Les nouveautes

quelques titres phares du moment …

en littérature générale & polars

 

Personne ne gagne

de Jack Black

De San Francisco au Canada, de trains de marchandises en fumeries d’opium, d’arnaques en perçages de coffres, du désespoir à l’euphorie, Jack Black est un voleur: parfois derrière les barreaux, toujours en cavale. Avec ironie, sagesse et compassion, il nous entraîne sur la route au tournant du vingtième siècle. Personne ne gagne est un hymne à une existence affranchie des conventions. Qu’il soit hors-la-loi, opiomane ou source d’inspiration pour Kerouac et Burroughs, qu’importe, qu’il vole au devant de la déchéance ou qu’il flambe comme un roi, qu’importe, Jack Black n’est guidé que par son amour de la liberté. C’est dur, c’est brut, c’est profondément américain. Black est peut-être un vaurien, il est surtout un conteur qui, sans jugement, joue avec son passé afin de nous remuer et de nous remettre sur le droit chemin.

Editions Monsieur Toussaint Louverture 11.50€

 

Dans ce jardin qu’on aimait

de Pascal Quignard

Le révérend Simeon Pease Cheney est le premier compositeur moderne à avoir noté tous les chants des oiseaux qu’il avait entendus, au cours de son ministère, venir pépier dans le jardin de sa cure, au cours des années 1860-1880.
Il nota jusqu’aux gouttes de l’arrivée d’eau mal fermée dans l’arrosoir sur le pavé de sa cour.
Il transcrivit jusqu’au son particulier que faisait le portemanteau du corridor quand le vent s’engouffrait dans les trench-coats et les pèlerines l’hiver.
J’ai été ensorcelé par cet étrange presbytère tout à coup devenu sonore, et je me suis mis à être heureux dans ce jardin obsédé par l’amour que cet homme portait à sa femme disparue.

Editions Grasset 17.50€

 

Trilogie du paradis perdu

de Henry de Monfreid

Henry de Monfreid entraîne le lecteur dans une Afrique mystérieuse, où l’on croise pêle-mêle colons anglais, sorciers africains, et aventuriers aux sombres desseins…
Du Harrar au Kenya raconte les aventures vécues par l’auteur depuis la déclaration de guerre de 1939 jusqu’à la fin de sa détention vers 1943 : arrestation, fuite en brousse, attentat, déportation en camion. C’est aussi le cri déchirant d’un homme libre qu’on enchaîne à chaque page.
En 1942, Henry de Monfreid est au Kenya quand il part à la recherche de mystérieux mammifères qu’on dirait échappés des troupes d’Hannibal. Un « western africain » où rebondissements et émotions fortes se succèdent…
Le fils légitime de John Perth et de Lady Helena, remplacé à la naissance par l’enfant du maître et d’une esclave, grandit parmi les indigènes. Ceux-ci voient en lui le messie qui les délivrera des colons… Bob, le petit métis, élevé avec la fille de sa belle-mère, subit les brimades de cette dernière qui cherche à étouffer la passion naissante entre les deux enfants. Un conte cruel d’amour et de haine, dans un Kenya déchiré par des revendications nationalistes.

Editions Grasset 22€

 

Les retrouvailles des compagnons d’armes

de Mo Yan

Un officier rentre au village. « Sous une pluie battante, je gravis la digue de la rivière de mon pays natal. En me retournant, je vois l’arrière de l’autocar qui s’éloigne silencieusement en cahotant dans un nuage de fumée noire. Il disparaît en un clin d’œil. Aucune trace de vie humaine. » Alors qu’il s’engage sur le pont, une voix l’appelle, du haut d’un saule, sur la rive. C’est un ami d’enfance et compagnon d’armes…

Entre ciel et eau, de plus en plus près de la cime surplombant la rivière en crue, les deux amis évoquent leur enfance paysanne, la vie de caserne, leurs amours contrariées et les combats où, partout, la farce le dispute au tragique. La rive est fleurie, envahie au soir de lucioles magiques, tandis que l’attente entre ciel et eaux n’en finit pas. Où le destin conduit-il les amis ?

Mo Yan est ici poète et nostalgique. Et en colère, une colère éclatante, portée par une ironie féroce, contre la bêtise de la guerre et de ceux qui la mènent, et une tendresse joyeuse pour ceux qui la subissent.

Mo Yan, le plus célèbre des écrivains chinois, est aussi l’un des maîtres du roman contemporain. Son œuvre considérable est traduite dans le monde entier. Le Seuil a publié plus de vingt romans, nouvelles et essais dont Beaux seins, belles fesses (2004), Le Maître a de plus en plus d’humour (2005), La Dure Loi du karma (2009), Grenouilles (2011) et le Clan des chiqueurs de paille (2016). Le prix Nobel de littérature lui a été décerné en 2012.

Editions du Seuil 18.50€

 

La plage, le poche

de Marie Nimier

Une jeune femme sans nom arrive sur une île, en été.
Elle traverse en autobus un paysage aride jusqu’à une plage où elle est déjà venue avec un ami. Elle se souvient d’une grotte où ils se sont aimés.
Il n’y a personne sur la plage, pas un souffle de vent. La taverne est fermée.
Elle se baigne nue.
Est-elle aussi seule qu’elle le croit? En quittant la plage quelques jours plus tard, elle ne sera plus la même. Jamais plus.

Folio éditions 5.90€

 

La jeune épouse, le poche

d’Alessandro Barrico

«Là où elle avait imaginé entrer comme épouse, elle se retrouvera sœur, fille, invitée, présence appréciée et objet décoratif.
Y a-t-il des règles qui m’ont échappé? demanda la Jeune Épouse.
Si vous m’y autorisez, je n’en mentionnerai que quatre, histoire de ne pas courir trop de lièvres à la fois.
Soit.»

Italie, début du XXe siècle. La Jeune Épouse doit se marier avec le Fils. En attendant qu’il rentre d’Angleterre, elle va faire la connaissance de la Famille et de ses secrets bien gardés.

Folio éditions 7.20€

 

La mort d’un homme

de Lael Wertenbaker
Charles et Lael Wertenbaker, deux figures du journalisme américain, amis de Welles, de Capa et d’Irwin Shaw, décident d’interrompre leur carrière respective à Time Magazine. En quête d’une vie apaisée, ils s’installent à Ciboure, au Pays basque, avec leurs deux enfants, des étagères de livres, une machine à écrire, sans oublier quelques bouteilles de whisky… Mais en 1954, Charles se découvre atteint d’un cancer.
Débute une nouvelle vie, la dernière. Lael entreprend de la raconter en veillant à tout consigner. Elle est la greffière des derniers mois. Elle le fait sans se départir de son regard précis, épris de vérité, comme si la vocation journalistique était une authentique nature. Pour autant, l’amour les tient plus unis que jamais : ils décident d’étirer le temps, de faire tout ce qu’ils peuvent pour que leur vie commune soit enrichie de quelques chapitres supplémentaires, à condition qu’ils soient dignes d’être vécus. Dans l’amour, on convient souvent qu’un homme et une femme scellent une sorte de pacte. Il peut être à la vie, à la mort. Un récit pudique, lucide, incontestablement universel.

« Imaginez un homme, un Américain, qui va mourir et s’y résout en relisant Montaigne et en regardant vers l’horizon, au-delà de la baie de Saint-Jean-de-Luz. Il vit ses dernières lumières, et sa femme près de lui n’en perd pas une

Editions Séguier 19.90€

 

Nord-nord-ouest, le poche

de Sylvain Coher

À bord d’un simple voilier de plaisance, deux jeunes en rupture de ban qui viennent de traverser la France et une adolescente rencontrée sur la côte bretonne tentent de rallier l’Angleterre au départ de Saint-Malo. Un huis clos inquiet, moite et impétueux sublimé par une poésie vénéneuse.

Editions Actes Sud, Babel 7.90€

 

Miniaturiste, le poche

de Jessie Burton

Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d’âge mûr, riche marchand, il vit dans une opulente demeure entouré de ses serviteurs et de sa sœur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. Johannes offre à son épouse une maison de poupée représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d’animer grâce aux talents d’un miniaturiste. Les fascinantes créations de l’artisan permettent à Nella de mettre peu à peu au jour de dangereux secrets…

S’inspirant d’une maison de poupée exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam, Jessie Burton livre ici un premier roman haletant, et dessine le portrait d’une femme résolument moderne, déterminée à affirmer son existence dans un monde hostile, où la rigueur morale le dispute à l’intransigeance religieuse.

Folio éditions 8.20€

 

L’irrésistible ascension de Lat Evans

de A.B. Guthrie

Lat Evans est le fils de Brownie Evans et de Mercy McBee, deux adolescents touchants que l’auteur avait incarnés dans le deuxième tome de la série The Big Sky, La Route de l’Ouest. En cette fin de XIXe siècle, ce jeune homme ambitieux, passionné et courageux, cavalier hors pair, quitte la vie étriquée, terre à terre de ses parents, et cherche l’aventure et la richesse. Ce beau roman plein de périls et de rencontres retrace son destin et ses épreuves. Aventurier, chasseur de loups, il va gravir l’échelle sociale… mais à quel prix ? Quatrième tome de la légendaire saga The Big Sky de A. B. Guthrie, L’Irrésistible Ascension de Lat Evans a été adapté au cinéma par le grand Richard Fleischer, en 1959, sous le titre Duel dans la boue.

Editions Actes Sud 23€

 

Plonger, le poche

de Christophe Ono-Dit-Biot

«Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau.»
Un homme enquête sur la femme qu’il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon.
Elle était artiste, elle s’appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe.
Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour – leur rencontre, les débuts puis l’ascension de Paz dans le monde de l’art, la naissance de l’enfant – et essaie d’élucider les raisons qui ont précipité sa fin.
Des trésors de la vieille Europe aux mégapoles du Nouveau Monde, du marbre des musées au sable des rivages où l’on se lave de tout, Plonger est l’histoire d’un couple de notre temps. En proie à tous les vertiges d’une époque où il devient de plus en plus difficile d’aimer.

Folio éditions 8.20€

 

découvrez La Petite vermillon, collection de La table ronde … voici quelques titres que nous mettons en avant cet été :

L’été d’Agathe, de Didier Pourquery

«Vendredi 10 août 2007. Agathe s’est arrêtée de respirer. Après six mois de lutte depuis sa deuxième greffe et toute une vie de combat. Sa lumière, son rire, son esprit, son courage vont tellement nous manquer. Sept ans plus tard, moi, son père, j’ai décidé de raconter qui était cette jeune femme vivante, joyeuse et directe. Comment elle a avancé, aimé, partagé. Comment elle a vécu, jusqu’au bout, son dernier été. Je voulais parler de sa vie, de la vie. Je me suis replongé dans mes notes, j’ai repris les photos, les courriers de ses vingt-trois étés. Puis j’ai commencé à écrire. Jour après jour. Ce fut difficile et doux. Tu m’accompagnais, Agathe, avec ton regard sur le monde, sur la maladie, sur la famille, sur moi. Nous échangions. À la fin, tu étais en vie.»
Didier Pourquery.

7.10€

Quinzinzinzili, de Régis Messac

Cela fait des décennies que la littérature nous annonce l’anéantissement de la race humaine, notre capacité à nous détruire ne se discutant plus. Beaucoup de livres pour un sujet aussi crucial, mais peu de chefs-d’œuvre… Quinzinzinzili, ce roman au titre improbable, est pourtant de ceux-là, ses rares lecteurs n’en démordent pas, qui s’étonnent toujours de son ironie visionnaire, de son pessimisme halluciné et de ses trouvailles géniales. Publié en 1935, il a été imaginé par Régis Messac, considéré comme l’un des précurseurs du genre, et nous entraîne après le cataclysme, à la suite du dernier des adultes sous ses yeux désabusés, un groupe d’enfants réinvente une humanité dont l’Histoire a disparu. Et Messac, qui sait que la civilisation est mortelle, nous offre le spectacle d’une poignée de gosses en train de lui régler son compte…

7.10€

Chemin faisant, de Jacques Lacarrière

«Rien ne me paraît plus nécessaire aujourd’hui que de découvrir ou redécouvrir nos paysages et nos villages en prenant le temps de le faire. Savoir retrouver les saisons, les aubes et les crépuscules, l’amitié des animaux et même des insectes, le regard d’un inconnu qui vous reconnaît sur le seuil de son rêve. La marche seule permet cela. Cheminer, musarder, s’arrêter où l’on veut, écouter, attendre, observer. Alors, chaque jour est différent du précédent, comme l’est chaque visage, chaque chemin.
Ce livre n’est pas un guide pédestre de la France, mais une invitation au vrai voyage, le journal d’un errant heureux, des Vosges jusqu’aux Corbières, au cœur d’un temps retrouvé. Car marcher, c’est aussi rencontrer d’autres personnes et réapprendre une autre façon de vivre. C’est découvrir notre histoire sur le grand portulan des chemins. Je ne souhaite rien d’autre, par ce livre, que de redonner le goût des herbes et des sentiers, le besoin de musarder dans l’imprévu, pour retrouver nos racines perdues dans le grand message des horizons.»
Jacques Lacarrière.

8.70€

Saint-Germain-des-Prés, de Jean-Paul Caracalla

Voici enfin un ouvrage réunissant à la fois la légende et l’histoire de ce quartier parmi les plus célèbres au monde, depuis la fondation de la fameuse abbaye par Childebert, fils de Clovis, jusqu’aux nuits trépidantes du Tabou, ou encore jusqu’au Saint-Germain d’aujourd’hui, avec ses galeries, ses terrasses, ses prix littéraires. Chronique de près de mille ans de vie religieuse, commerçante, ludique et littéraire, Jean-Paul Caracalla remonte le temps, de l’établissement de la foire Saint-Germain à partir du XIIIe siècle à l’ancêtre des cafés de Paris : le Procope. Là devaient se succéder les Encyclopédistes, Voltaire ou Rousseau, et plus tard les révolutionnaires Hébert, Marat et Danton. À la fin du XIXe siècle s’affirme le règne absolu des terrasses de café, au Voltaire, au Flore, aux Deux Magots, puis chez Lipp. L’activité littéraire est assurée par la concentration des éditeurs autour du vieux clocher, l’ouverture du Théâtre du Vieux-Colombier et l’enthousiasme des libraires comme Adrienne Monnier ou Sylvia Beach. Même l’Occupation n’empêchera pas Sartre et Simone de Beauvoir de sacrifier à la tradition.
On retrouve ici la chronique des lendemains de la guerre, celle de la légende du jazz, de Vian et du Club Saint-Germain. Jean-Paul Caracalla n’a garde d’oublier le vrai cœur du quartier : ses rues tortueuses, ses personnages pittoresques, ses petits métiers dont le célèbre menuisier de la place Furstenberg.

7.10€

L’éclipse de lune de Davenport, de Jim Harrison

«Pour écrire un poème, vous devez d’abord fabriquer un crayon qui écrira ce que vous voulez dire. Pour le meilleur ou pour le pire, ceci est l’œuvre d’une vie.»
Jim Harrison.

Ce livre est le neuvième recueil de poésie de Jim Harrison, auteur tant apprécié de Légendes d’automne, Wolf, Dalva, De Marquette à Veracruz et La Route du retour. Membre de l’Académie américaine des arts et des lettres, traduit dans vingt-cinq langues, Jim Harrison est mort le 26 mars 2016.

7.10€

Pic de Jack Kerouac

«Pictorial Review Jackson est un petit garçon noir de Caroline du Nord. Recueilli par des parents malveillants après la mort de son grand-père qui l’a élevé, il découvre l’Amérique – New York, puis la Californie – à la suite de son frère aîné venu le secourir. Un parcours initiatique à travers une Amérique étrange, marginale, hors des sentiers battus, où l’on croise, au hasard des bus et des trajets en stop, des prêcheurs hallucinés ou des fantômes errant au bord d’un fleuve. Mais cette Amérique parfois inquiétante, toujours fascinante, que Pic explore comme dans une sorte de rêve prend aussi des contours très réalistes. Roman oral basé sur la musique d’une voix, qu’on écoute autant qu’on le lit, c’est le plus bref de Jack Kerouac et le seul qui n’appartienne pas à la monumentale « Légende de Duluoz » ; un texte très personnel, dans lequel se concentrent des obsessions familières – la route américaine, la ville américaine, le passage à l’âge adulte, le jazz.»
Christophe Mercier.

5.90€

 

Intérieur nuit, le poche

de Marisha Pessl

Un génie, un maniaque, une arnaque? Qui est vraiment Stanislas Cordova, ce réalisateur de films d’horreur auquel on voue un culte acharné et qui vit reclus dans une vaste propriété? Bannis des cinémas, ses longs-métrages sont projetés lors de séances clandestines qui tiennent plus du rite satanique que du divertissement. Le journaliste Scott McGrath a tenté de percer son mystère et y a laissé son mariage et sa carrière. Quelques années plus tard, quand la fille du cinéaste est retrouvée morte dans un entrepôt de Manhattan, McGrath décide de reprendre l’enquête, quitte à devenir un personnage de plus dans l’univers paranoïaque de Cordova…
Marisha Pessl joint la virtuosité d’une Donna Tartt à la science de l’intrigue d’une Gillian Flynn dans ce thriller quise double d’une réflexion sur la puissance de la fiction. Addictif.

Folio éditions 9.80€

 

Un commis voyageur à Pékin, un journal d’Arthur Miller

En mai 1983, le Théâtre d’Art populaire de Pékin accueille la première de Mort d’un commis voyageur. Arthur Miller, son auteur, assure lui-même la mise en scène de la pièce. Les obstacles politiques quant à la tenue d’un tel événement se sont avérés surmontables, mais abolir le fossé culturel qui sépare les deux pays relève peut-être de l’utopie. Outre l’océan qui les sépare, c’est aussi un vocabulaire, celui du capitalisme, qu’il lui faut faire entendre : “assurance-vie”, “commis voyageur”, “rente” relèvent pour la troupe et le public chinois d’une abstraction inintelligible. Au cours des six semaines passées en Chine, le dramaturge américain tient un journal mêlant réflexions culturelles et politiques : il y raconte comment le défi esthétique qu’il s’est lancé se transforme peu à peu en une fascinante expérience humaine.

Ce document littéraire exceptionnel, jusqu’alors inédit en France, tient autant du reportage, à l’instar des Muses parlent de Truman Capote, que des carnets de mise en scène, dans la grande tradition des journaux de Roger Blin ou Jean Genet.

Editions du sous-sol 25€

 

Le séducteur

deJan Kjaerstad

Qu’est-ce qui relie les grands et les petits événements d’une existence ? Sommes-nous définis par les milliers d’histoires qui composent notre vie ou par un instant crucial où tout se décide presque malgré nous ?

Jonas Wergeland, lui, a connu une destinée éblouissante, entre excentricités, curiosités et dangers. De son enfance aux abords des fjords glacés au soir où sa femme est assassinée, éclat après éclat, émerge dans un kaléidoscope fascinant, chaque pensée, chaque sentiment, chaque échec, chaque petit instantané de gloire de Jonas. Homme de télévision novateur et charismatique, qui aura tenu bon malgré les tempêtes et l’adversité, le tumulte de ses conquêtes, les défis impossibles, ou cette créature sensuelle aux lèvres rouges, jalouse, prête à tout pour mettre fin à son règne, au règne d’une vie jamais vécue à moitié.

Mille et Une Nuits de notre temps, roman tout en spirales, en échos et myriades d’histoires, comme autant de pièces d’un puzzle obsédant, Le Séducteur nous plonge dans la vie excessive d’un héros improbable.

Et tout y est vrai. Et si rien ne l’est, alors Jonas Wergeland sera vraiment devenu l’homme qu’il voulait être : un conteur fabuleux, un personnage de cette comédie qu’est l’existence, un charmeur dont l’unique but est d’inspirer les autres.

Il y a des Versets sataniques et de Tom Jones, du Mahabharata et de Peer Gynt, dans la narration ondoyante de Jan Kjærstad, « l’un des plus extraordinaires écrivains contemporains de Scandinavie ». Il réussit à faire de l’histoire souterraine d’un homme une œuvre fascinante, qui parle de la manière dont l’amour, l’art et l’imagination peuvent radicalement changer une vie et comment celle-ci est irréductible aux théories et aux statistiques, tout entière mue par les lois implacables de l’intuition et de la fantaisie.

Editions Monsieur Toussaint Louverture 23€

 

Mister Caspian et Herr Felix

de William Kotzwinkle

Acteur à succès, David Caspian est une personnalité incontournable du cinéma hollywoodien. À l’approche de la cinquantaine, néanmoins, force est de constater que les offres de rôles séduisants auxquels il était habitué se raréfient. Contraint d’accepter celui d’un héros de science-fiction, il se trouve étrangement assailli par de troublantes visions. À mesure qu’il s’approprie le rôle du Vagabond de Pluton, Caspian se voit en effet de plus en plus fréquemment propulsé en pleine Allemagne nazie, dans la peau d’un vulgaire trafiquant de marché noir, composant avec de sombres affaires. Ceci au grand dam de son entourage et au détriment de sa santé mentale… Naviguant en permanence entre ces deux mondes – la lumière californienne et la noirceur du Reich – Kotzwinkle brouille à merveille les frontières entre réalité et fiction, passé et présent. Servie par des dialogues ciselés, cette variation originale sur le thème du double offre à la fois un suspense haletant et une satire féroce d’Hollywood et de ses faux-semblants

Editions Cambourakis 22€

 

Des vampires dans la citronneraie, nouvelles

de Karen Russell

Finaliste du Prix Pulitzer pour son formidable roman Swamplandia, la jeune Karen Russell, à l’imaginaire débridé, excelle dans tous les registres et s’impose une fois encore, avec ce recueil, comme un maître du réalisme magique.

Des fillettes retenues prisonnières dans une manufacture japonaise sont lentement métamorphosées en vers à soie… Une masseuse se découvre dotée d’étranges pouvoirs en manipulant les tatouages d’un jeune soldat revenu d’Irak… Deux vampires prisonniers d’une citronneraie brûlée par le soleil tentent désespérément d’étancher leur soif de sang, au risque de mettre un terme à leur relation immortelle…

Autant de mondes parallèles fascinants, entre mythe et réalité, qui confirment la subtile extravagance et l’inventivité hors pair d’un des meilleurs écrivains de sa génération.

Editions Albin Michel 22€

 

Marlène

de Philippe Djian

Dan et Richard, deux vétérans de l’Afghanistan et amis d’enfance, vivent dans la même ville depuis leur retour des zones de combat. Encore gravement perturbés par ce qu’ils ont vécu, ils peinent à retrouver une vie normale.
Le cas de Dan est à peu près réglé – il s’oblige à une hygiène de vie très rigoureuse, travaille assidûment ; mais celui de Richard – bagarreur, récidiviste, infidèle – semble définitivement perdu.
L’arrivée de Marlène, la belle-sœur de Richard, va redistribuer les cartes. Jusqu’à la tragédie?

Condensé dans sa forme, nerveux, Marlène est un roman tout entier tendu par la brusque fuite en avant de ses héros.

Editions Gallimard 19.50€

 

   Sinon j’oublie

de Clémentine Mélois

Depuis plusieurs années, Clémentine Mélois collectionne les listes de commissions trouvées dans la rue. Chaque trouvaille est pour elle prétexte à se raconter une histoire. Qui est l’auteur ? Quels sont ses rêves, ses envies ? À partir d’une sélection de 99 listes (reproduites en image et en couleur), voici un portrait drôle et tendre d’hommes et de femmes qui se confient à la première personne, parlent de leurs vies, de nos vies. Grâce à la fiction, la réalité la plus prosaïque donne lieu à l’imagination la plus poétique.

Editions Grasset 16€

 

2084, la fin du monde – le poche

de Boualem Sansal

L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, «délégué» de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Mais un homme, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur un peuple de renégats qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion.
Au fil d’un récit plein d’inventions cocasses ou inquiétantes, Boualem Sansal s’inscrit dans la filiation d’Orwell pour brocarder les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux.

Folio 7.70€

 

Le grand marin – le poche

de Catherine Poulain

Une femme rêvait de partir. De prendre le large. A Kodiak, en Alaska, elle trouve une place à bord d’un de ces bateaux qui pêchent la morue noire, le crabe et le flétan. Elle supporte l’humidité permanente, la fatigue, la peur, les blessures… Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade. En attendant de rembarquer. C’est alors qu’elle rencontre le Grand Marin.

Catherine Poulain commence à voyager très jeune. Elle a pêché pendant dix ans en Alaska. Elle vit aujourd’hui entre les Alpes de Haute-Provence et le Médoc, où elle est respectivement bergère et ouvrière viticole. Le Grand Marin est son premier roman.

Points 7.90€

 

A la mesure de l’univers

de Jon Kalman Stefansson

«Et maintenant, il est trop tard, répond Ari, pétri de remords. Anna esquisse un sourire, elle lui caresse à nouveau la main et lui dit, quelle sottise, il n’est jamais trop tard tant qu’on est en vie. Aussi longtemps que quelqu’un est vivant.»
À la mesure de l’univers est la suite du roman D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds. Ari rentre en Islande après avoir reçu une lettre de son père lui annonçant son décès imminent. Le jour se lève sur Keflavík, l’endroit le plus noir de l’île, à l’extrémité d’une lande à la végétation éparse et battue par les vents. Ici, la neige recouvre tout mais, partout, les souvenirs affleurent. Ari retrouve des connaissances qu’il n’a pas vues depuis des années. Ses conversations et ses rencontres le conduisent à s’interroger et finalement à accepter son passé : les deuils, les lâchetés, les trahisons, afin de retrouver celui qu’il était, et qui s’était perdu «au milieu du chemin de la vie».
Comme dans la première partie de son diptyque, Jón Kalman Stefánsson entremêle les époques, les histoires individuelles et les lieux : le Norðfjörður, dans les fjords de l’Est, où évoluent Margrét et Oddur, les amants magnifiques, et Keflavík, ce village de pêcheurs interdits d’océan, très marqué par la présence de la base militaire américaine. Dans une langue à la fois simple et lyrique, nourrie de poésie et de chansons de variétés, agissant comme autant de madeleines de Proust, l’auteur nous parle de mort, d’amour, de lâcheté et de courage. Mais ce récit délivre aussi un message d’espoir : même si le temps affadit les plus beaux moments, ces derniers restent vivants au cœur de l’homme, car le langage a le pouvoir de les rendre éternels. L’amour est le ciment et la douleur du monde.

Editions Gallimard 22€

 

Jours barbares

de William Finnegan

Le surf ressemble à Un sport, un passe-temps. Pour ses initiés, c’est bien plus : une addiction merveilleuse, une initiation exigeante, un art de vivre. Élevé en Californie et à Hawaï, William Finnegan a commencé le surf enfant. Après l’université, il a traqué les vagues aux quatre coins du monde, errant des îles Fidji à l’Indonésie, des plages bondées de Los Angeles aux déserts australiens, des townships de Johannesburg aux falaises de l’île de Madère. D’un gamin aventureux, passionné de littérature, il devint un écrivain, un reporter de guerre pour le New Yorker. À travers ses mémoires, il dépeint une vie à contre-courant, à la recherche d’une autre voie, au-delà des canons de la réussite, de l’argent et du carriérisme ; et avec une infinie pudeur se dessine le portrait d’un homme qui aura trouvé dans son rapport à l’océan une échappatoire au monde et une source constante d’émerveillement. Ode à l’enfance, à l’amitié et à la famille, Jours Barbares formule une éthique de vie, entre le paradis et l’enfer des vagues, où l’océan apparaît toujours comme un purgatoire. Un livre rare dont on ne ressort pas tout à fait indemne, entre Hell’s Angels de Hunter S. Thompson et Into The Wild de Jon Krakauer.

William Finnegan a acquis ses galons de journaliste lors de la guerre civile au Soudan, en Afrique du Sud pendant l’Apartheid, dans les Balkans ou à Mogadiscio. Ses reportages sur les théâtres d’opérations sont le fruit de longues immersions et de patientes observations, ou, comme il aime à le résumer : “Je fouine, je parle aux gens, j’attends.” Il a reçu en 2016 pour Jours Barbares le prestigieux Prix Pulitzer. Editions du sous-sol 23.50€

 

City on fire – le poche

de Garth Risk Hallberg

31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu’à l’autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie attend Samantha pour assister à un concert punk. À quelques encablures de là, dans Hell’s Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d’invitation. Et s’il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette sœur que William, son amant, lui a toujours cachée ? Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s’écroule dans la neige.
Comment ces personnages sont-ils tous reliés à ce drame ? Alors que rien ne les prédestinait à se rencontrer, leurs histoires ne vont cesser de se croiser jusqu’au blackout du 13 juillet 1977 à New York. Le livre de poche 12.10€

 

Encore – le poche

de Hakan Günday

Prix Médicis Étranger 2015

« Les clandestins montaient dans la caisse du camion et, après un voyage de deux cents kilomètres, ils montaient à bord des bateaux et se perdaient dans la nuit… »

Gazâ vit sur les bords de la mer Egée. Il a 9 ans quand, à peine sorti de l’école, il devient passeur de clandestins. Il travaille avec son père Ahad, ainsi que les frères Harmin et Dordor, commandants des bateaux qui emmènent les migrants en Grèce. Pendant des années, Gazâ et Ahad entreposent dans un dépôt cette marchandise humaine, ces individus qui viennent de parcourir plusieurs milliers de kilomètres. Jusqu’au jour où Gazâ cause la mort d’un jeune Afghan du nom de Cuma, le seul être humain qui ait fait preuve d’un peu d’humanité envers lui. Dès lors, dans ce monde violent et désabusé, Gâza ne cesse de penser à Cuma et conserve précieusement la grenouille en papier qu’il lui avait donnée – ce qui n’empêche pas Gazâ de transformer le dépôt en terrain d’observation des dynamiques de domination et de devenir le tortionnaire des clandestins qui ont le malheur de tomber entre ses mains. Cependant, un soir, tout bascule et c’est désormais à lui de trouver comment survivre… Le livre de poche

 

L’herbe maudite

de Anne Enright

Cette année, les quatre enfants de Rosaleen Madigan retournent fêter Noël en Irlande, dans la maison de leur enfance. Ce sera la dernière fois. Leur mère, veuve depuis quelques années, a décidé de la vendre.

Constance, l’aînée, arrive avec les courses et toute sa famille. Dan rentre de Toronto, sans son copain Ludo, dont il vient pourtant d’accepter la demande en mariage. Leur cadet, Emmet, qui coordonne des opérations humanitaires, traîne un chagrin d’amour. Et la benjamine, Hanna, actrice à la capitale, apporte ses doutes et ses joies face à sa maternité toute récente.
Anne Enright examine cette réunion familiale et le passé de la fratrie avec une formidable acuité psychologique et son franc-parler réjouissant. Elle insuffle dans son roman une profonde empathie pour ces êtres qui négocient chacun un tournant délicat de la vie. Editions Actes Sud 22.80€
 

Croire au merveilleux

 de Christophe Ono-dit-Biot

«Je veux bien avoir été distrait ces temps-ci, mais je sais que si j’avais croisé cette fille-là dans l’ascenseur ou le hall d’entrée, je m’en serais souvenu. Et puisque je me souviens d’elle, c’est que je l’ai vue ailleurs.»

César a décidé de mourir. Mais une jeune femme sonne à sa porte et contrarie ses plans. Étudiante en architecture, grecque, elle se prétend sa voisine, alors qu’il ne l’a jamais vue. En est-il si sûr? Pourquoi se montre-t-elle si prévenante envers lui, quadragénaire en deuil de Paz, la femme aimée, persuadé qu’il n’arrivera pas à rendre heureux l’enfant qu’ils ont eu ensemble, et qui lui ressemble tant? Pourquoi est-elle si intéressée par sa bibliothèque d’auteurs antiques?
D’un Paris meurtri aux rivages solaires de l’Italie en passant par quelques îles proches et lointaines, Croire au merveilleux, en dialogue intime avec Plonger, est l’histoire d’un homme sauvé par son enfance et le pouvoir des mythes. Un homme qui va comprendre qu’il est peut-être temps, enfin, de devenir un père. Et de transmettre ce qu’il a de plus cher. Editions Gallimard 20€

 

Je m’appelle Birdy

de Franco Mannara

ÊTES-VOUS PRÊT À JOUER À LA ROULETTE RUSSE ?

ÂMES SENSIBLES S’ABSTENIR

Paolo, guitariste underground, fait de la filature pour un détective privé. Sa mission : suivre Birdy, jeune femme en péril qui a fui son milieu huppé pour vivre avec des squatteurs.

Au même moment, une crise sanitaire éclate. Des douzaines de jeunes meurent après avoir consommé une nouvelle pilule bleue, sorte de « roulette russe chimique » qui fait fureur dans la nuit parisienne. L’inspecteur Ibanez est chargé de l’enquête.

Birdy est-elle liée à cette dérive macabre ? Comment stopper cette drogue qui cible les moins de trente ans ? Des bas-fonds de Paris aux salles de répèt, Je m’appelle Birdy est un polar toxique. Un voyage choc dans les ténèbres de la nuit, un scénario aussi haletant qu’effrayant.

« Foisonnant, provocateur, musical, drôle et trash,
avec des personnages déjantés… Accrochez-vous,
on ne lambine pas en chemin ! »
CARYL FÉREY

Editions Calmann Levy 19.90€

 

Canari

de Duane Swierczynski


Sarie Holland est une jeune fille sage : elle ne boit guère, ne fume pas et suit consciencieusement ses études. Un soir, pour rendre service, elle conduit une connaissance à un rendez-vous (elle est la seule à être sobre). Mais ce copain est un dealer, et un malheureux concours de circonstance fait tomber Sarie entre les mains de la police. Soit elle plonge pour complicité, soit elle fait plonger quelqu’un d’autre en devenant indic. De fait, qui se méfierait d’elle ? Mais la police, trop pressée de coincer un gros poisson, monte une opération dangereuse dont elle perd le contrôle. Sarie va devoir se débrouiller toute seule… pour survivre dans un monde interlope et dangereux dont elle ne soupçonnait guère les arcanes. Là, elle révèle sa véritable personnalité.Editions Rivages 22€

 

Les lions sont morts

de Mick Herron

À le voir, on a du mal à comprendre pourquoi on a bien pu assassiner Dickie Bowe. Mais espion un jour, espion toujours. Dickie ne paie peut-être plus de mine, mais c’est un vieux briscard du renseignement, qui a fait ses armes dans le Berlin des grandes années, où il s’est montré un agent hors pair en son temps. Une ombre, attachée à ceux qu’elle suivait pour mieux en percer les secrets. On vient de le retrouver mort dans un bus.
Jackson Lamb connaissait bien Dickie, ils étaient en poste en Allemagne de l’Est au même moment. Et justement, le téléphone de Dickie, que Lamb a discrètement récupéré, livre un élément troublant : des agents russes pourraient bien être en train de monter une opé à l’ancienne, comme à la grande époque, en plein Londres. À la Maison des tocards, purgatoire des services secrets de Sa Majesté pour agents placardisés, l’équipe de Jackson Lamb va enfin retrouver le feu de l’action.
Deuxième volet d’une série initiée avec La Maison des tocards, Les lions sont morts a obtenu le Gold Dagger Award de la Crime Writers’ Association et été élu polar de l’année par le Times. Sans gadgets ni clichés, Mick Herron y régénère avec brio le roman d’espionnage.

Editions Actes Sud 22.80€

 

Le rocher avec des ailes

de Anne Hillerman

Les officiers de la police tribale navajo, Bernadette Manuelito et Jim Chee, enquêtent sur deux affaires apparemment déconnectées, l’une près de Shiprock, l’autre à Monument Valley. Une femme qui disparaît, un gangster sans pitié, un tumulus qui pourrait bien être une tombe, des cartons remplis de terre, un mystérieux incendie qui éclate spontanément au milieu de nulle part, autant d’énigmes et d’obstacles pour le duo de policiers (également couple dans le civil). Bernie et Jim bénéficieront grandement de l’expérience du Légendaire Lieutenant Leaphorn pour mener à bien leur enquête. 

Editions Rivages 22.50€

 

Quand sort la recluse

de Fred Vargas

«- Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
– Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais
dans quelles brumes avez-vous perdu la vue?
– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
– Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse?»

Editions Flammarion 21€

 

Little America

de Henry Bromell

Mack Hopper, agent de la CIA, arrive au Korach en 1957 avec sa femme et leur fils Terry. Sa mission est de tisser des liens  avec le jeune roi de ce pays sans ressources, mais déterminant pour l’influence américaine au Moyen-Orient. Il se rapproche peu à peu du souverain plein de charme jusqu’à ce que ce dernier soit mystérieusement assassiné. Quarante ans plus tard, Terry, devenu historien, entreprend des recherches sur ce qui s’est passé au Korach. Petit à petit, il explore souvenirs et archives de cette petite Amérique du bout du monde pour trouver la clé du mystère qui entoure la  mort du roi et, surtout, découvrir quel fut le rôle de son père dans cette affaire.

Little America questionne la politique étrangère américaine, mais ce roman envoûtant met surtout en scène la quête d’un fils cherchant à comprendre qui est réellement son père.

Editions Gallmeister 23.70€

Les pièges de l’exil

La 11e aventure de Bernie Gunther

de Philip Kerr

Au milieu des années 1950, Bernie Gunther est l’estimé concierge du Grand-Hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat, sous une identité d’emprunt qui le met à l’abri des représailles et des poursuites (il figure sur les listes de criminels nazis recherchés). Mais son ancienne activité de détective et son pays lui manquent. Pour tromper son ennui, il joue au bridge avec un couple d’Anglais et le directeur italien du casino de Nice. Introduit à la Villa Mauresque où réside Somerset Maugham, l’auteur le plus célèbre de son temps, il trouve enfin l’occasion d’éprouver quelques frissons : Maugham, victime d’un maître chanteur qui détient des photos compromettantes où il figure en compagnie d’Anthony Blunt et de Guy Burgess, deux des traîtres de la bande de Cambridge, a besoin d’un coup de main… Très vite, la situation se corse, car Gunther est dangereusement rattrapé par son passé. Le roman offre un éblouissant portrait romanesque de l’écrivain, ancien espion de la Couronne, tout en entraînant le lecteur dans une machination palpitante.

Editions du Seuil 22.50€

 

L’empoisonneuse d’Istanbul, le poche

de Petros Markaris

Istanbul : destination de vacances idéale pour le commissaire Charitos et sa chère épouse Adriani. Mais le séjour est bientôt troublé par Maria, une nonagénaire qui aurait empoisonné son frère en Grèce avant de filer à Istanbul. Afin d’éviter l’incident diplomatique, Charitos est chargé d’enquêter aux côtés d’un jeune collègue turc : méfiance ancestrale au programme. Multiplication de cadavres, indices minces. La vieille Maria se déplace comme un fantôme et a toujours une longueur d’avance sur la police…

Petros Markaris est né en 1937 à Istanbul d’un père grec et d’une mère arménienne. Romancier, dramaturge, traducteur et scénariste, il se fait la voix de la Grèce d’aujourd’hui.

Points éditions 7.50€

Essais / articles / bio / éco, écolo …

le ravissement de la raison

Simone Weil, textes choisis

Simone Weil (1909-1943) a connu une gloire posthume. Publié en 1947, La Pesanteur et la Grâce, établi à partir des cahiers qu’elle avait laissés avant de s’embarquer pour les États-Unis en 1942, provoqua une surprise générale. Comment une femme si jeune avait-elle pu pénétrer aussi loin dans le mystère de la vie et avoir sur elle les clefs de l’avenir qu’elle faisait reposer en Dieu ? Qui était cette disciple d’Alain, cette activiste de gauche, ouvrière, qui écrivait avec un feu égal à celui qu’on trouve aux Pensées de Pascal ?

Surtout, qui était cette femme morte par compassion pour ceux qui souffraient un martyre qu’elle avait tenu à accompagner, alors qu’elle luttait dans les rangs de la France libre ? Cette femme était tout sauf une exaltée : c’était l’être de la raison la plus puissante de son temps. La présente anthologie invite à ressaisir les étapes ultimes d’un pèlerinage de l’esprit en quête de la vérité.

Points éditions 6.50€

 

La rumeur d’Orléans

de Edgar Morin

Une rumeur étrange (la disparition de jeunes filles dans les salons d’essayage de commerçants juifs) s’est répandue, sans qu’il y ait la moindre disparition, dans la ville dont le nom symbolise la mesure et l’équilibre : Orléans. Edgar Morin et une équipe de chercheurs ont mené l’enquête sur place. Pourquoi Orléans ? Pourquoi des Juifs ? Pourquoi et comment se propage une rumeur ? Cette rumeur véhicule-t-elle un mythe ? Quel est ce mythe et que nous dit-il sur notre culture et sur nous-mêmes ?

Des questions se posent : un antisémitisme jusqu’alors latent s’est-il à nouveau éveillé ? N’y a-t-il pas, dans nos cités modernes, un nouveau Moyen Âge qui ne demande qu’à surgir à tout moment ?

Edgar Morin

Sociologue et philosophe, directeur de recherche émérite au CNRS et docteur honoris causa de vingt-sept universités à travers le monde, il est l’auteur d’une œuvre transdisciplinaire abondamment commentée, traduite en vingt-sept langues et dans quarante-deux pays.

Points éditions 9.50€

 

Du pacifisme en Amérique

Howard Zinn et la gauche, de la Seconde Guerre mondiale au Vietnam

de Ambre Ivol (maîtresse de conférence en civilisation des Etats-Unis à l’université de Nantes)

À l’heure où la violence sociale nous submerge, il est urgent de rappeler que d’autres pratiques collectives ont su peser sur le cours de l’histoire. Aux États-Unis, la culture de la non-violence a pris des formes multiples, portée par des regroupements religieux ou d’inspiration socialiste.
Des personnalités atypiques ont revendiqué l’héritage pacifiste. Howard Zinn est l’une de ces figures étonnantes. Connu pour sa grande fresque des luttes sociales, A People’s History of the United States, cet historien a rejoint les rangs de la contestation anti-guerre au moment du Vietnam. Sa propre participation à la libération de l’Europe durant la Seconde Guerre mondiale prend un sens inattendu lorsqu’il découvre l’horreur des bombardements au napalm… À la lumière du parcours exceptionnel de cet intellectuel de gauche, d’autres trajectoires de vie apparaissent, issues de sa génération et des suivantes, et dont l’activisme a durablement influencé la culture progressiste américaine.

Une rencontre avec l’auteure de cet essai est prévue à la rentrée de septembre/octobre 2017

Editions Armand Colin. 24.50€

 

Un journal de rêve (articles de presse 1970-1987)

de Guy Hocquenghem

Si Guy Hocquenghem fut une figure marquante du gauchisme de l’après-68, puis du Front homosexuel d’action révolutionnaire, il délaissa vite la prose militante en publiant essais et romans au cours de sa brève mais fulgurante existence. Un journal de rêve remet en lumière une autre facette de son talent – sa plume de chroniqueur, reporter et polémiste –, et offre un large choix d’articles issus de divers organes contre-culturels : Libération surtout, où il fut pigiste dès 1975 puis salarié jusqu’en 1982, mais aussi Actuel ou Gai Pied Hebdo.
Dans ce recueil posthume, on découvrira les étapes d’une pensée en mouvement qui s’obstine à repérer les nouveaux totems et tabous d’un monde en mutation, autrement dit l’archéologie de notre modernité. Trois décennies plus tard, parions que la plupart des questions ici soulevées demeurent d’une «inactualité» brûlante. Verticales 22€

 

Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe

de Chimamanda Ngozi Adichie

«Je suis convaincue de l’urgence morale qu’il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l’égard des femmes et des hommes.»

À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l’art du féminisme la petite fille qu’elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d’une missive enjouée, non dénuée d’ironie, qui prend vite la tournure d’un manifeste.
L’écrivain nigériane examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d’une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples tirés de sa propre expérience.
Cette lettre manifeste s’adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l’enfant qui subsiste en nous et qui s’interroge sur l’éducation qu’il a reçue. Chacun y trouvera les clés d’une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l’encourager. Editions Gallimard 8.50€

 

L’abandon des prétentions

de Blandine Rinkel

« Qu’est-ce qu’une vie réussie ? » Au bic, Jeanine recopie la question sur un post-it, puis, comme chaque jour, part marcher. Croisant, au cours de ses dérives, divers visages : un architecte syrien fuyant son pays, un danseur étoile moscovite, une mythomane espagnole…
Ne sous-estime-t-on pas, d’ordinaire, l’amplitude des voyages intérieurs suscités par ces rencontres fortuites ?
Sans doute fallait-il, pour en prendre la mesure, le regard d’un proche. C’est sa fille qui dresse le portrait de cette femme de soixante-cinq ans, en autant de fragments, composant un kaléidoscope où se confondent le monde et une mère. Editions Fayard 18€

Née en 1991, Blandine Rinkel écrit pour divers médias (Le matricule des anges, France Inter,  Citizen K, Gonzai…) et collabore au mouvement Catastrophe. L’abandon des prétentions est son premier roman.

 

Madame St-Clair, Reine de Harlem, le poche

de Rafaël Confiant

«Dès le premier jour sur cette terre d’Amérique, je me jurai que personne ne me marcherait plus sur les pieds ni ne me traiterait en petite Négresse. Personne!»

New York, années 1920-1940. Venue de sa Martinique natale, Stéphanie St-Clair devient reine de la loterie clandestine. Surnommée «Queenie» par le milieu, elle affronte la pègre noire et la mafia blanche. Traversant avec panache toutes les époques – de la Première Guerre mondiale au début du Mouvement des droits civiques –, elle devient une icône à Harlem, mais aussi dans nombre de ghettos noirs du nord des États-Unis.
Ce roman rend justice à celle qui fut, outre une femme-gangster impitoyable et cruelle, un précurseur de l’affirmation féministe afro-américaine.

Folio éditions 7.70€

 

Mes indépendances (chroniques 2010-2016)

de Kamel Daoud

cf notre critique dans la rubrique Nos livres bien-aimés

Journaliste depuis une vingtaine d’années, Kamel Daoud a tenu pendant quinze ans dans Le Quotidien d’Oran la chronique la plus lue d’Algérie, tout en collaborant à divers médias en ligne et en écrivant occasionnellement pour la presse étrangère. Concernant la période 2010-2016, il a ainsi signé près de deux mille textes – d’abord destinés au public algérien puis, sa notoriété grandissant, de plus en plus lus dans le monde entier –, dont cent quatre-vingt-deux ont été retenus pour ce recueil. Ce rythme effréné donne son souffle et son esthétique à l’ensemble.

Editions Actes Sud 23.90€

 

Histoire mondiale de la France

sous la direction de Patrick Boucheron

Voici une histoire de France, de toute la France, en très longue durée qui mène de la grotte Chauvet aux événements de 2015.

Une histoire qui ne s’embarrasse pas plus de la question des origines que de celle de l’identité, mais prend au large le destin d’un pays qui n’existe pas séparément du monde, même si parfois il prétend l’incarner tout entier. Une histoire qui n’abandonne pas pour autant la chronologie ni le plaisir du récit, puisque c’est par dates qu’elle s’organise et que chaque date est traitée comme une petite intrigue.

Réconciliant démarche critique et narration entraînante, l’ouvrage réunit, sous la direction de Patrick Boucheron, un collectif d’historiennes et d’historiens, tous attachés à rendre accessible un discours engagé et savant. Son enjeu est clair : il s’agit de prendre la mesure d’une histoire mondiale de la France, c’est-à-dire de raconter la même histoire – nul contre-récit ici – qui revisite tous les lieux de mémoire du récit national, mais pour la déplacer, la dépayser et l’élargir. En un mot : la rendre simplement plus intéressante !

Ce livre est joyeusement polyphonique. Espérons qu’un peu de cette joie saura faire front aux passions tristes du moment.

Editions du Seuil 29€

 

Pour un traité de démocratisation de l’Europe

de Hennette / Piketty / Sacriste / Vauchez

Comment contenir le déferlement de la vague populiste qui risque de balayer nos démocraties ? Comment prévenir l’éclatement de l’Union européenne ? Pour en finir avec des politiques économiques disqualifiées, mettre l’austérité en minorité et lutter contre les inégalités, il est urgent de démocratiser le gouvernement de la zone euro.

Rédigé par une équipe pluridisciplinaire de juristes, politistes et économistes, repris par Benoît Hamon, le projet de traité, ici présenté et commenté, institue une Assemblée parlementaire de la zone euro permettant de promouvoir la justice fiscale et sociale. Le traité peut être adopté en l’état par les pays qui s’y rallieront. Le texte est précédé d’une introduction qui expose sa mise en œuvre de façon pédagogique. L’objectif est que chaque citoyen s’empare du débat européen et que les différentes forces sociales et politiques contribuent à améliorer ce projet et à nous sortir de la sinistrose ambiante.

Stéphanie Hennette, professeure de droit public à l’université Paris Ouest Nanterre, Thomas Piketty, directeur d’études à l’EHESS, professeur à l’École d’économie de Paris/Paris School of Economics, Guillaume Sacriste, maître de conférences en science politique à l’université Paris I (Panthéon-Sorbonne), Antoine Vauchez, directeur de recherche au CNRS.

Editions du Seuil 7.50€

 

Le souci de la nature

sous la direction de Cynthia Fleury et Anne-Caroline Prévot

La nature nous relie les uns aux autres et à l’ensemble du vivant.

Mais quelles expériences avons-nous aujourd’hui de la nature ?

Celles-ci, ou leur absence, façonnent-elles nos façons de vivre et de penser, d’agir et de gouverner ? Existe-t-il une valeur ajoutée de l’expérience de nature pour l’éthique et la politique ? Il est urgent de préserver un « souci de la nature » qui soit au cœur des institutions, des politiques publiques, de nos dynamiques de transmission et d’apprentissage.

Cet ouvrage, s’affranchissant des frontières disciplinaires, interroge, de l’enfance à l’âge vieillissant, de l’individu aux différents collectifs qui organisent nos vies, la spécificité des expériences de nature, et de leur éventuelle extinction, l’hypothèse de l’amnésie environnementale, ou à l’inverse les nouveaux modes de partage et de reconnexion avec la nature, et leur continuum avec notre humanisme.

Une invitation à inventer un mode de partage.

CNRS Editions 25€

 

La forêt sonore, de l’esthétique à l’écologie

sous la direction de Jean Mottet

Pour les habitants des bois, chaque espèce d’arbre a sa voix, les rivières du monde ont chacune leur langage. Les glaciers du Grand Nord eux-mêmes retentissent de sons étonnants. La nature nous parle et nous ne l’écoutons plus. Depuis l’invention du paysage, le spectacle visuel a déterminé l’essentiel de notre rapport à l’arbre et à la forêt. Qu’avons-nous oublié ? Doué pour voir, regardeur du monde, l’homme peut-il aussi l’écouter ?

En nous invitant à l’écoute attentive des sons naturels, comme à entendre le silence, les contributions rassemblées dans La forêt sonore nous sortent puissamment du parti pris du « spectacle » pour redonner toute sa place à la part « sylvestre » de l’homme. Car l’expérience de l’écoute compte parmi les joies essentielles de l’être humain ; elle répond au désir d’aller absorber le monde de la forêt, se fondre en son bain de parfums et de sons. La forêt n’est plus alors à « regarder », ou à « représenter » : elle se branche sur du vital.

Pour entendre cette harmonie sonore naturelle, la plupart des auteurs rassemblés dans La Forêt sonore font appel aux œuvres d’art qui ont inventé la beauté de la forêt : la musique bien entendu mais également la littérature, la poésie ou encore le cinéma dont la beauté s’origine aussi dans le son.

Par ailleurs, dans une démarche où le souci écologique voisine avec le plaisir esthétique, géographes et chercheurs en biologie donnent voix à la notion d’environnement et nous disent pourquoi le paysage sonore peut devenir un précieux instrument de diagnostic de la biodiversité.

Editions Champ Vallon 24€

 

La réalisation de soi, Spinoza le Bouddhisme et l’écologie profonde

de Arne Naess

Anthologie de textes choisis pour leur dimension fondatrice et leur influence sur d’autres penseurs. Ils s’appuient sur les pratiques religieuses orientales, l’action directe non-violente de Gandhi et le système spinoziste. Ces textes appellent à une action coopérative pour protéger la terre et encouragent les individus à développer leurs propres « écosophies ».

Editions Wildproject 22€

 

Ecotopia, par les arbres et la source

de Antoine Marcel

La culture occidentale place l’humanité au centre de l’Univers, la nature étant donc au service de l’homme. Cet ouvrage propose de repenser l’écologie et particulièrement la place de l’homme dans la nature en s’inspirant de la pensée chinoise, du taoïsme et du bouddhisme zen pour une nouvelle culture du naturel.

Editions Hozhoni 15€

 

Habiter la nature

Habiter la nature présente 60 maisons construites entre le milieu du XXe et aujourd’hui, conçues pour entretenir un lien privilégié avec la nature. Les habitations sélectionnées offrent des vues exceptionnelles sur une infinie variété de paysages naturels, se fondent dans leur environnement ou encore utilisent des matériaux et des formes directement issus du paysage environnant. Chaque maison est imaginée comme un lieu de vie unique : les habitants sont invités à vivre en communion avec l’espace extérieur, qu’il s’agisse de forêts, de montagnes, de lacs, de déserts ou d’océans.

L’ouvrage présente des réalisations de grands noms de l’architecture du XXe siècle, dont Mies van der Rohe, Oscar Niemeyer et Frank Lloyd Wright, mais aussi d’architectes contemporains comme Rick Joy, Kengo Kuma, Sou Fujimoto et Mathias Klotz.

Editions Phaidon

 

Soeurs en écologie, des femmes de la nature et du réenchantement du monde

de Pascale d’Erm

Soeurs en écologie inscrit les nouvelles  justicières de la terre dans une lignée de femmes essentielles à la pensée écologique.

De la grande déesse aux justicières de la Terre, de Hildegarde de Bingen, Rosa Luxembourg à Vandana Shiva et Rachel Carson, les femmes ont un lien particulier à la nature. Sorcières, scientifiques, économistes, juristes, pionnières de l’écologie… elles sont à l’origine d’avancées fondamentales. L’Histoire les a pourtant passées sous silence. Longtemps ignoré des batailles féministes, ce lien à la nature est aujourd’hui émancipateur.

Tel un voyage initiatique, Pascale d’Erm nous fait redécouvrir ces femmes engagées et inspirées. Au fil de ses rencontres avec nos sœurs en écologie, elle fait ici le récit d’une nouvelle façon d’habiter le monde.

Un féminisme réconciliateur et une écologie plus vivante.

Ce portrait de famille interroge nos relations à la nature, au pouvoir, aux sphères politiques. Il permet de se replonger dans les sources du féminisme et d’aller au-delà. Un récit qui ne naît pas de la nature des femmes mais de leurs expériences, au plus près, les mains dans la terre et l’âme tendue par-delà les générations. Soeurs en écologie tisse l’histoire des liens entre les femmes et la nature: d’une dévalorisation conjointe jusqu’à une réconciliation puissante. Et si le monde se régénérait aussi par la sororité et la redécouverte de la nature âme sœur ?

Editions La mer salée 20€

 

Soigner son jardin

et toute la collection les cahiers du jardinier

Le cahier pour soigner son jardin. 280 solutions pour un jardin en bonne santé.
Un ouvrage complet pour tous ceux qui souhaitent un jardin en bonne santé :• une présentation des bonnes conditions de culture pour avoir des plantes saines,
• de nombreuses photos et illustrations pour repérer facilement ce qui atteint
la plante,
• des conseils de professionnels et les traitements pour se débarrasser des nuisibles et des maladies dès leur apparition.

éditions Marabout 9.90€

 

animaux, condition animale

 

Les animaux ne sont pas comestibles

de Martin Page

Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont les relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux.
Milan Kundera

Récit du parcours de l’auteur vers le véganisme, ce livre navigue entre essai et aventure intime pour présenter la cause animale comme une lutte politique et éthique exigeante mais aussi joyeuse et inventive.
Être végane, c’est avoir la conviction que l’être humain ne doit pas asservir et tuer les animaux pour manger, se vêtir ou se divertir. C’est un chemin passionnant et imparfait, riche en réflexions, débats, rencontres et connaissances.
En racontant son quotidien, en présentant d’autres trajets et motivations (liées à l’écologie, à la santé), en informant sur la nutrition, en montrant que le véganisme est accessible et gourmand, et qu’il n’a rien à voir avec l’ascèse ou la pureté, Martin Page invite chacun, qu’il soit végane, végétarien ou omnivore, à s’interroger sur le regard qu’il pose sur les animaux et sur la place que leur assigne la société.
La lutte pour les animaux est une question de justice sociale. Il est plus que temps d’inventer un monde empathique et égalitaire.

Editions Robert Laffont 18.50€

 

La domination humaine, l’invraisemblable silence

nouvelle édition

Critique sur Vegactu : Une association édite La Domination humaine, nouvel essai convaincant qui met à nu le système spéciste commun à toutes les sociétés modernes, un système qui institutionnalise la mise à mort quotidienne de milliards et de milliards d’êtres sentients.

Entourée du médecin nutritionniste vegan Jérôme Bernard-Pellet pour la relecture du chapitre sur la santé, du militant Yves Bonnardel (auteur de la postface) et de quelques autres, Pascale Corbin fait la synthèse des multiples facettes de l’exploitation des animaux, de la domination humaine, et de l’ “invraisemblable silence” qui entoure cette question.

Nous avons apprécié l’aspect très complet de cet ouvrage, qui parvient en 500 pages à aborder aussi bien les thèmes de santé, d’incidence climatique de la consommation de viande, de psychologie (déni carniste, dissonance cognitive, mentaphobie), de législation, de religion, de sciences (vivisection) ; à décrire la vie quotidienne des grandes catégories d’animaux d’élevage ; à répondre à bon nombre de questions et de remarques — naïves ou mal intentionnées — que les vegans entendent régulièrement ; et à donner quelques conseils pour démarrer une nouvelle vie végétarienne ou, mieux !, vegan…

La bibliographie est solide, le livre bien écrit : un ouvrage à lire (tout ou partie) et à faire circuler autour de vous.

de Pascale Corbin

HSTES éditions 20€

 

Steak Machine

de Geoffrey Le Guilcher

Un CV imaginaire, une fausse identité, et un crâne rasé. Steak Machine est le récit d’une infiltration totale de quarante jours dans un abattoir industriel en Bretagne. Geoffrey Le Guilcher a partagé le quotidien des ouvriers : les giclées de sang dans les yeux, les doigts qui se bloquent et les défonces nocturnes. Un univers où, selon un collègue de l’abattoir, « si tu te drogues pas, tu tiens pas ». L’usine ciblée par le journaliste abat deux millions d’animaux par an. Une cadence monstrueuse qui mène inéluctablement au traitement indigne des hommes et des animaux.

Après trois ans passés aux Inrockuptibles, Geoffrey Le Guilcher, 30 ans, est devenu journaliste indépendant. Il collabore avec Mediapart, Le Canard enchaîné, Streetpress et Les Jours.

Editions Goutte d’or 12€

 

Biographies animales, des vies retrouvées

 de Eric Baratay

Éric Baratay propose ici des tentatives inédites de biographies animales– récits de vie ou de fragments de vie – construites à partir des ressentis, perceptions et vécus des bêtes.

On découvre sous un jour totalement inattendu la girafe du Jardin des plantes, l’ânesse de Stevenson Modestine, Warrior un cheval engagé dans la Première Guerre mondiale, le taureau Islero qui causa la mort de Manolete, mais aussi Consul et Meshie, deux chimpanzés humanisés, ainsi que les chiens Lazarus et Bummer ou encore Bauschan et Douchka.

Croisant sources écrites, images photographiques et filmées et connaissance de l’éthologie et de l’environnement, l’auteur repousse les frontières de l’écriture de l’histoire pour se placer résolument du côté de l’animal. En accumulant des matériaux sur différents destins inscrits dans leur temps, en les comparant, il propose aussi de penser des époques et des générations animales. Editions du Seuil 22€

Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lyon, spécialiste de l’histoire des animaux, Éric Baratay a notamment publié La Société des animaux. De la Révolution à la Libération (La Martinière, 2008, repris sous le titre Bêtes de somme. Des animaux au service des hommes, Seuil, « Points Histoire », n°442, 2011) et Le Point de vue animal. Une autre version de l’histoire (Seuil, 2012).

 

le défi végane en 21 jours

de Elise Desaulniers

Un petit guide pour effectuer une transition vers la cuisine végétale et des habitudes alimentaires plus saines : des arguments environnementaux, santé, moraux; des réponses aux questions le plus souvent posées : quelle quantité de calcium par jour lorsque l’on est enceinte ? les poissons ressentent-ils de la douleur ?

Des recettes familiales et des menus équilibrés pour réussir avec gourmandise ces 21 jours de transition.

Editions La plage 10€

 

arts graphiques / beaux-arts / cinema

en écho à l’exposition parisienne consacrée à Walker Evans

james Agee / Walker Evans

Louons maintenant les grands hommes

Un reportage de six semaines chez trois familles de métayers de l’Alabama, écrit dans la fièvre en 1936 par un journaliste et cinéaste de 27 ans. Un texte magnifique illustré par des photographies historiques Walker Evans.

Terre Humaine Plon 24.90€

 

Claude Lanzmann, un voyant dans le siècle

Sous la direction de Juliett Simont

La vie de Claude Lanzmann est intimement et intensément liée au XXe siècle. Son œuvre est de celles, rares, qui ont bouleversé notre vision du monde. Or il se trouve que Shoah, en 2015, a passé le cap de ses trente ans et son auteur celui de ses quatre-vingt-dix ans.
Ce fut une occasion. Non de commémorer : il n’y a pas lieu de le faire, le travail de Claude Lanzmann ne relève pas du passé, il se poursuit au présent et au futur, de nouveaux films sont en préparation ; mais bien de réfléchir sur notre dette à son égard, de dire en quoi sa démarche de cinéaste – et d’écrivain – a touché en nous quelque chose de très profond, comment il a pour nous redistribué, éthiquement, intellectuellement, artistiquement, le possible et l’impossible.
S’y emploient ici en toute liberté cinéastes, écrivains, philosophes, personnalités de divers horizons, proches ou moins proches de Claude Lanzmann. C’est l’actualité vive de l’œuvre qui s’en trouve éclairée et chacun des auteurs pourrait, sans doute, mettre en exergue de ses pages les premiers mots si surprenants de Shoah : «L’action commence de nos jours…»

Avec des textes, notamment, de Shimon Peres, Arnaud Desplechin, Luc Dardenne, Philippe Sollers, Marc Lambron, Marcel Gauchet, Axel Honneth, Patrice Maniglier, Jean-Claude Milner, Boualem Sansal, Jean Hatzfeld…

Editions Gallimard 22€

 

Voyage à Film City

de Melvil Poupaud

e partie de pierre-feuille-ciseaux avec un gangster ivre mort dans un jazz club mal famé de Pékin ; des dialogues en mandarin appris phonétiquement pour donner la réplique à Melle Fan, la vedette la plus populaire de Chine ; la rencontre de pandas dépressifs ; la dégustation de testicules de cerf ; un pèlerinage sur les traces des jésuites de Chine… Ce qu’a vécu Melvil Poupaud dans l’Empire du Milieu était bien plus qu’un simple tournage : une aventure épique, un voyage initiatique, un télescopage de planètes.
Mais s’il relate les mille et un événements qui ponctuent la fabrication d’un long métrage – angoisses et secrets de comédien, incidents techniques, relations avec l’équipe, bref tout ce qui fait ce fameux « envers du décor » auquel le spectateur n’a jamais accès –, ce livre, ouvertement atypique, réinvente en même temps le journal de voyage et constitue un témoignage unique et intime sur ce qu’est véritablement le métier d’acteur.
À l’autre bout du monde, mais au cœur du cinéma. Editions Fayard 18€

Melvil Poupaud est comédien, musicien et réalisateur.

 

romans graphiques / BD

chroniques cliniques

de John Porcellino

En 1997, John Porcellino commença à avoir de graves problèmes de santé. Se plaignant de fortes douleurs à l’estomac, on lui découvrit une tumeur bénigne à l’intestin grêle qu’il fallut tout de suite opérer. Après cette chirurgie, de nombreuses complications médicales s’ensuivirent, et ce durant sept longues années. Comme si cela n’était pas déjà assez difficile pour lui, la détérioration de son état physique et les erreurs de diagnostic répétées accentuent son anxiété maladive et ses troubles obsessionnels compulsifs. Trois histoires qui se succèdent et parfois se chevauchent font le récit de cette expérience et de son combat pour la guérison à travers la simple contemplation de son quotidien. Avec Chroniques cliniques, Porcellino relate avec candeur, intelligence et acuité le système médical américain et transforme ainsi son vécu en une représentation lumineuse de l’existence humaine. Une ardeur de vie absolument exceptionnelle !

Acteur incontournable de la scène indépendante américaine avec son fanzine King-Cat, il narre son calvaire comme à son habitude au moyen d’un style épuré, poétique et sensible. La bande dessinée est son deuxième langage, l’autobiographie la matérialisation inévitable de ses maux. Il n’a jamais perdu l’envie de raconter. C’est une seconde nature pour lui, c’en est presque pathologique !

Cet ouvrage est en quelque sorte une suite logique à Tueurs de Moustiques, premier livre de John Porcellino paru à L’employé du Moi en janvier 2015. L’auteur y abordait brièvement ses premiers soucis de santé provoqués par les produits chimiques utilisés dans son activité professionnelle de l’époque. Alors que les déboires médicaux commençaient à apparaître, il fit la découverte d’une certaine forme de spiritualité que l’on retrouve aujourd’hui dans Chroniques Cliniques.

John Porcellino est l’un des auteurs majeurs de la bande dessinée indépendante américaine. Son influence se retrouve chez des auteurs des deux côtés de l’Atlantique.

Editions L’employé du mois 22€

 

Le visiteur du sud

(le journal de Monsieur Oh en Corée du Nord)

de Oh Yeong Jin

Au début des années 2000, Monsieur Oh, technicien de la Compagnie sud-coréenne d’électricité, est envoyé en Corée du Nord dans le cadre d’accords de coopération. Sur place, le manque de moyens et l’organisation rigide de la vie quotidienne compliquent le travail…

Editions Flblb 25€

 

Le collectionneur de briques

de Pedro Burgos

Après la faillite de son cabinet, Valerio, un architecte, devient la curiosité de son quartier en érigeant une singulière tour de briques au motif encore plus incompréhensible. Au-delà des manifestations de compassion ou de crainte des voisins, l’édifice du vieil homme renvoie un déconcertant constat : celui de la déconstruction de nos villes, de nos sociétés, et de la dislocation de nos vies modernes. Tandis que son gendre, agent immobilier, mène d’intenses tractations pour revendre l’immeuble familial, on en vient à se demander où commence la folie quand elle se bâtit au milieu d’un austère champ de ruines. Une perspective biaisée où économie, police, mais aussi famille et lien social, semblent tous glisser le long d’un fil à plomb… Sur un fond de crise économique, l’histoire romantique et singulière de Valerio, aidé par Chiara, une bénévole du samu social lisboète, nous parle du déclassement des citoyens européens à l’heure de la dégradation de nos conditions de vie, alimentée par une mondialisation nivelant par le bas. Poétique, tragique mais combatif.

Editions 6 pieds sous terre 10€

 

la grande boule de glace

de Conxita Herrero

Conxita, la vingtaine, dernière représentante de toute une génération de Conxitas, navigue entre Madrid et Barcelone. Véritable « boule de nerfs » selon sa mère, elle affronte les événements du quotidien avec un grand courage. Ancienne étudiante des Beaux-Arts, elle dessine ses moindres péripéties, depuis son appartement qu’elle partage avec une fille qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, son ménage, son ordinateur, ses rêves d’ailleurs, ses évasions à la plage, ses conversations téléphoniques avec ses amis, jusqu’à ses rencontres plus ou moins heureuses.
Dans ce récit autobiographique en dix-sept courts tableaux, Conxita Herrero bouscule les idées reçues sur le passage à la vie d’adulte. Dans un style minimaliste et rigoureux, elle se joue des antagonismes et mêle inertie et mouvement, cases muettes et dialogues intimistes et mystérieux, lignes dépouillées et couleurs pures. Elle use également de figures géométriques – cercles et carrés – à l’aide de plans audacieux qui défient les perspectives. S’affranchissant du « souci de vérité » propre à l’autobiographie, l’auteur évacue tout sentimentalisme et fournit à ses décors et à ses personnages aux traits ébauchés une dimension étrange et fascinante oscillant entre réel et onirisme.

Editions Rackham 20€

 

Petit vampire / Acte 1 : le serment des pirates

de Joann Sfar

Avoir 10 ans éternellement, c’est vraiment dément !!! Sauf qu’en vivant enfermé dans une grande villa, même entouré d’une joyeuse bande de monstres, de pirates et de morts-vivants, au bout de trois cents ans, on commence à s’ennuyer ! Petit Vampire rêve de découvrir le monde. Mais quand il décide de partir explorer la ville, d’obscures forces se réveillent… Et si les vampires pouvaient finalement être morts-morts ? Petit Vampire aurait-il mis toute sa famille en danger ?

Editions Rue de Sèvres 13€

 

Gérard, 5 années dans les pattes de Depardieu

de Mathieu Sapin

Mathieu Sapin rencontre Gérard Depardieu en 2012. Il l’accompagne en Azerbaïdjan à l’occasion du tournage, pour Arte, d’un documentaire sur les traces d’Alexandre Dumas. Une relation unique se noue entre les deux artistes. Dès lors, Gérard Depardieu va inviter Mathieu Sapin à partager son univers, ses pensées (philosophiques ou triviales), ses coups de gueule, que ce soit lors de tournages, au Portugal ou aux quatre coins de l’Europe, d’un voyage exceptionnel en Russie ou, tout simplement, d’un repas dans la cuisine de son hôtel particulier parisien.

Editions Dargaud 19.99€

 

Notre histoire

de Pingru et Meitang

En 2008, à la mort de sa femme Meitang, Rao Pingru entreprend de conjurer le deuil par l’encre et l’aquarelle en retraçant, in memoriam et en dessin, le destin de sa famille. Dans son appartement shanghaïen, le vieil homme se souvient du sel des jours qu’il a partagés avec Meitang et de leur vie rythmée par les battements d’une Chine en ébullition.

De sa petite enfance à son mariage avec celle qui porte aux lèvres « une touche d’écarlate », de son engagement militaire lors de la guerre contre le Japon à son internement dans un camp de rééducation où il resta vingt ans, de l’établissement de sa famille à Shanghai à la maladie de son épouse, Rao Pingru restitue dans cette histoire les jours de fête comme les jours difficiles et livre une œuvre qui ne ressemble à aucune autre, une vie dessinée à l’échelle de la Chine.

À chaque page d’un récit à la fois tendre, grave et poétique, la petite et la grande histoire, la voix unique de Rao Pingru et la marche des évolutions politiques du pays se rejoignent, donnant à lire un témoignage fort sur la vie des héros ordinaires de la Chine du siècle passé ainsi qu’une magnifique histoire d’amour.

Tour à tour soldat, comptable et éditeur, RAO Pingru est devenu peintre et écrivain à l’orée de ses quatre-vingt-dix ans. Sa sagesse, son style simple et vif, son talent d’illustrateur en font un auteur inclassable.

Editions du Seuil 23€

 

Strange fruit

de J.G. Jones & Mark Waid

Et si Superman avait atterri en plein milieu d’une petite ville du Mississipi, au sud des États-Unis, en 1927… et qu’il était noir ? Mark Waid (Irrécupérable) et J.G. Jones (Wanted) secouent l’histoire américaine et les préjugés racistes.

Chatterlee. 1927. Le fleuve Mississipi est en crue et menace de dévaster des villes entières. Des villes qui ont vécu – il n’y a pas si longtemps encore – de la richesse des plantations de coton où l’esclavage était de mise. Un être venu d’ailleurs – aux pouvoirs extraordinaires – descend littéralement du ciel et fait irruption au milieu de cette catastrophe naturelle. Sa peau est noire…

Editions Delcourt. 15.95€

 

Todd, le géant s’est fait voler son slip

de Alex Chauvel

Todd le Géant s’est fait voler son slip est le cinquième ouvrage d’Alex Chauvel. Ce récit fantastique de plus de mille pages et de 6001 cases met en scène une galerie de personnages plongés malgré eux dans une aventure qui ne manquera pas de bouleverser leur monde… Et d’autres encore. Et c’est souvent au plus fort de la péripétie, lorsque tout vacille, que le récit épique se mue en quête métaphysique.

Si Todd le Géant s’est fait voler son slip use de la recette classique et ingénieuse dont sont faites les meilleures épopées, il est originalement servi par un dessin figuratif et mini- maliste, donnant aux protagonistes une représentation graphique dans laquelle coexiste en permanence le totem et l’icône. Editions The hoochie coochie 25€

 

 

La famille Mifa

de Lisa Mandel

Dans la Famille Mifa, tout le monde est très au fait de l’actualité. Le djihadisme, les élections, l’immigration, Uber, le bio, les manifs… chacun a son petit avis sur la question ! Absurdes, extravagants, les débats qui rythment la maisonnée sont d’autant plus drôles qu’ils reflètent parfaitement la politique, les médias et les questions de société dans toutes leurs contradictions.

Lisa Mandel porte un regard sur le monde moderne chargé d’ironie féroce. À la fois simples et percutants, ses strips touchent à tous les coups. Vous ignoriez jusque-là l’univers foutraque et l’humour mordant cher à l’auteure de Nini Patalo ? Vous ne serez pas déçu. Editions Glénat 14.95€

Kobane Calling

de Zerocalcare

cf notre critique dans la rubrique Nos livres bien-aimés

Envoyé par l’Internationale (le Courrier International italien), Zerocalcare part aux confins de la Turquie, de l’Irak et du Kurdistan syrien pour rejoindre la ville de Kobané, à la rencontre de l’armée des femmes kurdes, en lutte contre l’avancée de l’État islamique. À partir de ce voyage, Zerocalcare livre un reportage d’une sincérité poignante, un témoignage indispensable et bouleversant qui s’efforce de retranscrire la complexité et les contradictions d’une guerre si souvent simplifiée par les médias internationaux et le discours politique. Le tout avec l’inimitable ton, extrêmement drôle et touchant, le langage et l’univers d’un auteur qui sait interpréter comme personne, le quotidien, les craintes et les aspirations de sa génération. Editions Cambourakis 23€

 

fauve d’or – Angoulême 2107

Paysage après la bataille

de Eric Lambe et Philippe de Pierpont

L’auto-radio passe Blackbird, Fanny roule vers son ultime refuge, un camping/caravaning sous la neige. Là, avec l’aide des derniers habitants du lieu, elle tentera de chasser ses oiseaux noirs et de soigner ses blessures.

«C’est avant tout du dessin. Et c’est cela qui est absolument fascinant dans ce livre : c’est la façon dont on construit graphiquement une histoire avec une narration qui n’est pas conventionnelle, mais en même temps magnifique à suivre et qui dévoile petit à petit des choses. Un vrai suspense psychologique et aussi un très, très grand livre de littérature, une forme de littérature muette.» Mathias Enard

Actes Sud BD 29€

 

Les nouvelles de la jungle de calais

de Lisa Mandel et Yasmine Bouagga

Une enquête de terrain pour découvrir l’accueil réservé aux réfugiés en France, pays des droits de l’Homme…
Lisa (la dessinatrice) et Yasmine (la sociologue) se sont rendues dans la « jungle » de Calais durant un an. Elles témoignent avec humour – et sans misérabilisme – du travail quotidie des associations pour soulager la détresse de ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui fuient la guerre.

Editions Casterman 18€

 

Corps sonores

de Julie Maroh

À Montréal, comme partout ailleurs, les couples se font et se défont. Les individus s’attirent, se repoussent, dans une perpétuelle valse des corps. Dans cette même ville s’entrecroisent des destins à la fois différents et semblables, liés par ce sentiment indescriptible : l’amour. Cette inconnue à laquelle même la science ne peut donner d’explication, ce concept qui nourrit l’imaginaire des artistes depuis toujours, est au cœur du nouveau roman graphique de Julie Maroh.

À travers vingt et une nouvelles de bande dessinée, sur 300 pages, l’auteure retrace les différentes étapes d’une relation amoureuse : les premiers flirts, les rendez-vous manqués, la vie sous le même toit, la rupture… Interrogeant les émotions, convoquant les sens, elle décrit les parcours de personnages criants de vérité. Loin des supposées « normes » de genre et des stéréotypes physiques ou raciaux, leurs corps, dans leur diversité, sont les nôtres. Avec eux, nous partageons l’excitation, les doutes, la tristesse, la joie, la honte, la colère. Comme eux, nous aimons.

Corps sonores est un ouvrage à la fois universel et résolument contemporain dans ce qu’il donne à voir de la réalité humaine. Editions Glénat 25.50€

 

Musique

Pop memories

de Cathy Karsenty

Un journal intime musical qui fait divaguer et invoque nos propres souvenirs les plus vivaces, les plus intimes, les plus drôles, les plus honteux, les plus enfouis, les plus vibrants : les souvenirs liés à la musique.

Un petit livre avec des souvenirs relatés avec justesse et émotion. La répétition

des « Je me souviens » agit comme une petite musique, et on se plaît à traverser les « pop memories » de Cathy Karsenty comme une douce promenade entre un premier amour, une route de vacances, un premier CD, un générique, un voyage en train, bref : la redécouverte tendre et amusée de nos premières émotions musicales.

Editions  Dargaud  collection Tapas 13.95€

 

Syd Barrett le rock et autres trucs

de Jean-Michel Espitallier

Figure mythique du rock, membre fondateur de Pink Floyd dont il est le principal auteur et compositeur jusqu’au premier album The Piper at the Gates of Dawn, Syd Barrett sera viré du groupe dès 1968 en raison de ses excès de drogues et d’une santé mentale inquiétante. Il a 22 ans. La légende débute. Certains disent que le Floyd ne peut exister sans lui, d’autres que son éviction permettra au groupe de trouver le son qui le rendra célèbre. Jean-Michel Espitallier, lui, cherche plutôt à comprendre les mécanismes qui créèrent la légende de Syd Barret. Dans un style unique, drôle et érudit il en dresse un portrait touchant, à moins que ce ne soit le portrait de toute une époque. Il parle de Syd bien sûr mais aussi de lui-même et de leur vraie-fausse rencontre, des années soixante et soixante-dix, du rock et de ses légendes, de Rimbaud, des feux follets qui marquèrent les arts avant de s’éteindre, des fans et de la jeunesse éternelle, de son besoin constant de réinvention.

Editions Le mot et le reste 15€

 

Pascal Comelade une galaxie instrumentale

de Pierre Hild

Depuis son premier disque publié en 1975, Pascal Comelade a tracé un parcours musical sans nul autre pareil en France. Cet enfant de la frénésie rock des années soixante et soixante-dix, passionné par les musiques populaires et la musique instrumentale, a déployé une œuvre profuse incluant de nombreuses collaborations avec notamment Richard Pinhas, P.J. Harvey ou Robert Wyatt. Ses compositions évoquent, suivant les époques et les mélanges, La Monte Young, MC5, Erik Satie, Jonathan Richman, Nino Rota, Captain Beefheart, Ennio Morricone, Suicide, etc. Apologiste de la reprise, praticien d’une forme de spontanéisme musical, ses thèmes instrumentaux ont aussi accompagné de nombreux films, ballets, et travaux de plasticiens – de Bob Wilson à Miquel Barcelo. Du folklore à l’underground, de la pataphysique au riff, de la musique répétitive aux instruments-jouets, voici une autre histoire, personnelle, comme un plat combiné toujours recomposé, de la musique de l’après-guerre à aujourd’hui.

Editions Le mot et le reste 20€

 

le-chant-de-la-machineLe chant de la machine

de David Blot et Mathias Cousin

Toute l’épopée de la house music racontée en bande dessinée ! Et non seulement relatée en images mais enseignée : ce genre inclassable n’aura plus de secret pour vous. Vous saurez comment est né le maxi disco, vous pourrez répéter partout ce que le break doit au uprock, on ne vous la fera plus jamais avec le bass drum. Kool Herc mixait sans casque ? Bien sûr ! New Order serait le chaînon manquant entre la pop et la dance ? Évidemment ! Depuis les seventies’nuits musicales du Loft à New York avec le dj David Mancuso et le Gallery de Nicky Siano jusqu’au Palace à Paris en passant par tous les dance-floors, une véritable fresque musicale se déplie sous nos yeux, en vignettes, en chansons, au son d’une disco enfiévrée, à coups de synthétiseur et de rythmes érotico-endiablés. Personnages dégingandés de cette scène époustouflante, tous les grands acteurs à l’origine des musiques électroniques défilent comme autant de stars ou de héros oubliés, se déchaînent sur les pistes les plus pailletées, inventent un genre nouveau et une manière inédite de diffuser la musique ! Le rythme haletant des vignettes retrace à grandes enjambées les influences, les inspirations et les destinées sans que le dessin ne perde en précision. Le lecteur se faufile dans les clubs new-yorkais et s’invite comme par effraction au Palace.

Editions Allia 20€

 

demyLe petit comptoir Jacques Demy

 

Les maquettes du cinéma de Jacques Demy

Inédit à Nantes ! Amusez-vous à reconstruite l’univers de Jacques Demy avec ces maquettes …

cp-parapluiescp-peadu-daneLes magnets / cartes postales

Sur le frigo, dans sa voiture, dans sa poche en fétiche, sur son ordi … les robes pailletées de Catherine Deneuve font scintiller le quotidien.

 

Les dossiers de presse – petits cahiers spéciaux !

Cela ne se fait plus, c’est totalement old schhol ou bien vintage au choix, en tout cas, nous les proposons ! Grâce au travail d’Agnès Varda qui réédite ces documents passés de mode …

Les livres

jacques-demy-et-les-racines-du-reveJacques demy et les racines du rêve

de Jean-Pierre Berthomé

Mort en 1990, le cinéaste Jacques Demy laisse derrière lui une oeuvre unique, inclassable, dont l’élégance et l’apparente légèreté masquent mal la gravité profonde. C’est ce double visage du réalisateur que dessine Jacques Demy et les racines du rêve de Jean-Pierre Berthomé, au travers des entretiens avec le cinéaste, ses amis, ses acteurs et ses collaborateurs, des analyses des films, et des rapports que le livre tisse, avec acuité et méthode, entre le cinéma et la vie, image par image. Publié pour la première fois en 1982, puis réédité en 1996, Jacques Demy et les racines du rêve fait l’objet ici d’une nouvelle édition mise à jour.

Editions L’atalante

 

le-cinema-enchante-deLe cinéma enchanté de Jacques Demy

de Camille Taboulay

Pour tous ceux qui gardent le souvenir émerveillé des Demoiselles de Rochefort et des Parapluies de Cherbourg, une plongée dans le monde enchanté de Jacques Demy à partir de ses archives personnelles, scénarios, carnets et croquis, documents et photos inédits.

Mon idée est de faire 50 films qui seront tous liés les uns aux autres,dont les sens s’éclaireront mutuellement à travers des personnages.

forte de cette idée en guise de fil d’ariane,Camille Taboulay s’est mise au travail,immergée dans les « Archives Jacques Demy ».Elle a ainsi eu accès aux différentes versions manuscrites de ses scénarios,à ses carnets de travail qui mêlent intimement réflexions sur son métier,notes de création et de préparation des films,ébauches et brouillons des chansons,croquis et poèmes…et enfin de nombreux documents photographiques inédits.

Armé d’un enthousiasme peu commun,faculté de l’enfance préservée,doublée d’une force opiniâtre,enfin s’appuyant sur quelques rencontres décisives,Demy a su insuffler son rêve au cinéma,l’offrir totalement dans sa partie visible et aboutie.

Editions Cahiers du Cinéma 29.95€

 

une-chambrejacques demy – Une chambre en ville

de Raphaël Lefevre

Réalisé en 1982 après une longue période de projets avortés et de commandes, Une chambre en ville est à la fois un retour aux sources pour Demy (roman de jeunesse inspiré par l’histoire de son père ; recours à la continuité chantée des Parapluies de Cherbourg) et une saillie insolite dans sa filmographie : un film d’une rare violence surnageant sa curieuse fin de carrière, faite d’audaces maladroites et de franchise décomplexée.
Comme en un retour impressionnant du refoulé, le film semble laisser s’épancher l’inconscient qui jusqu’alors ne faisait que craqueler la façade vernie du Demy – monde. Cet essai a pour fil conducteur l’analyse des effets contrastés de la continuité chantée – geste démocratique puissant, jeu passionnant avec le langage et expression d’un combat désespéré contre le principe de réalité. Sans oublier la manière dont Une chambre en ville fait tenir ensemble sur une corde raide, au risque du ridicule et de l’implosion, tant d’éléments contraires (réalisme et artifice, trivialité et lyrisme, sentimentalisme et aigreur), il tente également d’apprivoiser la folie, la beauté ingrate et la profonde étrangeté de ce grand film malade, aussi doux qu’agressif.

Editions Yellow Now 12.50€

 

Les films bien sur …

le-joueur-deLe joueur de flûte,

éditions collector avec Puzzle .

Editions Ciné tamaris

 

 

les-parapluies

lola-dvd

la-baie

 

 

 

 

les parapluies de Cherbourg, les demoiselles de Rochefort, la baie des anges, peau d’âne (plusieurs versions dont une collector), lola, l’événement le plus important … éditions ARTE

 

Gastronomie & vin

desserts gourmands sans oeufs ni lait

de Marie Laforêt

C’est décidé, vous bannissez les produits d’origine animale de votre cuisine, pour des raisons éthiques ou de santé ? Pas de panique : vous n’allez pas pour autant renoncer à la gourmandise ! Il est tout à fait possible de préparer de savoureuses pâtisseries sans utiliser de lait ni d’œufs.
Bonne nouvelle, cela ouvre même la porte à tout un monde de saveurs et de textures d’une richesse inédite, grâce à des substituts végétaux et bio aux propriétés insoupçonnées. Découvrez les pouvoirs magiques des graines de lin, du tofu soyeux, de l’agar-agar et autres purées d’oléagineux, et revisitez vos classiques en leur compagnie. Au menu de cet ouvrage 100 % végétal : crème anglaise, tarte au citron, whoopies matcha-framboise, cheesecake aux fruits rouges, glace pêche-yaourt, brioche légère à l’huile d’olive, mousse légère façon chocolat au lait…

Editions La Plage 13.50€

 

Veganomicon

de Isa Chandra Moskowitz et Terry Hope Romero

La cuisine végane vous fait peur ? Vous n’aimez pas les légumes mis à part les pommes de terre ? Vous pensez que les plats sans gluten n’ont aucun goût ? Et si vous laissiez vos a priori de côté ? Ouvrez Veganomicon et laissez-vous inspirer par ses 250 recettes aussi surprenantes les unes que les autres.

Editions L’âge d’homme 22€

 

Cuisine Kaizen, j’améliore mon alimentation en douceur

de Isabelle de Vaugelas

C’est décidé, je change mon alimentation ! A partir de maintenant, je me nourris sainement tout en me régalant. Arrêter d’acheter certains produits par habitude, vider ses placards des ingrédients inutiles pour tirer profit de produits « alliés »à (re)découvrir, essayer des saveurs inattendues… autant de nouveaux réflexes « nutrition-santé », à acquérir progressivement en suivant le principe du kaizen (« amélioration continue », en japonais), un état d’esprit, une démarche douce s’opposant aux changements radicaux, souvent plus traumatisants qu’efficaces. Avec des exemples de menus pour tous les repas et des petits plats à emporter au bureau, l’auteure nous guide, à travers 120 recettes riches en micronutriments, pour la plupart sans gluten et sans lactose, inventives, rassasiantes et plus délicieuses les unes que les autres, dans un univers de saveurs renouvelées.

Editions Albin Michel 15.90€

 

des salades dans la cuisine

d’Elizabeth Millard

Le projet fou de faire dans sa maison un petit jardin potager qui produise des légumes à manger toute l’année !

•Des explications pas à pas et illustrées
•Salades, graines germées, champignons, choux, tomates, baies, herbes aromatiques, etc…
•Une sélection de variétés par légume spécialement adaptées à ce type de culture

Editions Marabout 15.90€

 

130 recettes vegan

de Clémence Roquefort

La cuisine végétalienne est d’abord un moyen d’adopter une « alimentation santé », la garantie d’un bon apport :
– en aliments d’origine végétale (riches en fibres, en vitamines et en sels minéraux) ce qui permet de maîtriser son poids et favorise la prévention du diabète.
– en légumineuses (riches en protéines végétales et en minéraux).
– en oléagineux (riches en protéines, en fer et en acides gras essentiels).
Manger végétalien, c’est aussi fortement réduire les apports en mauvaises graisses d’origine animale, ce qui permet d’éviter l’élévation du taux sanguin de mauvais cholestérol et favorise la prévention des maladies cardio-vasculaires.

Poche Marabout 6.50€

 

Invasion de cookies, 100 recettes vegan

de Isa Moskowitz, Terry Hope Romero

Si vous êtes gourmand(e), vous allez succomber à cette délicieuse invasion de cookies que vous proposent Isa Chandra Moskowitz et Terry Hope Romero. Cookies, savoureux biscuits en barres, biscuits chics (non, plus besoin d’attendre Noël!) ou encore biscottis: ce sont des dizaines de recettes véganes qui vont envahir votre cuisine. Craquez, succombez et laissez-vous tenter par les Biscuits sandwichs fourrés au beurre de cacahuète ou les merveilleux cookies moelleux aux carottes, épices et raisons secs! Isa Moskovitz et Terry H. Romero ont publié de nombreux titres dans la collection V.

Editions L’âge d’homme 15€

 

fromages-vegan-marie-laforet-600x832Fromages vegan

de Marie Laforêt

Que l’on renonce aux laitages pour sa santé ou par conviction vegan, nul besoin de faire un trait sur le fromage.
Avec quelques ingrédients bio et un peu de créativité, on peut fabriquer à la maison feta, gouda ou petits crottins 100 % végétaux.
À base de noix de cajou, d’amandes, de soja, de sésame… voici 25 recettes originales et goûteuses à tester.

Editions La Plage 12€

 

Presque végétarien

Dans ce livre de cuisine familiale, les stars des 120 recettes sont les légumes et les graines.

• ceux qui veulent progressivement devenir végétariens, ou qui veulent réduire leur consommation de viande au quotidien, trouveront plus de 50 recettes qui contiennent un peu de viande blanche, de fruits de mer ou de poisson ;
• un chapitre « lundi-sans-viande » permet à ceux qui ne souhaitent pas devenir végétariens de faire une expérience une fois par semaine avec des plats nourrissants bien que veggie ;
• les deux derniers chapitres sont pour les convertis : l’un strictement veggie, et l’autre vegan.

Marabout 15.90€

 

Protéines vertes, la bible

Les protéines ne se trouvent pas uniquement dans la viande ! Elles sont aussi dans certains végétaux.
Inspiré de differentes alimentations à travers le monde, ce livre souligne les bénéfices des protéines vertes sur votre organisme et explique comment celles-ci peuvent influer sur votre régime alimentaire.
Fern Green a choisi les meilleures protéines végétales, dites protéines vertes et a développé des recettes aux saveurs et textures variées à déguster tout au long de la journée.
Des falafels aux patates douces jusqu’aux lentilles de Puy grillées/Feta/l’huile au basilic.
Ces recettes explosent en bouche lors de la dégustation.

Marabout 10.90€

 

Veggie, je sais cuisiner végétarien (100 recettes)

Clea nous transmet de réels savoir-faire :
• Composer des assiettes complètes, des plats uniques rapides pour toutes les occasions (du pique-nique au réveillon) et tous les publics, depuis les copines au régime jusqu’aux ados affamés. Des plats mythiques de la cuisine végétarienne, comme le tofu laqué au beurre de cacahuète, sont présentés pas à pas en photos.
• Faire aimer les légumes aux enfants ! Essayez la betterave sublimée dans des brioches roses, les coquillettes en gratin à la ratatouille et au sésame…
• Recevoir différemment, autour d’une raclette végétarienne, de veggie burgers ou d’un wok comme à Bali…
• Finir en beauté avec des desserts gourmands et équilibrés : mousse au chocolat végétale, pudding de tapioca à l’abricot et au lait d’amande…

La Plage 29.95€

 

Je cuisine gourmand avec les laits végétaux

75 recettes santé qui gagnent en gourmandise avec les laits végétaux !
Sans lactose ni cholestérol, mais riches en précieuses graisses insaturées, minéraux et vitamines, les laits végétaux sont un substitut idéal au lait de vache. Mieux ! Ils donnent de la personnalité à nos plats, car leur palette d’arômes offre de quoi renouveler nos créations culinaires. Encore faut-il savoir les utiliser.
Laits de coco, riz, soja, amande, noisette, avoine, épeautre, sarrasin, châtaigne, millet, cajou et okaras… Ulrike Skadow nous explique comment les choisir ou les fabriquer, et les cuisiner en 75 recettes gourmandes :
Parmentier de haddock au lait d’épeautre – Côtes de veau à la crème de riz – Clafoutis artichauts-jambon cru au lait de millet – Lasagnes végétariennes au lait de soja – Blinis au lait de sarrasin – Soufflé de potimarron au lait de châtaigne – Smoothie hivernal – Mousse au chocolat à la crème de noisette – Glace au pralin au lait d’amande – Confiture de lait de coco – Crackers à l’okara d’épeautre…

Editions Albin Michel 15.90€

 

Revue Kaizen, 120 recettes végétariennes

Le nouveau hors-série du magazine Kaizen est une invitation à se régaler les papilles. Cet ouvrage de 128 pages est en effet entièrement consacré à la cuisine. Et quelle cuisine ! 100 % bio et végétarienne, et même souvent totalement végétalienne. Nous le savons désormais, de toutes les démarches à mettre en place pour réduire notre impact sur l’environnement et réduire nos émissions de gaz à effet de serre, arrêter de manger de la viande est de loin la plus signifiante (lire rappel ci-dessous). Sans compter le respect de l’animal en tant qu’être vivant et les bénéfices pour la santé qu’elle représente. Alors, laissez-vous tenter par ces invitations végétariennes ! Poussez la porte de ce nouveau numéro hors-série de Kaizen, et découvrez comment faire des repas de fête au quotidien avec plus de 120 recettes délicieuses : pour un goûter d’anniversaire, une soirée burgers entre ados, un barbecue, mais aussi pour Noël, la Saint-Valentin, Pâques… Attention, ce hors-série met méchamment l’eau à la bouche ! 12€

 

revue 12°5, des raisins et des hommes # 2

le jajazine de 180°C

ÇA BOURGEONNE Pendant que nos lecteurs buvaient et appréciaient le numéro 1 de 12°5, le jajazine de 180°C, nous sommes repartis sur la route des vins à la rencontre d’hommes et de femmes qui produisent des vins biologiques ou natures avec passion et sincérité. Des hommes et des femmes qui épousent le positionnement de notre revue à savoir défricher, découvrir, décrypter, déguster, décrire, décomplexer, dénoncer . Après plusieurs mois de décantation, le numéro 2 se profile et une fois encore, l’humain est au cœur de ces 176 pages car c’est bien l’homme qui fait le contenu, qu’il soit vigneron, sommelier, caviste ou restaurateur. Ce numéro 2 comblera le connaisseur aguerri comme le débutant car nous continuons de les abreuver de reportages, de billets, de nouvelles, de coups de gueule, de recettes, de portraits que nous pensons différents de ce qui existe sur le marché de la presse vin. Soutenus par les médias, confortés par les messages des lecteurs, nous poursuivons notre volonté de défendre le « bien boire » et en France, ce qui n’est pas ce qui manque. 20€

 

Le vin, la vigne et la biodynamie

de Nicolas Joly

Nouvelle édition. Ouvrage de référence du célèbre viticulteur de la Coulée de Serrant, fer de lance de la biodynamie pour découvrir et s’initier à la biodynamie. Pour mieux saisir l’enjeu et les principes de cette méthode de culture à l’écoute de la nature, Nicolas Joly commence par retracer l’histoire des dégâts de l’agriculture moderne sur les vignes. Dans ce contexte d’industrialisation des procédés et de techniques agricoles, la biodynamie est avant tout un retour à une vinification naturelle, à un respect de la vigne et de l’environnement pour atteindre la meilleure expression du terroir possible. Cet ouvrage aborde tous les aspects de la biodynamie : comprendre les formes et leurs correspondances, utiliser les forces du vivant, se servir des cycles astrologiques, etc. TABLE DES MATIERES : Chap. 1 : Passion des vins et AOC – Chap. 2 : Les erreurs agricoles – Chap. 3 : Les énergies particulières d’un lieu – Chap. 4 : Le travail à faire au cellier – Chap. 5 : La science des formes, un retour aux sources indispensables – Chap. 6 : Pollutions hertziennes – Chap. 7 : La globalité – Chap. 8 : La biodynamie en viticulture – Chap. 9 : Le système solaire et stellaire. BIO : Nicolas Joly, propriétaire du Domaine de la Coulée de Serrant, préconise depuis longtemps, et avec beaucoup de succès, la biodynamie en viticulture. Auteur de plusieurs ouvrages sur la question, il fait régulièrement des interventions dans le monde entier. Son expérience a servi de base à de nombreux viticulteurs. Editions Sang de la Terre 18€

 

pur-jPur Jus

de Justine Saint-Lô et Fleur Godart

cf notre critique dans la rubrique Nos livres bien-aimés

Fleur Godart et Justine Saint-Lô nous emmènent à la rencontre des vignerons de demain. Pendant un an, elles ont sillonné le vignoble et découvert ceux qui, à l’écoute de la nature, ont choisi de travailler la vigne autrement.
La taille, le travail des sols, les traitements, les grandes questions telles que l’équilibre de la faune et de la flore en milieu viticole ou celles, fondamentales, du désir de faire du vin et du sens qui en découle sont abordés. De Collioure à Bordeaux, en passant par la Champagne, la Loire, le Beaujolais, Majorque ou encore l’Auvergne, les traditions diffèrent autant que les contraintes, les pratiques de culture se métissent et c’est cette variété que les deux auteurs partagent et mettent en avant à travers cette bande-dessinée.
Fleur Godart et Justine Saint Lô nous font découvrir les personnalités, riches et variées des vignerons qui interprètent ces terroirs.
En plus de ce récit graphique, un lexique viticole complet est présenté en fin d’ouvrage.

Editions Marabout 22€

 

LES REVUES : retrouvez vos revues préférées aux Bien-aimés !  

Nouvelle revue … Lundi matin, n°0

« On ne fait pas d’omelette sans casser des banques, écrivent avec esprit les lycéens sur les vitrines fracassées des agences bancaires. Ce qui s’exprime dans les slogans, dans les cortèges, dans les tags, dans les occupations, dans les affrontements avec la police, a trait à la situation générale du pays. Ce qui s’exprime là est un ras-le-bol diffus, une rage commune, une révolte transgénérationnelle. Jamais sans notre vie, nous n’avions vécu sous un gouvernement aussi discrédité, aussi cynique, aussi inapte à faire face aux défis du présent. Jamais l’idée qu’une alternance politique puisse changer quoi sur ce soit à notre sort n’a semblé aussi absurde. Jamais la perspective d’une élection présidentielle n’ paru aussi saugrenue, grotesque et pour tout dire révoltante. Jamais la lutte entre les prétendants à la victoire électorale n’a offert un spectacle plus ridicule. » (paru dans lundimatin#53, le 22 mars 2016)

12€

 

TOPO, n°5

l’actu dessinée pour les moins de 20 ans

« Topo » reprend le principe de La Revue Dessinée d’associer un journaliste à un dessinateur pour faire une enquête en bande dessinée. Avec 144 pages, ce bimestriel d’actualité en bande dessinée propose des articles au long cours sortis du flux de l’actualité.

12.50€

 

kaizen, hors-série n°9, pour une adolescence joyeuse

Dans la continuité des tomes 1 et 2 autour de l’éducation bienveillante, l’objectif du tome 3 est d’accompagner les parents et professionnels de l’éducation en leur proposant des outils de parentalité positive pour les 12-18 ans.

12€

 

 

la revue 303 – cinéma

Des plages de Vendée aux paysages ruraux de la Mayenne en passant par des sites totalement préservés, comme le Vieux Mans ou Saint-Nazaire, ou des villes en mouvement telles Nantes ou Angers, la région présente un large panel de décors. Il n’est donc pas étonnant que les Pays de la Loire aient toujours accueilli des tournages de films. Mais comment les lieux choisis sont-ils représentés au fil du temps ? Qu’apportent-ils au scénario des longs métrages de fiction qui s’y déroulent ?

Évoquant tour à tour l’arrivée du cinéma dans la région, les tournages prestigieux ou plus confidentiels qui y ont pris place et les nombreux festivals qui maillent le territoire, ce numéro est une invitation au voyage à travers les Pays de la Loire du 7e art.

15€

 

Georges, drôle de magazine pour les 7-12 ans

Le n° Détective / Un numéro pour les curieux ! Avec une enquête dans l’espace, Panpi et Gorri les détectives en herbe, l’histoire vraie de l’invention du Cluedo, un roman policier à corriger, des lettres à découper, Sherlock Holmes dans son salon, Agatha Christie chez le coiffeur…

Avec des illustrations et textes de Benjamin Adam, Fanny Dreyer, Ellakookoo, George(s), Vincent Jadot, Stéphanie Lasne, Claire Le Nestour, Séverin Millet, Marie Novion et Sébastien Touache.

9.90€

 

Le courage

Plus qu’une revue, Le Courage est un essai à plusieurs auteurs. Le thème de 2017  : Âge d’or/Âge de fer. L’âge de fer, nous y sommes. La marée de la violence populiste déferle sur le monde. L’un est élu, l’autre menace. Qu’est-ce que cela fait  ? Comment tenir  ? De quelle façon protéger les choses de l’esprit  ? Écrivains, cinéastes, artistes, ils sont vingt-trois, dans sept langues et quatre alphabets différents, à réfléchir d’un point de vue littéraire et artistique à cette situation inédite dans nos vies. Japonaise, Égyptienne, Israélien, Pakistanais, Libanais, Allemand, Anglais, Américains, Brésilien, Français, ils réfléchissent aux temps actuels et futurs, sous forme d’essai, de fiction, de photographies, de dessins. Parmi eux, une série de tweets de Donald Trump éclate comme une bombe de vulgarité et de menaces.
La démocratie est-elle en danger  ? Être femme à l’ère du virilisme revanchard est-il devenu plus difficile  ? Y a-t-il une jeunesse dangereuse  ? Le Brexit est-il un néopuritanisme  ? Les clowns sont-ils des monstres  ? Les inhumains s’imaginent-ils nous faire peur  ? Les âges d’or passés du romantisme et de la fête peuvent-ils revenir  ?
Comme à chaque numéro, Le Courage donne la parole à trois jeunes écrivains jusque-là non publiés, publiant leurs premières fictions et une conversation sur l’avenir qu’ils contribueront à créer.
Contre cet âge de fer, nous promettons un âge d’or.

 

America

Chaque trimestre, America racontera l’Amérique au temps de Donald Trump, à travers des reportages et des enquêtes, des grands entretiens et des chroniques signés par les meilleurs écrivains Français et Américains. Dans ce premier numéro, nous avons réservé aux lecteurs : une interview inédite de Barack Obama un entretien exclusif avec Toni Morrison (Prix Nobel de Littérature) des reportages, des enquêtes, des chroniques, des nouvelles, des extraits littéraires exclusifs écrits par Marc Dugain, Douglas Kennedy, Alain Mabanckou, Jay McInerney, Ta Nehisi Coates, Colum McCann, Louise Erdrich.
America, L’Amérique comme vous ne l’avez jamais lue. 19€

 

Ultraeïa !

En prenant pour fil conducteur le thème du voyage réel et spirituel, Ultreïa ! s’affirme comme un magazine-livre de passion et de conviction destiné à tous ceux qui estiment que la spiritualité universelle mérite mieux qu’un regard distancié et froid, à tous ceux qui considèrent que la philosophie et la métaphysique ont encore beaucoup à nous dire et que l’école de la  nature est une formidable source d’inspiration. 19.90€

 

Les Autres Possibles n°6 & 7

Les jardins & les vacances sont à l’honneur des deux derniers magazines Les Autres Possibles  2€

Quelques mots de l’équipe de ce nouveau magazine nantais

Le fond : Les Autres Possibles (anciennement Le MAP) propose des enquêtes. Grâce à sa fréquence mensuelle, il donne le temps à chaque journaliste d’approfondir son sujet. Nous nous attacherons particulièrement au respect de la mixité des interlocuteurs. Le but est notamment de faire entendre des voix rares médiatiquement, en s’efforçant d’aller à la rencontre de tous : âge, genre, urbain, ruraux, riches, pauvres, grands, petits, assis, debout…

La forme : Les Autres Possibles est un magazine en forme de carte routière qui se déplie avec des articles au recto, et une vraie carte au verso : la map des Autres Possibles. Chaque mois elle sera illustrée par un artiste émergent, de quoi démarrer une vraie collection de posters !

Le rapport au lecteur : Une transparence à 100% sur le financement, le projet, les questions déontologiques. Les Autres Possibles souhaite répondre à toutes les questions des lecteurs qui peuvent contacter et rencontrer facilement la rédaction, pour raconter le territoire, son histoire, ses initiatives solidaires… Les Autres Possibles est un outil au service des habitants !

L’implication du média sur son territoire : Nous tenons à construire une communauté de lecteurs, d’ambassadeurs, de partenaires et distributeurs. Dans un second temps, nous aimerions développer des ateliers d’éducation au média, des événements socio-culturels et festifs, toujours dans le souci d’aider à l’émergence de projets et la mise en réseau des acteurs.

& les autres revues … pop corn (ciné-enfants) / RELIEFS / 6 MOIS / XXI / la revue dessinée / Etapes / We demain / le crieur / jef klak / garden_lab / 180°C …

 

 

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