occuper de cette affaire. Désormais instructeur à l’École de police, apparemment libéré de ses démons et heureux avec son épouse, il s’est promis de ne plus mettre les siens en danger.
Malgré tout, un doute s’immisce en lui : ces meurtres pourraient être liés à l’unique enquête non résolue de sa carrière. Il comprend que le destin le place de nouveau face à un dilemme : mener une vie paisible et tirer un trait définitif sur son passé d’enquêteur, ou arrêter enfin le criminel qui lui a jadis échappé et qui continue de le hanter.

 

11ème enquête au compteur de Harry Hole. Jo Nesbo aime toujours autant l’ambiance d’équipe de policiers, dénouer les rouages d’une enquête, disséquer les relations de pouvoir, d’amour, de jalousie, d’admiration qui règne au sein de ce type d’équipe de spécialistes plus ou moins névrosés. Sans compter le portrait du serial killer lui-même complètement déjanté. Jo Nesbo mène cet 11ème épisode des prouesses de son enquêteur fétiche de mains de maître. Géraldine


Gallimard
21€
Littérature policière
Côté ghettoJill Leovy

Dans la lignée des livres et des séries de David Simon (Homicide, The Wire), une œuvre magistrale de journalisme littéraire, élu meilleur document de l’année par le New York Times et le Washington Post.

South Central, Los Angeles. Le Ghetto. À la fois un lieu et un destin. Un quartier où les jeunes, noirs pour la plupart, sont souvent plus en sécurité en prison que dans les rues. Un état d’esprit, également, avec une culture bien implantée, où les plus violents sont les héros, et les victimes laissées pour compte. Sauf peut-être pour quelques hommes, qui considèrent encore ces victimes comme des fils, des frères, des êtres humains à part entière. Ces hommes, ce sont les policiers du quartier qui, dans le marasme ambiant, s’accrochent comme ils le peuvent pour donner un sens à leur métier, luttant tout autant contre le meurtre que contre une administration déconnectée de la réalité.
Ainsi lorsqu’un jeune Noir du quartier, Bryant Tennelle, est abattu sur un trottoir, non loin de son domicile, l’inspecteur John Skaggs, en dépit des moyens dérisoires dont il dispose et de la résignation ambiante, va tout faire pour éviter que ce jeune garçon ne soit qu’un nom de plus inscrit sur la liste annuelle des milliers d’assassinats non résolus de jeunes Afro-Américains.
À partir de ce simple fait divers et de milliers d’heures de témoignage, Jill Leovy nous livre un document criant d’humanité. Pourquoi un jeune Noir a-t-il quinze fois plus de chance de se faire tuer qu’un Blanc aux États-Unis ? C’est toute la « peste américaine » qu’elle dissèque avec ce portrait intime et bouleversant, fait de morts absurdes et impunies, de proches dévastés et d’enquêteurs acharnés mais démunis. Une analyse forte et humaine, un livre coup de poing, aussi dévastateur que le plus réaliste des romans.
Jill Leovy est journaliste pour le Los Angeles Times. Elle a fondé le blog The Homicide Report afin de mettre un nom et un visage sur toutes les victimes d’homicide de la ville. Ghetto, son premier livre, a connu un succès retentissant dès sa sortie aux États-Unis.
Ce livre-enquête sort dans une édition de polars, mais c’est également et surtout un essai, sous forme de récit. Il est le fruit d’une grande enquête de terrain que la journaliste nous livre « à l’américaine », avec une méthode narrative qui fait exister des personnages bien réels. C’est un ton qu’on connait peu en France mais qui est pertinent. De l’art de rendre digeste un sujet aride et dur ! Géraldine 

Sonatine
22€
Littérature policière
L'été de KatyaTrevanian

À l’été de 1914, Jean-Marc Montjean, jeune médecin tout juste diplômé, revient s’installer à Salies, petit village du Pays basque dont il est originaire. Rapidement, il est appelé à soigner Paul Treville dont la jolie sœur jumelle, Katya, l’intrigue de plus en plus. Bien accueilli chez les Treville, le jeune homme devient un ami de la famille, qu’il fréquente assidûment en dépit d’une certaine ambiguïté dans leurs relations. Et même s’il devine derrière leurs hospitalité et bonnes manières un lourd et douloureux secret, il ne peut s’empêcher de tomber éperdument amoureux de Katya, quelles qu’en soient les conséquences.

À la fois histoire d’amour et thriller psychologique, L’Été de Katya est un roman à part dans l’œuvre de Trevanian, qui revisite avec virtuosité et nostalgie la Belle Époque et une certaine idée du romantisme.

On se régale à la lecture de ce roman/thriller tout à fait inédit, avec une touche désuète. Le décor de la campagne des années 10 en France est délicieux, même si on est à la veille de la grande boucherie de la guerre 14-18. L’histoire d’amour (frustrée évidement!) est centrale dans ce récit intriguant, stressant, plein d’ambigüité, dans lequel la tension monte mystérieusement et inexorablement. Un Trevanian original. Géraldine


Gallmeister
20.50€
Littérature policière
Peyi An NouJessica Oublié et Marie-Ange Rousseau

1963. Une agence d’État est créée pour soutenir la relance de l’économie française. En vingt ans d’existence, le Bumidom aura organisé l’émigration de 160 000 personnes originaires de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion. Péyi an nou est à la fois une enquête pour comprendre la politique et le fonctionnement du Bumidom, ses répercussions, son héritage… et un hommage à ces Français contraints à l’exil dans un pays qu’ils pensaient être le leur, la France.

Cette histoire dite des îles est si peu enseignée en France que cette BD peut et doit servir de cours de rattrapage. Précise, pédagogique, agréable, distrayante, elle nous explique cette histoire-là, pleine de violence sociale évidemment. Le ton de la BD pour autant n’est pas grave. Ce duo enquêtrice-dessinatrice comble nos lacunes et l’on se sent plus à même d’appréhender l’histoire de la France et ses îles .. Géraldine


Steinkis
20€
BD, romans graphiques
Emilie voit quelqu'un - 2Théa Rojzman et Anne Rouquette

Emilie a tout pour être heureuse. C’est du moins ce qu’elle se répète, sans comprendre pourquoi elle ne va pas si bien. Jusqu’au jour où elle se laisse convaincre de « voir quelqu’un ». Théa Rojzman, au scénario, et Anne Rouquette, au dessin, nous proposent de découvrir de façon à la fois précise et légère, à travers le parcours de leur personnage, quelques-unes des bases de la psychanalyse et de la psychologie.


Fluide Glacial
16€
BD, romans graphiquesNos meilleures ventes
AlcooliqueJonathan Ames & Dean Haspiel

Quand Jonathan A. se retrouve à l’arrière d’une voiture avec une vieille naine qui en a après son caleçon, il prend conscience qu’il a peut-être un problème avec l’alcool. Sa première cuite l’avait pourtant initié à l’éphémère magie de la bière : une potion magique qui rend plus beau, plus cool… mais qui le laisse sur le carreau. Un avertissement qui ne l’a pas empêché de mener une double vie : premier de la classe la semaine, dernier des alcoolos le week-end. Sa vie sexuelle est tout aussi erratique, mettant à mal une amitié qu’il croyait indestructible. Puis surviennent les drames, et c’est désormais l’oubli que Jonathan cherche dans les ivresses : celle de l’alcool, bien sûr, mais aussi celles de l’amour et du manque. Des plages idylliques des îles Grenadines aux caniveaux du Brooklyn en passant par un séjour merdique dans le Sud de la France, Alcoolique est le récit triste et tendre d’un homme à la recherche de lui-même.


Monsieur Toussaint Louverture
15€
BD, romans graphiques
Et si l'amour c'était d'aimer ?Fabcaro

Sandrine et Henri coulent des jours paisibles dans leur villa. Henri est un patron de startup épanoui et dynamique et Sandrine l’admire. Mais hélas la vie n’est pas un long fleuve tranquille… Un beau jour, Sandrine tombe sous le charme de Michel, un brun ténébreux livreur à domicile et chanteur de rock à ses heures perdues. Une idylle merveilleuse va alors se nouer entre eux. Mais la vie est-elle toujours du côté de l’amour ? Les sentiments purs et absolus ne sont-ils pas qu’une feuille morte emportée par le vent ? Un arc-en-ciel ne finit-il pas toujours par disparaître derrière les nuages ? Un hommage appuyé aux romans-photos et aux collections de romans à l’eau de rose. Si vous pensiez avoir fait le tour de la question sur ce genre de littérature de gare, laissez-nous vous proposer l’idée qu’on peut, en fait, aller beaucoup plus loin, grâce à Fabcaro.

Le retour en humour de Fabcaro ! L’auteur de l’inoubliable de « Zaï zaï zaï zaï » signe un faux roman-photo (sans les photos) hyper drôle, mélange d’humour noir et moins noir. On s’esclaffe ! Géraldine


6 pieds sous terre
12€
BD, romans graphiques
Filmo GraphiqueEdward Ross

Avec à Filmo Graphique, Edward Ross combine ses deux passions, le cinéma et la bande dessinée et nous fait (re)découvrir des pans entiers de l’histoire du cinéma.
Edward Ross a fait des études de littérature et de cinéma avant de travailler pendant six ans au Festival International du Film d’Édimbourg, où il a vu des centaines de films. Dans son livre, il traverse toute l’histoire du cinéma, de sa création à la fin du XIXe siècle jusqu’à l’avènement de la 3D, à travers des analyses de films regroupés par grandes thématiques (la représentation du corps, le son, les décors, la voix, le temps…) et des citations de théoriciens du cinéma. Edward Ross a réalisé pour ce faire une sélection qui reflète son panthéon personnel, navigant des films grands publics les plus commerciaux à des longs-métrages beaucoup plus pointus, une sélection qui mélange les genres, les époques et les continents, de Star Wars à Hiroshima mon Amour en passant par Do the right thing.

Au fil des pages, Edward Ross redessine des scènes iconiques du 7ème art, créant un impressionnant patchwork visuel et narratif constitué de plus de 300 films. Il compose ainsi une filmographie graphique, dans laquelle il se met en scène, à la fois scénariste, réalisateur et acteur.


Editions ça et là
22€
BD, romans graphiques
Les aventures de Ruben JablonskiEdgar Hilsenrath

Arraché à l’insouciance et l’espièglerie de l’enfance par la terreur nazie, le jeune Ruben Jablonski se retrouve à la sortie de la Seconde Guerre mondiale dans une situation désespérée. Libéré d’un ghetto, séparé de sa famille et à la recherche d’un nouveau destin, il s’engage dans un périple épique qui le conduit de la Roumanie aux États-Unis, en passant par l’Ukraine, la Turquie, la Palestine et la France…

Les réminiscences enfantines, l’humanité qui survit à l’horreur et l’amour de la littérature pour unique boussole confèrent aux Aventures de Ruben Jablonski une force et un humour rares. Edgar Hilsenrath a écrit ce roman en 1997 – bien après les autres livres qui lui avaient déjà apporté une renommée internationale – et il fait la bouleversante synthèse des quinze années qui ont vu sa vie basculer.

Edgar Hilsenrath a toujours écrit les événements de sa vie avec pas mal d’années de recul. C’est encore le cas avec ce récit qui narre son enfance et adolescence. Le jeune Edgar (ici Ruben) est balloté de pays en pays au gré de la Seconde Guerre mondiale. Il va vivre des épisodes traumatiques, comme beaucoup de Juifs de l’est. Il nous raconte cela avec force détails, beaucoup de puissance et une pincée d’humour, qui caractérise son écriture. C’est un livre au ton inédit qu’il est important et impressionnant de lire. Géraldine


Le Tripode
19€
Romans étrangers
Underground railroadColson Whitehead
Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord.
De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves qui l’oblige à fuir, sans cesse, le « misérable cœur palpitant » des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté.
L’une des prouesses de Colson Whitehead est de matérialiser l’« Underground Railroad », le célèbre réseau clandestin d’aide aux esclaves en fuite qui devient ici une véritable voie ferrée souterraine, pour explorer, avec une originalité et une maîtrise époustouflantes, les fondements et la mécanique du racisme.
À la fois récit d’un combat poignant et réflexion saisissante sur la lecture de l’Histoire, ce roman, couronné par le prix Pulitzer, est une œuvre politique aujourd’hui plus que jamais nécessaire.
« Un roman puissant et presque hallucinatoire. Une histoire essentielle pour comprendre les Américains d’hier et d’aujourd’hui. »  The New York Times

Albin Michel
22.90€
Nos meilleures ventesRomans étrangers
L'ordre du jourEric Vuillard

L’Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d’intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l’Anschluss par l’auteur de Tristesse de la terre et de 14 juillet.

Ils étaient vingt-quatre, près des arbres morts de la rive, vingt-quatre pardessus noirs, marron ou cognac, vingt-quatre paires d’épaules rembourrées de laine, vingt-quatre costumes trois pièces, et le même nombre de pantalons à pinces avec un large ourlet. Les ombres pénétrèrent le grand vestibule du palais du président de l’Assemblée ; mais bientôt, il n’y aura plus d’Assemblée, il n’y aura plus de président, et, dans quelques années, il n’y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants.

On se demande comment fait E. Vuillard pour nous mettre l’œil dans le trou de la serrure de l’Histoire ? Une lecture qu’on a envie de faire à voix haute, une attraction irrésistible à retenir ce qu’il nous apprend, bref, un récit captivant, qui éveille, qui réveille. Cécile


Actes Sud
16€
Nos meilleures ventesRomans français
Tiens ferme ta couronneYannick Haenel

Un homme a écrit un énorme scénario sur la vie de Herman Melville : The Great Melville, dont aucun producteur ne veut. Un jour, on lui procure le numéro de téléphone du grand cinéaste américain Michael Cimino, le réalisateur mythique de Voyage au bout de l’enfer et de La Porte du paradis. Une rencontre a lieu à New York : Cimino lit le manuscrit.
S’ensuivent une série d’aventures rocambolesques entre le musée de la Chasse à Paris, l’île d’Ellis Island au large de New York, et un lac en Italie.
On y croise Isabelle Huppert, la déesse Diane, un dalmatien nommé Sabbat, un voisin démoniaque et deux moustachus louches ; il y a aussi une jolie thésarde, une concierge retorse et un très agressif maître d’hôtel sosie d’Emmanuel Macron.

Quelle vérité scintille entre cinéma et littérature?
La comédie de notre vie cache une histoire sacrée : ce roman part à sa recherche.

Il est foufou ce nouveau roman de Yannick Haenel et c’est génial ainsi. L’histoire est inracontable, croise beaucoup l’amour des romans de Herman Melville et des films de Michael Cimino. L’auteur s’amuse avec ces deux génies et humblement rend hommage, y compris avec humour. Il donne furieusement envie de relire aussi Joseph Conrad (mais peut-être pas de revoir « Apocalypse now »), envie d’aimer Isabelle Huppert ou Diane chasseresse. Bref, c’est à la fois sérieux et loufoque. C’est assez rare en fait. Cécile


Gallimard
20€
Nos meilleures ventesRomans français
Là où se termine la terreAlain et Désirée Frappier

Ce roman graphique raconte 30 ans d’histoire du Chili à travers le regard du fils d’un écrivain chilien célèbre et engagé (Guillermo Atias) Pedro Atias. Ce jeune Chilien nous raconte sa vie avant l’exil en France, son enfance au Chili, l’origine de sa famille, sa lente prise de conscience des injustices, son entrée dans le militantisme politique de gauche durant les années qui précèdent l’élection éphémère de Salvador Allende. Son récit croise l’histoire politique, familiale, intime, amicale. C’est à la fois le portrait d’un jeune garçon qui se construit sentimentalement et politiquement et d’une société et un pays, le Chili, qui va être en proie au chaos politique. C’est au-delà de tout un portrait du Chili. Le livre est dédié à « tous les romantiques ». Il est très beau et nous en apprend beaucoup sous un mode de témoignage certes politique, mais bien souvent poétique parfois tellement le dessin y est doux et inventif. Géraldine


Steinkis
BD, romans graphiques
Paco les mains rouges, T.2Eric Sagot et Fabien Vehlmann

« Paco les mains rouges, Les îles » T2 (et fin) publié chez Dargaud, par l’endiablé duo nantais Eric Sagot (au dessin) et Fabien Vehlmann (au scénario).

Quatre ans après le précédent album, ce très beau récit replonge le lecteur dans l’enfer du bagne de Cayenne, dans les années 30. Un témoignage passionnant sur le sort réservé aux condamnés que la France envoyait croupir en Guyane. Pour traverser cet enfer tropical, les deux auteurs nantais nous font suivre le destin d’un jeune instit condamné à perpétuité pour un crime passionnel, qui devra s’endurcir pour espérer survivre. Géraldine


Dargaud
15.99€
BD, romans graphiques
Churchill, ManitobaAnthony Poiraudeau

« Churchill, Manitoba » narre le voyage de l’écrivain Anthony Poiraudeau (auteur de « Projet El Pocero » chez Inculte) dans cette lointaine contrée du nord Canada, Churchill, dans la province du Manitoba, située loin de tout et au carrefour de la toundra, la forêt boréale et la baie d’Hudson. Cette petite ville souvent engoncée dans la nuit, la neige, le froid, auto-proclamée la « capitale mondiale de l’ours polaire » est ici l’occasion de parler de mille choses qui font notre monde (le saccage de la culture amérindienne, la fascination du grand nord sur nombre d’entre nous, dont ici le musicien Glenn Gould, l’écrivain Julien Gracq, les explorations et l’ingérence sur la nature, le rapport à la solitude, la prégnance de l’enfance, ses traces indélébiles ..) et notre monde intérieur, tout au moins celui de l’auteur. L’association de tout cela est passionnant et inédit, magie de l’écriture, qui, là, on le sent, fut pensée et repensée. Le livre est un puzzle avec des pièces de multiples formes qui finissent par s’imbriquer en nous offrant tout à la fois un livre d’histoire, de voyage ou de contre-voyage, de quête intérieure, une plongée en enfance, une plongée en soi. Géraldine


Editions Inculte
15.90€
Romans français
SummerMonica Sabolo

Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs ?
Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences.
Comment vit-on avec les fantômes ? Monica Sabolo a écrit un roman puissant, poétique, bouleversant.

Nous sommes dans la tête d’un frère. Le frère d’une disparue. Il ne s’agit pas d’un polar mais le mystère rythme le roman. Summer a disparu au bord d’un lac l’été de ses 19 ans. Quand le roman commence, cela fait 24 ans que cette disparition hante ce frère, qui, tout jeune qu’il était à l’époque, était en admiration face à cette soeur magnétique. C’est aussi un livre sur les noeuds de famille, parfois si gros qu’on ne les voit pas, si durs à desserrer. Géraldine


JCLattes
19€
Nos meilleures ventesRomans français
Ne fais confiance à personnePaul Cleave

Les auteurs de thrillers ne sont pas des personnes très fréquentables. Ils jouent du plaisir que nous avons à lire d’abominables histoires, de notre appétit pour des énigmes qui le plus souvent baignent dans le sang. Nous ne sommes pas très raisonnables. Ce jeu dangereux peut parfois prendre des proportions inquiétantes. Leurs ouvrages peuvent nous donner des idées regrettables, favoriser un passage à l’acte aux conséquences funestes. Eux les premiers, qui pensent connaître toutes les ficelles du crime parfait, ne sont pas à l’abri de faire de leurs fictions une réalité.
 Prenez par exemple Jerry Grey, ce célèbre romancier, qui ne sait plus très bien aujourd’hui où il en est. À force d’inventer des meurtres plus ingénieux les uns que les autres, n’aurait-il pas fini par succomber à la tentation ? Dans cette institution où on le traite pour un Alzheimer précoce, Jerry réalise que la trame de son existence comporte quelques inquiétants trous noirs. Est-ce dans ses moments de lucidité ou dans ses moments de démence qu’il est persuadé d’avoir commis des crimes ? Quand la police commence à soupçonner les histoires de Jerry d’être inspirées de faits réels, l’étau commence à se resserrer. Mais, comme à son habitude, la vérité se révèlera bien différente et bien plus effroyable que ce que tous ont pu imaginer !

Entre Shutter Island (Dennis Lehane) et Un employé modèle, Paul Cleave signe sans conteste avec Ne fais confiance à personne son chef d’œuvre.

Paul Cleave brouille les pistes d’entrée de jeu en inoculant à son personnage principal la maladie d’Alzheimer. Etonnament, cela donne une dimension profondément humoristique au récit. On a peur, on est tendu vers la chute, mais on rit ! Géraldine


Sonatine
21€
Littérature policièreNos meilleures ventes
L'année du lionDeon Meyer

« J’ai écrit L’Année du Lion avec ferveur. C’est une histoire qui m’a obsédé pendant cinq ans. » Deon Meyer

« Chargé d’émotion et d’atmosphère. Il y a des accents du magnifique roman La Route, de Cormac McCarthy, mais L’Année du Lion est encore plus captivant. »The Times

Ils ont tué mon père.
Je les aurai.
Après la Fièvre qui a décimé les neuf dixièmes de la race humaine, mon père, Willem Storm, a fondé Amanzi, une nouvelle colonie, et l’a menée du chaos à l’ordre, de l’obscurité à la lumière, de la famine à l’abondance.
Je suis Nico Storm, formé par Domingo à l’art de tuer.
Je détestais mon père et je le vénérais.
Ils l’ont abattu à Witput, dans notre beau Karoo, en bordure de l’ombre effacée d’un cercle d’irrigation.
Je vais trouver ses tueurs et je le vengerai.
Ce qui suit est mon histoire.

Né en 1958 à Pearl, Afrique du Sud, Deon Meyer est l’auteur unanimement reconnu de dix best-sellers traduits dans une trentaine de pays. Il vit à Stellenbosch, près du Cap.

Entre thriller et roman d’anticipation, Deon Meyer excelle à nous faire frissonner dans une ambiance de fin d’humanité. Très bon cru. Géraldine

 


Editions du Seuil
23€
Littérature policière
GlaiseFranck Bouysse

Au pied du Puy-Violent dans le cantal, dans la chaleur d’août 1914, les hommes se résignent à partir pour la guerre. Les dernières consignes sont données aux femmes et aux enfants: même si on pense revenir avant l’automne, les travaux des champs ne patienteront pas.
Chez les Landry, le père est mobilisé, ne reste que Joseph tout juste quinze ans, en tête à tête avec sa mère et qui ne peut compter que sur Léonard, le vieux voisin. Dans une ferme voisine, c’est Eugène, le fils qui est parti laissant son père, Valette, à ses rancoeurs et à sa rage: une main atrophiée lors d’un accident l’empêche d’accomplir son devoir et d’accompagner les autres hommes. Même son frère, celui de la ville, a pris la route de la guerre. Il a envoyé Hélène et sa fille Anna se réfugier dans la ferme des Valette. L’arrivée des deux femmes va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes.

Belle découverte ! La guerre 14-18 (comme « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaître), mais vue cette fois à l’arrière du front, dans la campagne misérable où des personnages fortement incarnés luttent pour leur survie mentale et matérielle.  Un roman à la psychologie puissante où l’intrigue nous tient en haleine. Un beau livre d’histoire également, la Grande Histoire qui a marqué bien des familles. Géraldine


La manufacture de livres
20.90€
Littérature policièreNos meilleures ventes
BondréeAndrée A. Michaud

A l’été 67, une jeune fille disparaît dans les épaisses forêts entourant Boundary Pond, un lac aux confins du Québec rebaptisé Bondrée par un trappeur enterré depuis longtemps. Elle est retrouvée morte, sa jambe déchirée par un piège rouillé. L’enquête conclut à un accident : Zaza Mulligan a été victime des profondeurs silencieuses de la forêt. Mais lorsqu’une deuxième adolescente disparaît à son tour, on comprend que les pièges du trappeur ressurgissent de la terre et qu’un tueur court à travers les bois de Bondrée.
Une écriture raffinée au service d’atmosphères angoissantes et de subtiles explorations psychologiques, dans la plus pure tradition de « Twin Peaks » de David Lynch.

Très bon thriller dans lequel l’atmosphère étrange du nord Canada a son importance. Elégance d’écriture, un certain humour et le sens du décalage pour cette auteure québécoise très reconnue en son pays. Géraldine

Bondrée vient d’être couronné du Prix Le Rivages des Libraires 2017. Ce prix est remis par un jury d’une centaine de libraires, dont la vôtre !


Rivages
7.90€
Littérature policièreNos meilleures ventes
De l'ardeurJustine Augier

Cet essai vient de recevoir le Prix Renaudot Essai 2017

Avocate, militante des droits de l’homme, figure de la dissidence syrienne, Razan Zaitouneh s’appliquait à documenter les crimes commis dans son pays par le régime mais aussi par les groupes intégristes, à recueillir la parole de ceux qui avaient survécu à la torture et à l’enfermement – quand, en décembre 2013, elle fut enlevée avec trois de ses compagnons de lutte. Depuis lors, on est sans nouvelles. De l’ardeur reconstitue son portrait, recompose le puzzle éclaté de la révolution en Syrie, et du °crime permanent˛ qu’est devenu ce pays.
En découvrant son combat et son sort, Justine Augier, qui a elle-même mis à distance ses premiers élans humanitaires, est saisie par la résonance que cet engagement aussi total qu’épris de nuances trouve dans ses propres questionnements. Récit d’une enquête et d’une obsession intime, partage d’un vertige, son livre est le lieu de cette rencontre, dans la brûlure de l’absence de Razan.
Plongée dans l’histoire au présent, De l’ardeur nous donne un accès précieux à cette réalité insaisissable dans son assassine absurdité, et si violemment parallèle à notre confort occidental peu à peu menacé. Et ce, dans un respect absolu de la dignité du langage, dans la lucidité d’une impuissance certaine et néanmoins étrangère à toute reddition.

Justine Augier a « rencontré » une absente. Quelques secondes d’un documentaire ont suffi a captiver la romancière pour partir à la recherche de cette jeune avocate syrienne, activiste jusqu’au bout et enlevée il y a bientôt 4 ans. « De l’ardeur » nous dit de quel feu brûle son héroïne, de quel feu brûle l’écrivaine qui nous raconte l’histoire et nous pose la question : qu’est ce que l’engagement ? Cécile


Actes Sud
21.80€
Essais
Le sympathisantViet Thanh Nguyen
À la fois fresque épique, reconstitution historique et oeuvre politique, un premier roman à l’ampleur exceptionnelle, qui nous mène du Saigon de 1975 en plein chaos au Los Angeles des années 1980. Saisissant de réalisme et souvent profondément drôle, porté par une prose électrique, un véritable chef-d’oeuvre psychologique. La révélation littéraire de l’année.

Je suis un espion, une taupe, un agent secret, un homme au visage double.

Ainsi commence l’hallucinante confession de cet homme qui ne dit jamais son nom. Un homme sans racines, bâtard né en Indochine coloniale d’un père français et d’une mère vietnamienne, élevé à Saigon mais parti faire ses études aux États-Unis. Un capitaine au service d’un général de l’armée du Sud Vietnam, un aide de camp précieux et réputé d’une loyauté à toute épreuve.
Et, en secret, un agent double au service des communistes. Un homme déchiré, en lutte pour ne pas dévoiler sa véritable identité, au prix de décisions aux conséquences dramatiques. Un homme en exil dans un petit Vietnam reconstitué sous le soleil de L.A., qui transmet des informations brûlantes dans des lettres codées à ses camarades restés au pays. Un homme seul, que même l’amour d’une femme ne saurait détourner de son idéal politique..


Belfond
23.50€
Romans étrangers
Mistral perdu ou les événementsIsabelle Monnin

C’est une histoire intime, deux sœurs grandissent ensemble dans la France provinciale des années 1980 ; et puis l’une meurt. C’est une histoire politique, on croit qu’on appartient à un tout ; et puis on ne comprend plus rien.
C’est l’histoire du je et du nous, ces deux-là s’intimident, ils se cherchent, parfois ils se trouvent ; et puis ils se déchirent. C’est l’histoire de valeurs, elles disent qui on est ; et puis elles se laissent bâillonner. C’est l’histoire d’un chanteur préféré, tendre et rebelle ; et puis il finit par embrasser les flics. C’est l’histoire d’un hier, où ne comptait que le futur ; et puis des aujourd’hui, malades du passé.
C’est l’histoire d’un monde qui se croyait fort et paisible ; et puis il réapprend la haine.
C’est l’histoire qui nous arrive ; et puis l’impression de ne plus y arriver.
C’est une nostalgie, sans doute, mais pas seulement : dans la mémoire de ce qui fut, demeurent peut-être les graines de ce qui renaîtra, après la catastrophe. Editions JC Lattès

Enfant des années 70, 80, 90, nous nous retrouvons dans ce portrait de société française … le livre est jalonné d’événements politiques fondateurs, anecdotiques, signifiants. C’est le livre d’une génération, et le livre d’une, de plusieurs douleurs innommables, dans lesquelles nous nous croisons également, comme dans un miroir. Le deuil, la perte, les souvenirs. Que faire avec ce qui nous encombre, nous assombrit, nous plombe. Un livre ! Un beau livre touchant. Géraldine

 


JCLattès
Romans français
Ton pèreChristophe Honoré

Christophe vit à Paris avec sa fille de 10 ans. Un jour, la petite fille trouve un papier accroché à leur porte avec ces mots : « Guerre et paix : contrepèterie douteuse ». Très vite, tout s’emballe, devient presque polar. Qui a écrit ces mots ? Qui le soupçonne d’être un mauvais père ? Peut-on être père et gay, c’est bien la question qu’on est venu lui poser, de façon malveillante… À partir de cet événement et de la stupéfaction qu’il produit en lui, Christophe Honoré construit le fulgurant autoportrait romancé d’un homme d’aujourd’hui. Cinéaste, metteur en scène de théâtre et d’opéra, écrivain, auteur de livres pour la jeunesse, Christophe Honoré signe là un livre puissant d’une grande liberté.

Christophe Honoré a trouvé la forme pour porter des questions du politique vers le personnel. Qu’est-ce qu’être un père et un homosexuel en France aujourd’hui ? Que faire de ses références littéraires, cinématographiques disparues pendant les années sida ? Un roman mélancolique à souhait. On le referme en remerciant l’auteur d’avoir pris le temps de poser des mots justes pour répondre à nos besoins de consolation. Cécile


Mercure de France
Nos meilleures ventesRomans français
L'ivresse du sergent DidaOlivier Rogez

Soldat déprimé au sein d’une armée laissée à l’abandon, le sergent Dida se contente de survivre. Il ne croit plus en rien. Un jour pourtant, la chance s’arrête sur le seuil de sa vie.

Dans une station-service écrasée de soleil, un officier jette son mégot dans une flaque d’hydrocarbure. Ce mépris souverain pour la mort enflamme l’imagination du sergent. Il vient de rencontrer son héros…
Ici, dans cette terre d’Afrique de l’Ouest qui l’a vu naître, tandis que le dictateur se meurt, Dida entreprend son ascension vers le pouvoir. Mais le destin est une camisole. Saura-t-il s’en libérer ? Échapper au rôle que tous veulent lui faire jouer ? Editions Le passage

Grandeur et décadence d’un jeune homme qui espère changer le monde. Voilà le bel élan vital qui anime ce premier roman. On y croit, avec lui, puisque la chance a tourné du bon côté. On se met à s’enflammer pour les velléités de changer ce pays d’Afrique et que pour une fois, l’accès au pouvoir soit synonyme de révolution véritable, pour le peuple. On sent qu’Olivier Rogez connait bien les méandres des pouvoirs, divers et variés, et on pense à certains hommes qui ont marqué l’histoire récente du continent Africain et qui avait su trouver les mots pour enthousiasmer les foules, tel Thomas Sanakara.  Cécile


Le Passage
Romans français
L'art de perdreAlice Zeniter

L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

C’est avec finesse et intelligence, style également, qu’Alice Zeniter aborde son sujet, très en vogue en cette rentrée littéraire. Elle y narre l’histoire de la jeune Naïma, petite-fille de harki, née en France dans les années 80, et Parisienne branchée au moment du roman. Naïma arrive à un moment de sa vie où elle est relativement perdue, en tout cas en ce qui concerne son histoire familiale. Alice Zeniter lui fait remonter la pelote générationnelle et le roman débute dans les années 20 en pleines montagnes kabyles. Puis viendront la Seconde Guerre Mondiale et là, le front italien, puis la guerre d’Algérie, dans les montagnes, le positionnement plus ou moins spontané des Algériens dans tel ou tel camp, puis l’arrivée en France, le camp, les HLM, la descendance, Naïma elle-même … Ce long roman prend le temps et nous fait vraiment rencontrer les personnages. Nous traversons toutes ces étapes de vie, souvent douloureuses, avec douceur malgré tout. La douceur d’une écrivaine qui a elle-même malaxé cette question des origines, qui s’y est frotté sans doute avec passion, avant de nous livrer un texte de paix. Géraldine


Flammarion
22€
Nos meilleures ventesRomans français
Courir au clair de lune avec un chien voléCallan Wink

Sous une lune gibbeuse, un jeune homme nu traverse la nuit en courant aux côtés d’un chien galeux. À leurs trousses : Montana Bob et Charlie Chaplin, deux lascars prêts à tout pour récupérer l’animal et se venger du voleur.
Cette nouvelle, qui ouvre le recueil de Callan Wink, donne le ton : une énergie et une originalité qui saisissent le lecteur dès les premières lignes. Dans les grands espaces du Montana, tous ses personnages sont tiraillés entre le poids des responsabilités et les charmes de la liberté. Saluées par Jim Harrison et Thomas McGuane, les deux maîtres des lettres de l’Ouest américain, les nouvelles de Callan Wink, vibrantes d’intelligence et d’humanité, marquent l’arrivée tonitruante d’un jeune écrivain qui n’a pas fini de nous surprendre. éditions Albin Michel

Inoubliable recueil de nouvelles que celui-ci qui nous narre avec empathie et distance à la fois les destins d’américain/e/s désargenté/e/s de notre temps. Ils sont d’origine souvent modestes et les frustrations sont nombreuses qui leur font braver quelques interdits. Les héros de Callan Wink font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, un héritage du grand Ouest souvent minimal aussi bien matériellement que culturellement. Un nouvel auteur de l’Ouest apparait ici et on retrouve sous sa plume si fine la place de la frontière et les fantasmes qui vont avec. A découvrir absolument. Cécile  


Albin Michel
Romans étrangers
Me voiciJonathan Safran Foer

« Sam sentit que tout allait exploser, mais il ignorait précisément quand et comment. »

À la veille de sa bar-mitsva, le fils de Jacob et Julia Bloch est soupçonné d’être l’auteur d’injures racistes, ce qui lui vaut son renvoi du lycée. Pendant ce temps, Julia trouve sur le téléphone de son mari une série de textos pornographiques.

On pense aux Scènes de la vie conjugale de Bergman revues par Philip Roth. À une fable délirante à la Mel Brooks. Ou aux deux à la fois. Car dans le monde de Jonathan Safran Foer, tout peut arriver, le meilleur comme le pire. Dans ce roman dont les dialogues crépitent comme des balles, on découvre que la grande et la petite histoire ne font qu’un. On passe ainsi sans crier gare du sacrifice d’Abraham à une théorie de la masturbation, d’un portrait d’Oliver Sacks à une analyse de la situation au Proche-Orient, de l’éloge du désir à la nostalgie du bonheur familial.

Brillant, féroce, déchirant, désopilant, Me voici est l’œuvre la plus aboutie d’un écrivain dont le talent ne connaît plus de limites.

Un livre plaisir que l’on souhaite retrouver aussitôt quitté, le talent de J. S. Foer est immense à mettre en scène notre humanité. Si loin, si proche, ses morceaux de vies nous ressemblent forcément y compris dans leurs versants comiques. Cécile


L’Olivier
24.50€
Nos meilleures ventesRomans étrangers
Making ofXavier Durringer

Vous êtes au cinéma. Sur l’écran, un homme et une femme font l’amour. La lumière est magnifique, le cadre parfait. Un long mouvement de travelling, à peine perceptible, fixe l’instant. Ils s’aiment, c’est sûr ! Mais que s’est-il passé une heure avant et une heure après sur le plateau ? Ça, heureusement, assis dans votre fauteuil, vous ne le saurez jamais ! C’est ce qu’on appelle la magie du cinéma…

Un ancien taulard qui s’improvise acteur et s’obstine à ne pas dire son texte, son remplaçant retrouvé nu accroché à un arbre dans le maquis corse en train de manger des gambas, un assistant séquestré dans le coffre d’une voiture, une actrice qui se prend une mandale au moment le plus chaud d’une scène d’amour, et Corso, le réalisateur, qui entre tendresse et exaspération envers son équipe tente désespérément de maîtriser ce chaos…

Avec Making of, Xavier Durringer nous fait passer de l’autre côté du miroir et nous dévoile les coulisses rocambolesques d’un tournage déjanté. Il y a des voitures cassées, un restaurant de Calvi braqué, il y a des pleurs et des cris, des négociations secrètes, des tractations interminables… Et une incroyable histoire d’amour digne des meilleures comédies romantiques américaines. Vous pensez que tout ceci n’est que pure fiction ? Editions Le Passage

Un cinéaste est déchiré entre ses ambitions de création, de liberté dramaturgique et la réalité d’un tournage qui vaut mieux que rien. C’est irrésistible, mené tambour battant avec des scènes inoubliables de drôlerie. Un livre amoureux des comédiens et de celles et ceux qui prennent le risque de créer. Cécile


Le Passage
18€
Nos meilleures ventesRomans français
Mobile homeMarion Vernoux

« J’avais envie de raconter ma vie. Je croyais dur comme fer aux paroles dites. Avec lui, on pouvait discuter : du cinéma, des amis, des parents, des enfants mais pas d’amour. Et moi, ce qui m’intéressait, c’était l’amour.

Il a fallu que je perde toutes les batailles, que je me retrouve seule, loin, très loin de l’ambitieux projet qui m’animait, à savoir cumuler tous les amours, obtenir tous les trophées, être de toutes les fêtes, remplir tous les vides, que je contemple ce tas de ruines avec mes seuls yeux pour pleurer (les acteurs et témoins de ma déconfiture ayant quelques longueurs d’avance sur moi, depuis longtemps conscients que j’allais dans le mur) pour comprendre que j’avais cassé le précieux jouet qui m’avait été offert, tandis que je m’égosillais à répéter sur tous les tons : Aimez-moi, écoutez-moi, comprenez-moi, prenez-moi. » M.V.

À défaut d’avoir pu empêcher la mort de ses parents, la fin annoncée de son mariage, le déclin de sa carrière et l’arrivée de la cinquantaine, Marion Vernoux sauve les meubles. Maniant l’humour et la distanciation avec un art consommé de l’autodérision, elle nous entraîne dans une ronde où ceux qui l’entourent semblent défier le vieillissement et la mort. Un petit traité d’insolence et d’optimisme.


Editions de L’Olivier
Romans français
“Je me promets d'éclatantes revanches”Valentine Goby

Un manifeste pour la littérature à la lumière de Charlotte Delbo.

« J’ai ouvert Aucun de nous ne reviendra, et cette voix m’a saisie comme nulle autre. Je suis entrée à Auschwitz par la langue. » L’une, Valentine Goby, est romancière. L’autre, c’est Charlotte Delbo, amoureuse, déportée, résistante, poète ; elle a laissé une œuvre foudroyante. Voici deux femmes engagées, la littérature chevillée au corps. Au sortir d’Auschwitz, Charlotte Delbo invente une écriture radicale, puissante, suggestive pour continuer de vivre, envers et contre tout. Lorsqu’elle la découvre, Valentine Goby, éblouie, plonge dans son œuvre et déroule lentement le fil qui la relie à cette femme hors du commun. Pour que d’autres risquent l’aventure magnifique de sa lecture, mais aussi pour lancer un grand cri d’amour à la littérature. Celle qui change la vie, qui console, qui sauve.

Valentine Goby est tombée en amour de la littérature de Charlotte Delbo, on la comprend ! Malheureusement, cette immense écrivaine est relativement peu connue encore, malgré une trilogie d’une puissance inoubliable, intitulée « Auschwitz et après », parue chez Minuit dans les années 60. Mais les écoliers, et même les universitaires français ne croisent pas sa littérature dans le cadre de leurs études, ou si peu. C’est pour essayer de renforcer la notoriété de Charlotte Delbo que Valentine Goby a entrepris ce livre, entre autres bons prétextes. « Je me promets d’éclatantes revanches » pourrait être une bonne porte d’entrée vers la littérature de Charlotte Delbo. Géraldine


Editions L’Iconoclaste
17€
Essais
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